mardi 24 février 2015

Le Coin des Libraires - #12 Le Dahlia Noir de James Ellroy

Comme vous avez pu le constater, mes derniers articles portant sur la littérature parlent des romans policiers. Depuis que j'ai suivi un cours de romans policiers à la fac, je m'y intéresse beaucoup plus et j'ai d'ailleurs déjà trouvé des perles, le livre dont je vais vous parler aujourd'hui en est une. 

"Les mots me vinrent en foule, des mots sincères, des mots doux à lui dire, des mots qui parleraient de nous deux. Mais je n'y arrivais pas."
James Ellroy, Le Dahlia noir. 


Eh oui, il s'agit bel et bien du célèbre polar, Le Dahlia Noir de James Ellroy. J'avais vaguement entendu parler de l'histoire de cette femme, notamment grâce au film de De Palma du même nom. Ensuite, c'est en faisant quelques achats que je suis tombé dessus. C'est comme souvent la couverture qui m'a interpellé, ensuite, quand j'ai remarqué qu'il s'agissait de ce roman, je me suis dit qu'il était temps que je l'achète - et c'est surtout que je ne voulais pas passer à côté, je le trouve tellement beau. 

Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce roman, c'est le fait que l'auteur ne nous cache rien, il semble presque se déshabiller devant son lecteur, il écrit des mots comme il les dirait. C'est vraiment agréable et ça permet de ne pas trop tomber dans le désespoir parce que, franchement, avec ce livre il ne faut pas avoir peur du glauque ! 
L'univers du roman est très sombre, cette obscurité ne cesse de s'accroître au fil des pages tournées. Jusqu'à la fin, le mystère reste entier, Ellroy est très bon pour créer le suspense, quoi que nous pensons, nous avons tort - bien évidemment je parle de mon ressenti personnel. 

On suit un homme surnommé Bucky Bleichert, membre des forces de l'ordre de la LAPD (Los Angeles Police Department) qui commencent à travailler sur un cas qui semble impossible à resolver : la mort d'une jeune femme, Elizabeth Short torturée puis découpée en deux et laissé sur un terrain vague de Los Angeles.

James Ellroy, Le Dahlia noir

Oui, cette histoire est tout sauf marrante, surtout quand l'on sait que James Ellroy s'est inspiré d'une histoire vraie, Elizabeth Short a bien été tuée puis découpée, c'est ce que j'ai vraiment apprécié dans ce livre, il s'agit d'un polar mais aussi d'un roman historique. 
Après avoir dû lire un roman policier historique pour mes cours, je peux quand même dire qu'ils ne sont vraiment pas tous géniaux et l'exemple que j'ai me semble en être un bon. 

Bien que j'aie adoré ce roman, j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, avant que le meurtre d'Elizabeth Short ait lieu, nous suivons seulement Bleichert, sa passion pour la boxe et sa rivalité avec celui qui deviendra son meilleur ami : Lee Blanchart.

Cependant, dès que l'enquête sur le Dahlia Noir commence, nous sommes plongé dans une affaire dont nous ne pouvons décrocher avant d'avoir lu jusqu'à la dernière ligne cette histoire fascinante. On pénètre un peu comme des voyeurs dans la vie de Bucky, on le suit même au travers de ses fantasmes, fantasmes malsains autour de cette femme assassinée. La psychologie des personnages possède une place à part entière, c'est vraiment agréable de sentir que l'auteur à donner matière à ses personnages, ils ont un contenu et ne sont pas seulement une surface lisse et plate, sans intérêt. 

Ce roman ne perd pas de sa splendeur au fil des pages, l'auteur possède un style de qualité dont on ne se lasse pas, vraiment, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Comme tout bon roman policier, l'intrigue est extrêmement bien ficelée et ce n'est que dans les dernières pages que l'on prend conscience de toute l'étendue des choses. Personnellement, j'ai pris une grosse claque quand je l'ai terminé. On peut dire ce que l'on veut mais j'aurais vraiment aimé une suite, une autre aventure mettant en scène ce policier averti que représente Bleichert. 

"Après quelque temps, elle en vint à s'offusquer de mes perpétuelles questions et exigea d'inverser les rôles. Je répondis par des mensonges et me demandai où je pourrais bien aller si, soudain, il ne me restait plus pour vivre que mon propre passé."

James Ellroy, Le Dahlia noir

J'ai été littéralement fasciné par cet auteur et son univers si particulier, ses réflexions profondes noircissent un peu plus ce roman qui apparaît déjà comme une course contre le mal et ses subordonnés. 

James Ellroy, Le Dahlia noir édition collector Rivages/Noir
Si vous souhaitez l'acheter, c'est ici 






lundi 16 février 2015

L'allée des artistes - #5 Mes séries du moment

Je reviens aujourd'hui avec trois nouvelles séries à vous proposer, eh oui, comme vous l'avez sans doute déjà remarqué, je suis une boulimique de séries, j'aime vraiment beaucoup ça. - D'ailleurs vous pouvez retrouver  ou ici mes articles précédents sur des séries ! 
Comme pour mes articles précédents, j'ai sélectionné trois séries qui sont un peu mes coups de coeur du moment. 


  • Constantine

Cette série, je l'attendais au tournant. Ayant déjà vu le film Constantine de Francis Lawrence avec Keanu Reeves, je voulais me faire un avis sur cette série afin de pouvoir comparer le film et la série. Je tiens néanmoins à préciser que je n'ai jamais lu la bande dessinée Hellblazer, qui représente la genèse de John Constantine. 
Pour vous faire un petit topo rapide, John Constantine est un exorciste qui lutte contre les forces maléfiques. C'est après un exorcisme manqué qu'il perd son âme. On suit Constantine dans ses enquêtes, accompagné de Zed, incarnée par Angélica Celaya et Chas Chandler, incarné par Charles Halford. C'est avec ses deux acolytes qu'on suit le quotidien tourmenté de notre protagoniste. 

