lundi 23 mai 2016

Série du moment - #7 Bates Motel saison 4

Dans un article précédent, publié il y a longtemps déjà, je vous parlais de mon coup de cœur pour cette série après la diffusion de la saison 2, si vous souhaitez le revoir, c'est ici

Mais voilà, deux saisons ont passé depuis, j'ai sagement continué la série dans mon coin et je me suis dit qu'il était grand temps que je vous en parle. La saison 4 vient tout juste de se terminer aux États-Unis - la semaine dernière pour être précise - et le moins qu'on puisse dire, c'est que la suite promet ! 

J'attendais avec impatience son retour après la saison 3 qui m'avait laissé sur ma faim, forcément. Surtout, même si le Norman de Bates Motel n'est pas le Norman de Psychose, il me semblait évident qu'un jour arriverait où Norma disparaîtrait. Cela fait quatre ans que la série fonctionne sur la relation quasi incestueuse de Norma et son fils, la situation ne pouvait pas rester éternellement comme ça et surtout, j'attendais de voir comment elle allait mourir, si Norman allait la tuer dans un coup de sang ou si ça allait être plus subtil que ça. 
Alors oui, vous l'aurez compris Norma n'est plus. Un peu comme tous les fans de la série, je redoutais ce moment tout en l'attendant, sachant qu'il était inévitable pour la psychologie du personnage de Norman. Bien que le réalisateur Anthony Cipriano ait plusieurs fois répété qu'il ne s'agissait pas de l'histoire du Norman de Psychose, il paraissait évident que pour devenir le psychopathe qu'il est, il devait tuer ce qui lui était le plus cher au monde. 


Bates Motel saison 4


Mais avant ça, la saison est remplie de rebondissements plus ou moins intéressants. C'est d'abord Dylan, l'aîné de Norma bien décidé à partir avec Emma qui a reçu une greffe de poumons (merci mon Dieu !!). Son personnage apparaît beaucoup moins dans cette saison que dans les précédentes ce que j'ai trouvé dommage, il est celui de la famille qui est "normal" alors que c'est quand même lui qui est le fruit du viol qu'a subit Norma par son frère Caleb - il y a quand même de quoi devenir fou
J'ai aimé le voir avec Emma, leur couple ajoute énormément de légèreté à l'intrigue toujours très sombre. 
D'ailleurs, la seule apparition de Dylan dans l'épisode 10 m'a fait énormément de peine, je trouvais sa situation déjà hyper triste dans l'épisode 9 avec Norma qui, définitivement, n'en a rien à faire de lui, mais c'est surtout ce moment où il appelle Norman pour lui dire qu'il le soutient et ce dernier ne trouve rien de mieux que de dire que leur mère ne parle pas de lui et qu'il vaut mieux couper les ponts. 
Non mais c'est une blague ?? Norma vient de mourir et même pas il lui dit !! 


Cette saison a vu l'apparition du Docteur Edwards, psychologue de Pineview où Norman a été interné, nom qui n'est sans doute pas choisi au hasard puisqu'Alfred Hitchcock a réalisé un film nommé La maison du docteur Edwardes (1945) qui est en rapport avec la psychanalyse - je recommande d'ailleurs ce film qui est génial avec Ingrid Bergman dans le rôle-titre !
J'aime bien son personnage de psychologue qui est là pour aider Norman, qui est le premier à voir sa double personnalité et surtout à comprendre que cette autre personnalité qu'a choisi Norman n'est autre que celle de sa mère. 


Bates Motel saison 4


J'ai adoré cette saison en me disant que ça allait être la dernière pour le duo Norma/Norman, l'internement dans le centre, le mariage avec Alex Romero, le départ de Dylan, tout laissait présager que nous arrivions au bout. Et oui, les instants de bonheur entre les jeunes mariés seront de courtes durées, on retrouve l'idée des moments heureux qui ne durent pas, moments fugaces entre les deux personnages qui sont enfin réunis. Ça m'a vraiment fait beaucoup de peine pour le shérif qui est complètement détruit par la mort de Norma et le fait que le spectateur ait autant d'empathie pour Romero fait que l'on commence à détester Norman, à l'accabler, car après tout, c'est de sa faute. 
Mais, surtout, c'est cette scène absolument dégueulasse où Norman retire la bague de mariage du doigt mort de sa mère qui m'a fait dire que le coup de poing qu'il reçoit quelque minutes plus tard est amplement mérité. 

Ce dernier épisode m'a fait détester Norman, il a fait en sorte que je n'ai pas pitié de lui, mais que je l'ai en horreur. Le fait qu'il soit là comme un con à croire que sa mère est toujours vivante, qu'elle s'est cachée, fin à un moment quand tu vas jusqu'à déterrer ta mère et que tu te trimballes un poids mort jusqu'à ta maison, tu finis bien par te dire que tu as fait une connerie et qu'elle est bel et bien morte. En réalité, je l'ai détesté parce que j'aimais la relation Norma/Romero, et même si je pensais que Norman s'occuperait du mari avant la mère, je dois dire que c'est bien fait pour lui, qu'il n'a eu que ce qu'il méritait et que ce qui devait arriver, arriva. 