J'ai lu plusieurs avis mitigés quant à cette nouvelle série évènement, notamment par rapport à sa ressemblance avec une autre série que j'adore : Supernatural
Qu'on ne s'y méprenne pas, elles sont totalement différentes, même si on peut les assimiler pour quelques points, il n'empêche que les quêtes de ces héros sont totalement différentes. D'après moi, il ne faut pas voir Constantine comme une pâle copie de Supernatural, elle est beaucoup plus que cela, elle possède son propre univers de noirceur. 

C'est avec une facilité déconcertante qu'on entre dans l'univers de Constantine, les épisodes passent sans qu'on ne voie le temps passer, les enquêtes sont prenantes et ne manquent pas de rebondissements. Gros point positif, l'acteur Matt Ryan qui rehausse le tout avec son accent gallois et son humour noir. 
Je n'aurais que peu de choses à reprocher à cette nouvelle série, excepté le rôle de Zed qui d'après moi est insipide, elle m'ennuie, tout simplement. Ce n'est pourtant pas assez pour arrêter de regarder, dès qu'on commence on ne peut plus s'arrêter. La saison 1 s'est terminé samedi soir aux États-Unis, elle se compose de 13 épisodes qui sont pour la plupart très bons.


Affiche Constantine saison 1 
  • Forever

C'est avec un heureux hasard que je suis tombée sur cette série. Comme d'habitude, le grand problème de ma vie : quoi regarder ? 
Je me suis mise à chercher un peu aléatoirement et devinez quoi ? J'y ai trouvé mon bonheur et bien plus encore. 
Bien qu'au départ la série ne semble pas très intéressante - rien que le nom... -, il ne faut pas s'arrêter ici, il y a bien plus à découvrir qu'on ne le pense. La saison une est toujours en cours de diffusion aux États-Unis, quand j'ai commencé, il n'y en avait que 13 - il me semble que deux autres sont sortis à ce jour. 
On est directement plongé dans l'histoire de cet homme, Henry Morgan, un médecin légiste qui ne peut mourir. Enfin, c'est plus compliqué que cela, il peut mourir, ressentir les pires douleurs, mais il reviendra toujours, tel un phénix qui renaît de ses cendres. 
Ioan Gruffudd incarne merveilleusement bien son rôle. Je garde un mauvais souvenir de lui, comme beaucoup je pense à cause de sa prestation dans le film Les 4 fantastiques sorti en 2004. Ce film a été pour moi une énorme déception, du point de vue du scénario comme des acteurs. Ici, Ioan Gruffudd est crédible, rafraîchissant. C'est avec une main de maître que l'équipe technique nous livre une histoire vraisemblable avec des personnages plus qu'attachants - je pense par exemple au personnage d'Abraham, fidèle acolyte de notre héros mais aussi tellement plus. 

C'est sans une once d'hésitation que je conseillerai cette série qui se regarde toute seule (j'ai vu les dix premiers épisodes quasiment à la suite). On y trouve des enquêtes bien ficelés, une imagination à la Arthur Conan Doyle comme les scénaristes aiment nous le rappeler. En bref, une série qui a tout pour fonctionner. 

Affiche Forever saison 1.
  • Empire

Et enfin, dernière série que j'aimerais vous faire découvrir : Empire. 
Également une nouveauté, c'est aussi un peu par hasard si je suis tombé dessus. L'histoire ici est bien compliquée, tout commence avec un homme Lucious Lyon, un des plus gros producteurs de disques des États-Unis. Au commencement de la série, on apprend que Lucious est gravement malade, qu'il ne lui reste que quelques années à vivre. Un choix s'impose entre ses trois fils qui veulent prendre la place de son père dans son label Empire Records. Parallèlement à ça, l'ex-femme de Lucious et mère des trois enfants sort de prison après y avoir passé 17 ans. 

Affiche Empire saison 1.


On suit tout ce beau monde qui pue l'argent à plein nez, qui ne se laisse pas aller au chantage mais surtout, qui est prêt à tout pour sa gloire personnelle. On assiste au déchirement de la famille Lyon sur ton d'humour et de chanson. 
Plus qu'une série sur une histoire familiale, c'est également l'histoire d'une compagnie, d'un label, de la musique elle-même puisque Lucious est une ancienne star du hip-hop et ses deux fils cadets possèdent des dons musicaux, surtout Jamal si vous voulez mon avis. 
Bien qu'il n'y ait pas beaucoup d'épisodes - seulement cinq de sortie -, je peux dès à présent dire que je suis fan de cette série, l'univers musical mêlant l'ambition, la famille et les coups bas sont ce qui fait d'Empire une bonne série à voir. 


N'hésitez pas à me donner vos avis/impressions. 





mardi 10 février 2015

L'Avenue du Cinéma - # 12 Les Nouveaux héros de Don Hall & Chris Williams (II)

Aujourd'hui sera à marquer d'une pierre blanche, je vais vous parler d'un...film d'animation ! Eh oui, j'ai décidé d'écrire un article un peu spécial au sujet d'un film qui vient tout juste de sortir sur nos écrans : Les Nouveaux Héros. 
Je tiens à préciser que j'en avais déjà entendue parler avant de le voir, j'ai vu un reportage dessus en décembre dernier, à ce moment-là, je ne connaissais pas du tout l'univers de ce dessin animé ainsi que son univers originel, celui de Marvel Comics et plus précisément Big Hero 6. Le reportage m'a donné envie de le voir, j'en ai parlé avec un copain et puis, bah, on avait plus qu'à attendre... Je tiens également à préciser que le film est sorti le 25 octobre 2014 aux États-Unis, il sort demain - 11 février 2015 -, en France, - oui l'attente est énorme pour nous.



Quand je l'ai finalement vu et en plus en VOSTFR, j'étais juste trop contente. Contrairement à la plupart des films de maintenant, celui-ci ne dure qu'environ une heure quarante, un temps parfait. Le fait qu'il ne dure pas plus longtemps est ce qui fait en partie la force du film, en effet, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Aurait-ce été le cas s'il avait duré deux heures ? Possible ! 
Quoi qu'il en soit je ne me suis pas ennuyée ! On dira ce qu'on voudra, ça reste Disney et tout nous rappelle qu'il est un film destiné aux enfants, comme par exemple les nombreux clins d'oeil à la sécurité en voiture comme le faite de mettre sa ceinture ou de ne pas griller un feu rouge. Cependant, je dois bien avouer, ça ne m'a pas gêné plus que ça, j'étais suffisamment dans l'histoire pour ne pas trop m'en préoccuper. Et puis, bien qu'il soit un film pour enfants, l'équipe a osé en offrant un protagoniste qui n'hésite pas à tuer par vengeance. Bien évidemment, ce choix se discute puisque Hiro ne se pose même pas la question vis-à-vis de ce personnage, une seule solution paraît concevable dans son esprit encore enfantin qui ne voit encore par le biais du bien et du mal. 

Ce film est un peu en deux temps, au début on apprend à connaître le protagoniste, le jeune Hiro Hamada, petit génie en herbe qui vit chez sa tante avec son grand frère Tadachi. Hiro vit pour les combats clandestins de robots, il est d'ailleurs très bon à ces jeux comme on le voit au début du film. Durant cette "première" partie on suit Hiro comme s'il était un garçon normal - bon excepté qu'il reste un génie. 
Dès le début on comprend l'importance de la robotique dans la vie des deux frères. De prime abord, on peut penser que seul Hiro est intéressé par les robots, d'ailleurs Tadachi ne semble pas prendre son petit frère très au sérieux. 
On commence à s'attacher aux personnages et, boum, tout change, bascule dans une sorte de nouveau monde. Ce monde on le suit désormais à travers Hiro mais aussi Baymax, son fidèle ami robot conçu par Tadachi afin de sauver des vies. En effet, Baymax a été réalisé dans le but d'assister les personnes en danger, son intelligence artificielle est d'ailleurs très poussée question médecine. Seulement, Hiro ne veut pas qu'on le soigne, il veut se venger, de quoi me direz-vous ? Vous allez devoir regarder le film pour le savoir. 
Ce n'est qu'à la fin du film qu'on peut imaginer à quel point la robotique a été importante pour Tadachi, Hiro n'est finalement pas le seul génie, personnellement, pour moi c'est son grand frère et son invention complètement visionnaire. 



Je n'ai tout simplement pas vu les minutes défiler devant ce film d'animation, il est rafraichissant et tellement drôle, je n'ai pas pu m'empêcher de rire devant le petit cri de Baymax au moment du "tape m'en cinq". Bien que le scénario ne soit pas énormément recherché, - il s'agit d'une histoire de revanche et de sauvetage du monde, on peut trouver plus créatif tout de même -,   on entre facilement dans cet univers forcément très enfantin mais qui est très beau car oui, les décors sont magnifiques on voit d'ailleurs à quel point la qualité filmique augmente d'année en année. 

Excepté Hiro & Baymax, les autres restent plutôt secondaires, ce que j'ai trouvé vraiment dommage car il s'agit quand même de Big Hero 6, ils font partie des nouveaux héros et j'aurais aimé en apprendre plus sur eux. Le gros, gros point fort c'est la relation Hiro/Baymax, ben oui forcément il faut bien des personnages mis en avant. Cette combinaison fonctionne formidablement bien ! Leur complicité est si marrante à certains moments que je me suis prise à avoir envie d'avoir un Baymax avec moi - oui, il est tellement mignon...

Je conseille vraiment ce film d'animation pour tous ceux qui comme moi, ont toujours une âme d'enfant, en espérant qu'il vous plaise comme il m'a plu ! 






samedi 31 janvier 2015

Le Coin des Libraires - #11 Le livre du roi de Arnaldur Indridason

C'est d'un livre un peu spécial dont je vais vous parler aujourd'hui, je l'ai reçu en cadeau pour Noël. Au départ je pensais que c'était un polar d'un auteur Islandais, en réalité, ce n'est pas exactement cela. Je ne suis pas certaine qu'on puisse classer ce roman dans un genre précis, bien qu'il s'agisse d'une enquête à proprement parler. 

"Il ne parlait jamais de son amour. On aurait dit qu'il voulait garder sa mémoire à l'abri des mots inutiles, lui, mieux que quiconque, en connaissait le pouvoir."
Arnaldur Indridason, Le livre du Roi.

On commence à suivre un jeune Islandais, Valdemar, nous sommes en 1955. Notre héros  arrive à Copenhague pour faire ses études de lettres nordiques, plus particulièrement l'étude de vieux manuscrits aux côtés d'un professeur de renom lui-même Islandais. Commence alors une aventure pleine de péripéties. Tout tourne autour d'un seul et unique objet : le Livre du Roi, patrimoine culturel ultime de l'Islande. Le Livre du Roi n'est autre qu'une partie de L'Edda Poétique datant du XIIè siècle. 

Ce qu'il y a de vraiment appréciable dans ce roman, ce sont tous les sauts dans le temps, l'auteur passe d'une époque à une autre et alors, nous sommes ballotés au travers des décennies et de l'histoire cachée du Livre du Roi. Le temps a une immense importance dans ce roman, car celui-ci nous est compté et je trouve que c'est ce que l'auteur a voulu nous faire comprendre. Tout se passe à travers des moments bien spécifiques, Indridason utilise d'ailleurs des faits réels, comme le fait que les vieux manuscrits islandais appartenaient au Danemark avant qu'il soit rendu aux Islandais en 1971.