En conclusion, la saison 4 est une fois encore à la hauteur de mes espérances. En tant que fan invétérée d'Hitchcock et plus particulièrement de Psychose, j'aime beaucoup ce qu'en ont fait les scénaristes, ils ont su d'après moi rester fidèles à tout un univers, tout en réussissant à bâtir des choses autour. Maintenant, j'attends impatiemment la saison 5 qui d'après Freddie Highmore sera la dernière et je reste confiante, car même si Norma est morte, l'actrice Vera Farmiga n'a sans doute pas dit son dernier mot grâce à la psychose de Norman. 



Merci à vous d'être là.




mardi 17 mai 2016

Le Coin des Libraires - #20 Vernon Subutex I & II de Virginie Despentes

Ce diptyque (finalement y aura-t-il un volume 3 ?) de Despentes a fait sensation lors de sa sortie l'année dernière, mais comme je n'aime pas me jeter directement sur un livre quand il fait parler de lui, j'ai décidé d'attendre. D'attendre qu'il sorte en poche et que "l'effet Despentes" se calme surtout. 


"Vernon était incapable d’attraper les rênes de sa propre machine. S’entrechoquent le désir d’en finir, une colère noire, le dégoût de lui-même, la peur de ce qui arrive, l’asphyxie, le désespoir et la confusion."

Virginie Despentes, Vernon Subutex I


L'histoire, pas mal de gens la connaît maintenant. C'est celle de Vernon Subutex, un ancien disquaire quadragénaire qui, du jour au lendemain, se retrouve à la rue. Son loyer était payé par son "pote" Alex Bleach, grande star du rock et récente victime d'une overdose. Sans le sou et avec aucune possibilité de s'en remettre, Subutex va renouer les liens avec d'anciennes connaissances, mais aussi découvrir de nouvelles têtes comme la sublime Marcia. Une grande partie de l'intrigue repose également sur ces fameuses bandes que Vernon possède, une soi-disant conversation intime avec la star. Cette recherche va faire émerger de nombreux personnages - dont la Hyène déjà présente dans l'œuvre de Despentes comme Apocalypse bébé, je crois - qui seront prêt à tout pour mettre la main sur cette pépite que détient Subutex. 
La fin du tome I nous propose une vision bien pessimiste de l'avenir de notre antihéros, désormais obligé de vivre dans les rues de Paris. 

On ne sait pas exactement combien de temps s'est écoulé depuis la fin du tome I, des semaines sans doute puisque l'aspect physique de Vernon étonnera ses amis quand ils le retrouveront. Oui, on apprend rapidement que Subutex est activement recherché par ses "proches", ceux qui l'ont hébergé chez eux, ceux qui le recherchent pour mettre la main sur l'enregistrement de Bleach. 
Je ne veux pas raconter ce qu'il va se passer même si on peut facilement l'imaginer.


Vernon Subutex I de Virginie Despentes.

Il y a selon moi des points très intéressants dans ces deux œuvres, d'autres, qui le sont beaucoup moins. D'abord, il y a toute cette flopée de personnages très différents. C'est cool hein, je ne dis pas le contraire, je dis juste que quand tu débutes un chapitre, que tu ne sais absolument pas qui est le mec dont on te parle parce que tu as oublié son nom et qu'on en parlait il y a trente pages de cela, c'est tout de suite moins cool.
Attention, je ne dis pas que les personnages ne sont pas bons, au contraire, certains personnages sont de véritables pépites, rien que Subutex déjà, mais aussi la Hyène ou encore Aïcha. Je dis juste qu'il y en a peut-être un peu trop, que ce n'est pas toujours facile de suivre autant d'histoires à la fois, même si elles finissent par parfaitement s'emboîter. 
D'ailleurs, heureusement qu'au début du tome II, on trouve un petit récapitulatif des personnages, ça m'a permis de me rafraîchir la mémoire, mais j'aurais aimé qu'on le trouve aussi dans le tome I, à la fin. Ça aurait été une bonne idée simplement pour ne pas avoir à remonter je ne sais combien de pages parce qu'il faut retrouver la dernière fois dont elle nous a parlé de ce personnage qui ne nous dit plus rien. 

 Ce que j'ai surtout aimé dans ces personnages, c'est leur diversité, un mélange qui crée au final quelque chose d'assez comique. J'ai particulièrement aimé la présentation de personnages "marginaux" comme les actrices porno ou les zonards. 
Dans le tome I, j'ai été particulièrement touché par le personnage de Subutex qui est au centre de tout, le fil qui relie le reste, et plus on avance dans les pages, plus il s'efface, il disparaît pour ne finalement devenir qu'une ombre dans la vie parisienne. 
Au contraire, dans le tome II, je n'ai plus ressenti cette proximité avec notre héros, j'étais plutôt détaché, il n'était plus au centre. Je me suis davantage intéressée aux histoires d'Aïcha et de son père,  à son amitié avec la Hyène aussi et comment après avoir appris que sa mère faisait du X, elle a décidé de la venger. Mais ce que j'ai de loin préféré dans ce tome a été le chapitre où l'enregistrement d'Alex était enfin dévoilé, où j'ai bu ses paroles qui me paraissaient sonner si juste. 