Arnaldur Indridason, Le livre du roi.


J'ai déjà lu un roman cette fois-ci plus fantastique sur la mythologie nordique, Islandaise plus précisément, j'avoue que j'aime beaucoup l'histoire de ce pays et que c'est sans surprise que j'ai été embarqué dans l'histoire du Livre du Roi. Je l'ai terminé en deux jours, il est de ces livres qui se lisent presque d'une traite, malheureusement, j'ai été assez déçue par la fin. À vrai dire, je me suis plongée dedans, l'immersion dans l'univers de ce livre ne m'a pas du tout déplu. C'est quand j'ai appris que le Livre du Roi appartenait au Danemark et qu'il n'était pas perdu depuis des siècles que j'ai été un peu déçue. Son côté mystérieux a perdu un peu de son éclat. Toutefois, l'histoire du professeur autour du Livre du Roi est géniale, pour beaucoup, ces pages de description sont en trop, d'après moi, elles font la force de cette histoire, elles permettent aux lecteurs de se faire son propre avis sur les faits. Son amour sans pareille pour un simple livre semble presque fou, cependant, on comprend rapidement qu'il n'est pas juste un livre pour ce vieil homme à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, son seul espoir de rédemption est de retrouver ce manuscrit. 

L'histoire autour du Livre du Roi est passionnante, on s'attend à ce qu'il appartienne à une grande famille riche d'Allemagne après avoir été volé par un nazi nommé Orlepp, eh bien non, il a appartenu pendant des années à un couple pauvre qui ne connaissait même pas son existence. L'ironie de certaines situations permet de ne pas tomber dans la fatalité, ce qui est forcément un bon point. 
C'est avec une très grande attention que j'ai fini ce livre et vraiment, la fin m'a laissée un petit goût amer, j'aurais aimé que cela se passe autrement même si finalement je ne vois aucune autre issue possible qui aurait été susceptible de convenir. Au-delà de cela j'ai nettement préféré le personnage du professeur à celui de Valdemar, ce qui est dommage puisqu'il est le protagoniste et narrateur, Valdemar est un personnage qui n'a pas vraiment de matière, l'auteur a beaucoup plus étoffé le personnage du vieux professeur que celui du jeune étudiant. D'ailleurs, bien que commune, cette dualité professeur/étudiant fonctionne formidablement bien, à la fin du roman, il ne s'agit plus d'un simple professeur mais plus d'une forme paternelle à qui Valdemar n'a jamais eu droit. 

C'est avec un énorme plaisir que j'ai commencé ce livre et une petite déception quand je l'ai refermé, il n'en reste pas moins une bonne découverte littéraire qui m'a permis d'encore une fois apercevoir quelque chose de différent de mes habitudes. 

"C'est une part de soi qui meurt, mais cette part n'est pas enterrée, elle est au contraire omniprésente. Elle te suit où que tu ailles et entretient le souvenir. C'est la mort qui habite en toi. Et, bien que tu saches très bien que la vie ne te doit rien et qu'on peut rien exiger d'elle, on ne se débarrasse jamais de ce deuil et de ce manque."

Arnaldur Indridason, Le livre du roi.







vendredi 23 janvier 2015

L'Avenue du cinéma - #11 La Voleuse de livres de Brian Percival

Je reviens aujourd'hui avec l'espoir de vous faire découvrir quelque chose de nouveau. Mon sujet n'est pas très original pourtant : la Seconde Guerre mondiale. Cependant ce film est très différent des autres, non pas qu'ils se ressemblent tous mais ici, on voit l'envers du décor, il ne s'agit pas des vainqueurs, mais des vaincus, les Allemands. 


Le film s'ouvre sur la mort d'un enfant, cette scène d'ouverture est très importante pour la suite de l'histoire puisqu'elle est l'élément déclencheur. Après la mort de ce jeune garçon, on commence à suivre sa soeur aînée, Liesel (interprétée par Sophie Nélisse) qui est envoyée en maison d'accueil dans une petite ville allemande. C'est à partir d'ici que l'histoire commence réellement, Liesel rencontre ses parents adoptifs Hans & Rosa Hubermann (joué par Geoffrey Rush & Emily Watson) et Rudy, un jeune Allemand très prometteur dans le cadre des jeunesses hitlériennes. Commence alors une histoire très triste qui nous retourne l'estomac durant 2h10. Au départ, Liesel ne se plaît pas dans sa nouvelle maison, elle déteste sa mère qui ne cesse de lui donner des ordres et de mal lui parler, elle trouve refuge en son père adoptif qui va lui apprendre à lire. Dès lors, la littérature va faire partie intégrante de la vie de cette jeune fille parallèlement à cela elle prend conscience de l'idéologie du parti nazi durant la montée de celui-ci.

"Le bruit de la page tournée les fit sursauter.
Elle poursuivit sa lecture.
Pendant vingt minutes au moins, elle distribua les mots de l'histoire. Le son de sa voix apaisait les plus petits. Les autres voyaient en imagination le siffleur s'enfuir de la scène du crime. Liesel, elle, ne voyait que la mécanique des mots - leurs corps échoués sur le papier, qui se couchaient sous ses pas. Et ici et là, dans l'intervalle entre un point et la capitale suivante, il y avait Max. Elle se rappelait les moments où elle lui faisait la lecture quand il était malade. Est-il dans le sous-sol? se demandait-elle. Ou bien est-il encore en train de regarder le ciel à la dérobée, tel un voleur ?"

Cette fois-ci, nous ne voyons pas des soldats américains, anglais ou encore français, cette fois-ci on voit l'Allemagne durant la montée du nazisme, il ne s'agit pas de points de vue de soldats ou de réfugiés, non, il s'agit seulement de cette jeune fille qui a été mise en maison d'accueil car sa mère est une communiste, - chose vraiment dur à vivre à cette époque. On assiste à des scènes vraiment horribles, notamment celle où les habitants de la ville brûlent tous les livres au nom du Führer, on vit sous le regard de Liesel qui elle-même ne comprend pas pourquoi. Pourquoi font-ils cela, et au nom de quoi le font-ils ? Plus qu'un simple drame, il retrace l'histoire d'évènements survenus avant la Seconde Guerre mondiale comme par exemple, la Nuit de Cristal. 

Après ce jour, elle comprend la difficulté que représente l'accès à la lecture durant la dictature d'Hitler, néanmoins, pour continuer à enrichir sa passion pour la littérature, elle ne va pas hésiter à voler des livres - oui, oui, dont le nom La Voleuse de livre
Durant son apprentissage littéraire, on assiste à la venue d'un nouveau personnage dans la maison, Max, un jeune homme juif qui cherche refuge chez les Hubermann après que Hans ait combattu aux côtés du père de Max durant la Première Guerre mondiale. Commence alors une belle amitié entre notre protagoniste et Max, elle trouve en lui un grand frère, figure fraternelle qu'elle-même a perdue. Leur relation n'en devient que plus forte quand Max tombe dans le coma et qu'alors, Liesel tente de le sauver en lui lisant des histoires provenant de livres qu'elle "emprunte". 



Ce film permet de comprendre que les Allemands n'étaient pas tous pour Hitler, que certains vivaient dans la répression et la peur. Je pense d'ailleurs que Rosa, la mère de Liesel est l'incarnation de cette peur, elle se cache, littéralement, elle passe ses journées enfermées chez elle à travailler, elle guette par la fenêtre dès qu'elle entend ne serait-ce qu'un bruit. Cette femme en apparence si dur n'est en réalité rien d'autre qu'une femme qui est terrorisée, effrayée à la vue de la montée de la dictature. Son mari, Hans, est totalement opposé à elle, bien qu'il ait les pieds sur terre, il tente malgré son âge de se battre pour la liberté, comme on le voit quand un homme de son village est capturé par les SS pour la simple raison qu'il est juif. Hans, contre toute attente essaie de s'interposer, en vain. Il est d'ailleurs envoyé au front suite à cela. 

Ce qui m'a le plus touché dans ce film, c'est la relation Rudy/Liesel, ils ont beau être très jeunes, ils sont l'élément rafraichissant du film, leurs scènes sont toujours enjouées et on se prend à espérer que les espoirs du petit Rudy sont fondés : il finira par l'embrasser. 
C'est sûrement du fait de cette relation que je mets un bémol à ce film car, franchement, la fin, elle n'est juste pas possible. Arrivée au bout du film, je ne me suis posé qu'une seule question : à quoi bon regarder un film de deux heures si c'est pour qu'ils meurent tous à la fin ? Non mais franchement quoi, que les parents ou d'autres personnages décèdent, je peux le comprendre, il s'agit de la guerre il ne faut pas l'oublier, mais Rudy, non vraiment Rudy quoi, pourquoi lui ?

C'est un gros point négatif pour moi, je ne voyais même plus l'intérêt de finir ce film après cette scène de bombardements, tout le monde est mort excepté Liesel et Max, qu'y a-t-il d'autre à voir ? 

"J'ai aimé les mots et je les ai détestés, 
Et j'espère en avoir fait bon usage."

Markus ZusakLa Voleuse de livres.


J'aimerais lire le livre un jour, histoire comme d'habitude de me faire mon propre avis sur cette adaptation par rapport à son support d'origine. Je pense que cette histoire est plus "facile" à lire qu'à voir, elle est vraiment triste et parfois, je ne savais pas comment réagir face à certaines images. Le livre me paraît également être un bon compromis bien qu'on retrouve l'image de la mort qui est, dans le film présente par la voix off qui prend le rôle de conteur. J'aurais nettement préféré que ce soit le point de vue de Liesel. 


Contre toute attente ce film reste quand même bon, rien que pour sa qualité de film historique, cependant je ne pense pas le regarder de sitôt car, il fait partie de ces films qui vous font mal au coeur et que vous ne souhaitez pas revoir avant un petit bout de temps. 

Si vous souhaitez acheter le livre : Librairie Chapitre








lundi 19 janvier 2015

Le Coin des Libraires - #10 Des noeuds d'acier de Sandrine Collette

"Après des années d'errances et d'indécision, j'avais trouvé avec elle quelque chose qui m'allait bien, quelque chose de l'ordre du bonheur, je suppose."
Sandrine Collette, Des noeuds d'acier.

Comme vous avez pu le remarquer, je commence à m'ouvrir peu à peu au genre du roman policier. Après en avoir lu quelques-uns pour un cours, j'ai décidé de creuser un peu plus sous les racines de cette littérature que je connais si mal. 
Des noeuds d'acier de Sandrine Collette est un roman policier français ayant reçu le grand prix de la littérature policière en 2013. Désormais, je comprends pourquoi ! 

Je l'ai commencé en me disant qu'il est court, que ce serait une lecture légère, pfff, n'importe quoi, une lecture légère. Ce roman, est tout sauf ça. En effet, l'histoire se passe en France, un homme prénommé Théo sort tout juste de prison après y avoir passé dix-neuf mois pour avoir presque tué son frère aîné, Max. Dès sa sortie, Théo ne pense qu'à une chose, la femme de sa vie, Liv, couchant avec son frère Max qu'il déteste depuis sa plus tendre enfance. C'est ce qui l'a fait basculer dans cette rage sans nom, il a frappé son frère au point qu'il en devienne un véritable légume, ne pouvant plus rien faire par lui-même et ne pouvant même plus parler. Théo veut revoir son frère, évidemment, pas pour s'excuser, non, il jubile d'avoir écrasé cet être fait du même sang que lui qu'il hait tellement. Commence alors une affaire de dingue, Théo qui a rendu visite à son frère bien qu'il n'ait juridiquement pas le droit commence à paniquer à l'idée de se retrouver en prison, il fuit. Il se réfugie chez une vieille femme, Mme Mignon qui n'est malheureusement pas ce qu'elle prétend être. 

Sandrine Collette, Des noeuds d'acier.

Théo qui n'a donné de signe de vie à personne profite de ses vacances à la campagne, mais un jour, tout va basculer. Il va rencontrer deux vieillards qui vont le séquestrer et le prendre pour leur chien, je veux dire, littéralement. On suit Théo à travers ses moments de captivité, on vit à travers ses yeux et on comprend pourquoi il parle de la vie si crûment, en utilisant des insultes à tout va et en crachant sur ce monde si pourri. 

C'est en un peu plus d'une journée que j'ai terminé ce roman qui m'a vraiment pris aux tripes, c'est avec un réalisme sans nom qu'on suit ce personnage si répugnant qu'est Théo, au fur et à mesure, on se prend à l'apprécier, à vraiment bien l'aimer sans doute par pitié car il n'est pas un enfant de choeur, loin de là, mais faut dire que la vie ne l'a pas gâté. J'ai été vraiment étonné de voir à quel point deux vieillards pouvaient avoir de l'emprise sur la vie d'un homme, je ne parle pas seulement de Théo mais également de ces deux autres personnes qui étaient leur chien avant. Dans ce roman, on fait vraiment face à la bestialité et l'horreur de l'homme, Basile et Joshua, deux hommes d'environ soixante-quinze ans qui se détestent mais détestent aussi les hommes au point d'en faire leurs animaux de compagnie. Le vice ne s'arrête pas là, le chien doit en plus tout faire pour ces hommes, tant d'activités qui tuent Théo à petit feu comme il le décrit si bien. Les trois quarts du roman se déroule dans une cave sombre et humide, c'est comme cela que je vois ce livre. Il nous emmène à travers des lieux si sombres et pourtant si proches de nous, une telle noirceur habite cette histoire qu'on aimerait pouvoir nous-mêmes réagir et ainsi sauver Théo. 

"J'ai l'impression de me nettoyer l'âme jour après jour, très lentement. Je me surveille, je vais cracher mes peurs et mes idées noires dans les ravins chaque fois que je marche."
Sandrine Collette, Des noeuds d'acier.



Achats de janvier 2014.

Ce huis clos est vraiment saisissant, on ne sait ce qui va se passer avant d'avoir lu les dernières lignes, va-t-il s'en sortir ? va-t-il se suicider ou vivre ? Tant de questions qu'on ne cesse de se poser jusqu'au moment de cette fin, presque tragique qui nous entraîne à nous demander, est-ce une bonne chose ? C'est du moins avec cette question que j'ai refermé ce roman tout à l'heure, cette question qui je pense, demeurera sans réponse. 

Si Des noeuds d'acier vous intéresser vous pouvez l'acheter sur Chapitre







lundi 12 janvier 2015

L'Avenue du Cinéma - #10 Gone Girl de David Fincher

C'est avec un avis sur le film Gone Girl de David Fincher que je reviens aujourd'hui. Bien que très prise dans mes révisions/partiels, j'ai néanmoins toujours le temps de voir un bon film, et Gone Girl est de ceux qu'on ne regrette pas d'avoir vu. 

Avant de le voir, j'ai entendu pas mal d'avis par rapport au film, souvent très positif, l'histoire me parlait vraiment mais quelque chose me gênait, et ce quelque chose était sûrement le fait que ce soit Ben Affleck qui incarne le personnage principal, - oui j'ai sans doute un problème d'identification avec certains acteurs... Mais bon, après il s'agit d'un film de David Fincher quand même (voir Seven & Fight Club, pour ceux à qui ça ne parlerait pas).  

Je dois tout d'abord dire que j'avais pas mal d'attentes vis-à-vis de ce film, pas mal de monde semblait s'accorder sur le fait qu'il est un bon film, bien qu'il soit peut-être trop long. C'est également parce que j'aime beaucoup les adaptations littéraires, et même si je n'ai pas lu le roman, je ne voulais pas me gâcher un potentiel plaisir de le lire. Ce qui n'est d'ailleurs pas arrivé. Quelques minutes après le début du film, j'étais déjà dedans. Cette histoire m'a complètement interloquée, je ne savais littéralement plus quoi croire, lui en apparence si aimant, ou elle, cette pauvre femme disparue ? Au début, il n'y avait pas de doute possible, et plus les minutes passent, plus on commence à hésiter, à former des hypothèses concernant le coupable et puis le vice est poussé si loin qu'on finit même par se demander s'il y a un vrai coupable. 
On commence à suivre un homme marié, Nick Dunne en apparence normal. Bien que Nick semble être fatigué des attentions de sa femme, il n'en fait rien et continue sa petite vie tranquille avec elle et sa maîtresse en parallèle. Seul problème, sa femme Amy, disparaît mystérieusement chez eux, directement, les soupçons se portent sur Nick, qui finalement, pourrait s'avérer être le parfait coupable. S'ensuivent des évènements qui vont permettre de renverser tout le film, tout ce en quoi le spectateur pensait était factice. Finalement, tout comme Nick Dunne, on se fait mener par le bout du nez, on croit à ce qu'il faut croire et pourtant...



Et, c'est à partir de là que j'ai été un peu déçue. Cette première partie de recherche jusqu'au moment où tout nous est dévoilé, on apprend finalement qui est le coupable, cette personne avec l'esprit si dérangé que je n'aurais pas soupçonné au début. Ce que j'ai vraiment aimé dans ce film, c'est la façon dont le spectateur se fait duper, car oui, je l'ai pris comme ça. La voix off, nous relate certains faits que les images confirment, et pourtant, quand on apprend qui a manigancé tout ça, bien que cette voix et ces images aient dit vrai, elles n'ont rien affirmé, ce en quoi nous croyons n'est pas forcément ce que l'on nous dit. Je l'ai également vu comme une critique des médias, toute l'histoire fait la une des journaux, Nick est même invité à une émission pour parler de la disparition de sa femme, tout cela semble si bien manigancé, et en effet, manigancé est le moins exact. Après ça, on entre dans une sorte de deuxième partie du film, la recherche du coupable est terminée, le suspense est retombé, alors, qu'y-a-t-il à voir maintenant ? C'est la question que je me suis posé durant le film. Bien qu'un peu trop longue à mon goût cette deuxième partie reste quand même essentielle, elle va plus loin que la plupart des films qui s'arrêtent au moment où le coupable a été trouvé.  

Rosamund Pike m'a totalement bluffée dans le rôle d'Amy, femme très mystérieuse qui se retrouve être une vraie psychopathe - et sociopathe. Je l'ai trouvé crédible du début à la fin, même si parfois son personnage m'a vraiment gênée, je pense notamment à la scène très morbide et dérangeante entre Amy et Desi Collings (incarné par Neil Patrick Harris). Ce sont quelques petits détails de ce genre qui m'ont déplue dans le film. Contre toute attente, la participation de Ben Affleck, n'a pas été si mauvaise, son jeu était tout à fait crédible, et j'ai d'ailleurs fini par le plaindre tellement sa situation semblait vaine. 

Gone Girl est d'après moi un bon thriller américain, différent et très prenant, le spectateur entre vraiment dans une atmosphère presque pesante qui, je trouve, caractérise ce film. 

Si vous souhaitez acheter le livre : Les apparences, librairie Chapitre

Merci à toutes ces personnes qui ne cessent de me suivre.








jeudi 25 décembre 2014

Le Coin des Libraires - #9 Prières pour la pluie de Dennis Lehane

C'est en ce 25 décembre que je vous retrouve pour un nouvel article. J'essaie de faire de mon mieux pour pouvoir publier des articles, bien qu'en ce moment je suis débordée avec mes révisions - Eh oui, je ne suis pas pleinement en vacances puisque après ces deux semaines de répit, j'ai encore une semaine de partiel ! 

Assez parlé de moi, je voulais vous faire partager une découverte littéraire d'un nouveau genre sur le blog, le roman policier

Je m'explique, durant mon premier semestre, l'option que j'ai choisie été roman policier, j'avoue que je l'ai choisi un peu par dépit, je n'aime pas vraiment les romans policiers. En réalité, je m'excuse auprès de tous les grands écrivains de roman policier, je me suis trompée au sujet de ce genre. J'ai eu trois livres à lire pour mon cours, parmi ces trois livres, il y avait Prières pour la pluie de Dennis Lehane. Pour en resituer quelques-uns, il est l'auteur de Shutter Island mais également de Mystic River (qui ont donné lieu à des adaptations cinématographiques géniales). 
Dès le début, je savais que des trois livres que je devais lire, ce serait celui que je préférais, c'est donc celui que j'ai gardé pour la fin. 

"Parce que depuis que tu es partie, j'ai tous ces rêves où tu dors près de moi. Et quand je me réveille, je sens ton parfum, et je suis toujours à moitié endormi, mais comme je n'en suis pas conscient, je tends la main vers toi. Je touche ton oreiller, et tu n'es pas là. 
Et je me retrouve allongé dans mon lit à cinq heures du matin, les oiseaux commencent à chanter, tu n'es pas là et l'odeur de ton parfum disparaît peu à peu. Elle disparaît et.... Il n'y a plus que moi. 


Et les draps blancs. Des draps blancs, ces putains d'oiseaux, et j'ai mal Ange, mais je ne peux rien faire d'autre que fermer les yeux, rester là et regretter d'avoir autant envie de mourir."



Comme je le pensais, j'ai adoré ce roman ! Prières pour la pluie est si je me souviens bien, le cinquième tome de la saga Kenzie/Gennaro. L'auteur a publié six livres sur les mêmes protagonistes, deux détectives privés de Boston. Je ne connaissais pas du tout cette saga avant d'en entendre parler en cours. Tout naturellement, je me suis dit que si le livre me plaisait vraiment, alors pourquoi ne pas lire toute la saga ? C'est d'ailleurs ce que je compte faire ! 

Après avoir lu ce fameux cinquième tome qui comporte des pages qu'on ne voit même pas défiler, on se rend compte qu'on est entré dans le bouquin, qu'on enquête avec Patrick Kenzie. Bien que ce soit inhérent aux romans policiers, je me suis sentie dans l'histoire beaucoup plus rapidement qu'avec les deux autres lectures que j'avais. Dennis Lehane est un auteur qui se lit très bien, auteur qui ne cesse de faire des références culturelles tout au long du roman pour éviter de rentrer dans une ambiance qui serait trop glauque, ou même trop triste. 

Dennis Lehane, Prières pour la pluie.


Quoi qu'il en soit, je relirai Prières pour la pluie dans l'ordre chronologique, c'est-à-dire que j'ai quatre autres romans à lire avant celui-ci. J'ai d'ailleurs été gâté par le Père Noël puisque j'ai reçu les trois premiers livres de cette saga qui sont Un dernier verre avant la gueurreTénèbres, prenez moi la main, et enfin Sacré. Il me tarde de les commencer pour enfin connaître l'histoire de Patrick Kenzie depuis le début, et surtout, de relire Prières pour la pluie, pour y voir encore de nouvelles choses qui m'auraient échappé durant ma première lecture, et surtout, des choses que je ne peux comprendre qu'en ayant lu ses prédécesseurs. 


Prières pour la pluie abrite donc un détective privé comme héros, Patrick Kenzie, celui-ci va devoir mener une enquête très complexe qui mêle énormément de suspects, mais qui abrite surtout un profond malade - oui, je n'ai pas peur de le dire. J'aime vraiment l'atmosphère sombre qu'on retrouve dans ce livre, cette enquête qui ne semble pas avancer et pourtant, quand on y réfléchit bien, on trouve la réponse sous nos yeux, car oui, il faut se méfier des apparences. 


Je pense d'ailleurs que je modifierai cet article après avoir relu une seconde fois Prières pour la pluie, car, comme dans tout bon livre, on ne comprend pleinement l'enjeu qu'après l'avoir lu à plusieurs reprises. 

Si vous souhaitez l'acheter : Librairie Chapitre

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël. 






mercredi 10 décembre 2014

L'avenue du Cinéma - #9 The Great Gatsby/Gatsby le magnifique de Baz Luhrmann

Je tiens tout d'abord à expliquer cette longue - bon d'accord, très longue absence sur le blog depuis presque deux mois. J'ai été très occupé, et je le suis d'ailleurs toujours, mes partiels arrivent dès la semaine prochaine et j'avais beaucoup de travail à fournir les semaines précédentes, ce qui ne m'a pas permis de continuer à publier des articles comme je l'aurais voulu. En attendant de pouvoir revenir à un rythme de publication normal, je tenais à publier cet avis sur le film Gatsby le magnifique, histoire de continuer à mettre à jour ce blog qui me tient tant à coeur. 


"Il m'adressa un sourire (...). Un de ces sourires rare, source d'éternel réconfort, comme on n'en rencontre que quatre ou cinq fois dans sa vie. Un sourire qui défiait - ou semblait défier - brièvement le monde entier, puis se focalisait sur vous comme s'il vous accordait un préjugé irrésistiblement favorable. Qui vous comprenait dans la mesure exacte où vous souhaitiez être compris. Qui croyait en vous comme vous auriez voulu croire en vous-mêmes."


Je n'ai vu ce film que récemment car je voulais d'abord lire le livre mais je n'aurais jamais pu le voir sinon (vu le nombre de livres que je veux lire...). Comme je l'ai dit je n'ai pas lu le livre, je ne peux donc pas vous en parler pour vous donner mon avis, je pense que je modifierai cet article quand j'aurais lu livre, enfin je verrai.

                                                                                    Francis Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique


Bref, j'ai dit que j'allais parler du film donc c'est parti ! Tout d'abord je voulais dire que j'étais très pressée de le voir (c'est même pour ça que j'ai craquée avant de l'avoir lu) et c'est peut-être aussi pour ça que j'ai été autant déçue. Je m'explique, je l'ai étudiée en anglais en terminale, je l'ai justement travaillée parce que le film sortait, du coup j'ai appris pas mal de trucs par rapport au livre et au film (on ne devait pas le lire ou le voir) ce qui m'a vraiment donné envie de le voir. Du coup quand j'ai commencé à le regarder je n'en pouvais plus, ce film allait-il être à la hauteur de mes espérances ? Et bien non (désolée je sais que je brise des coeurs là haha) mais je n'ai pas du tout accroché. L'élément principal a été que j'ai trouvé les acteurs plutôt moyens excepté la prestation de Leonardo DiCaprio qui est magnifique, c'est bien le seul qui a réellement su me captiver. 

Je pensais que Carey Mulligan était bonne dans ce rôle, pourtant je n'ai pas du tout aimé, elle passe pour la petite naïve de bonne famille ce qui rend son jeu tout sauf crédible. J'ai aussi eu un problème avec les décors. Bien que magnifique, au bout d'une heure on sent déjà que c'est trop, et encore il reste 1h22 après ça. J'ai trouvé que c'était vraiment trop surchargé et ça m'a beaucoup gêné. Mais je pense surtout que le réalisateur Baz Luhrmann n'a pas été au bout de l'oeuvre littéraire. Pour moi, l'histoire n'est pas correctement achevée, je n'ai pas senti ce petit truc qui boucle la boucle et c'est vraiment dommage.



Tout n'est pas négatif non plus, il n'est pas enterré pour autant. Comme je l'ai dit au-dessus Leonardo DiCaprio a été à la hauteur de mes espérances (bon comme toujours ceci dit).
  • Pour le reste ? La bande-son est juste géniale, je l'ai sur mon iPod depuis la sortie du film, je dirais que c'est un bon point fort car les chansons sont très bien choisies, et elles sont de genre différents.
Le début du film était bon, c'est vraiment après la première heure que le film perd de son souffle. Pour ma part j'ai plus souvent eu pitié de Gatsby que de remords pour lui et Daisy.

Je conclurai donc en donnant la note de 5/10 à ce film. Je trouve qu'il mérite tout juste la moyenne car malgré un bon protagoniste, un film bien tourné, il y a trop de choses qui ne me vont malheureusement pas.

"Demain nous courrons plus vite, nos bras s’étendront plus loin... C’est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé."


Je vous mets quelques liens vers certaines chansons et aussi si vous souhaitez acheter le livre ou le film c'est ici :


Bande originale :



Voilà j'espère que cet article vous a plu, je pense avoir donné une vision assez objective de mon avis mais n'hésitez pas à me poser des questions ou à me donner votre avis !













La promise au visage de fleurs de Roshani Chokshi

Il était une fois un homme qui croyait aux contes de fées. Il était une fois un homme qui savait que les contes révèlent ce qui demeure cach...