Vernon Subutex I & II de Virginie Despentes.

À ceux qui disent que c'est du roman de gare, que Virginie Despentes est une personne qui n'est pas "une auteure", je répondrais que l'on a pas besoin de parler comme des bourgeois pour écrire quelque chose qui soit de "la littérature". Je trouve triste de voir que sous prétexte que certaines personnes n'aiment pas, elles puissent se permettre de dire si telle ou telle personne est un auteur ou ne l'est pas et surtout, j'aimerais savoir qui ils considèrent comme des vrais auteurs de nos jours.

Pour ma part, c'est ce qui a fait que j'ai aimé son œuvre, ses tournures de phrases tellement crues, mais aussi et surtout tellement vraies. Le regard qu'elle porte est ce qui m'a permis d'aller plus loin et d'accepter de me farcir 650-700 pages de Vernon Subutex et sa bande. J'ai littéralement adoré ses piques sur la société, toutes ses références sur le rock des années 70 à 90 (je crois !), cette façon qu'elle a de nous dépeindre un monde des apparences, un monde en plastique où la consommation est le maître-mot. Lors de certains passages, je me disais "mais c'est tellement ça, elle met des mots sur toutes mes pensées, sur mes idées". Oui, elle a raison et c'est en ça que son œuvre est si forte, si poignante, si retentissante. 
C'est le gros-gros point fort, cette ironie dans le ton, cette véracité dans ses propos. En revanche, son vocabulaire a fini par me gêner, la répétition incessante de certains mots était pour ma part de trop. Le fait d'être crue est une chose, de radoter en est une autre. 


"Il a complètement perdu la raison et, pour la première fois depuis des semaines, cette certitude le terrorise. Il reste un long moment, secoué de sanglots, assis tout seul sous cet arbre. Puis il sent, dans cette déflagration de désespoir, autre chose qui s’immisce, une sensation de joie inouïe, qui prend le dessus sur les larmes."
Virginie Despentes, Vernon Subutex II


Au final, j'ai été un peu déçue, je m'attendais à mieux à cause de toute cette publicité qu'il y a eu autour. Comme d'habitude, on nous vend quelque chose comme génialissime alors l'attente devient immense, et on se retrouve à se dire qu'on aurait sans doute plus aimé si on n'en avait pas tant entendu parler. Le tome II est un peu moins bon que le premier, j'ai même été jusqu'à me demander pourquoi l'avoir appelé Vernon Subutex alors que le personnage éponyme ne paraît plus si important que ça. Il est là, parmi nous et en même temps totalement absent, il est une volute de fumée qui s'enfuit parce qu'elle ne peut rester enfermée. Mais c'est surtout la fin qui ne m'a pas particulièrement plu, je suis arrivée au bout et je me suis demandée pourquoi, pourquoi avoir choisi cet aboutissement plutôt qu'un autre. Et encore aujourd'hui, je m'interroge, je ne comprends pas cette fin, elle ne me plaît pas plus que ça et j'espère qu'il y aura bien un troisième volet pour venir compléter tout ça.

Je pense néanmoins me mettre à la lecture de ces autres livres comme Apocalypse bébé et King Kong Théorie, d'ailleurs si vous en avez déjà lu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, ça m'aiderait !


Pour vous le procurer, c'est ici : Librairie Chapitre - Tome I (poche)
                                                   Librairie Chapitre - Tome II (poche)











dimanche 13 mars 2016

L'Avenue du Cinéma - #20 The Revenant d'Alejandro González Iñárritu

The Revenant d'Iñárritu, c'est la légende du trappeur Hugh Glass dans le Nord-Ouest des États-Unis au XIXème siècle (1820 environ). Histoire quelque peu modifiée par rapport au roman Le Revenant de Michael Punke puisque Glass n'aurait jamais eu de fils indien et surtout, l'histoire de revanche entre Fitzgerald et notre héros concernerait simplement une histoire de vol, celui du fusil de Glass que Fitzgerald lui aurait subtilisé au moment où il décida de le laisser seul pour mort dans la nature. 

Développé d'un point de vue uniquement fictif, le fils de Glass, Hawk (interprété par Forrest Goodluck) est un élément scénaristique qui, il faut bien le dire rajoute une certaine épaisseur au personnage principal. Bah oui, je ne suis pas certaine que l'impact aurait été le même si on avait suivi le périple vengeur de Glass durant plus de deux heures simplement pour que celui-ci récupère son fusil. Le fait que Fitzgerald ait tué son fils, qui plus est sous ses yeux sans qu'il ne puisse rien faire rajoute à la dramatisation. 

Le film s'inscrit surtout dans une optique réaliste où l'esthétique prône sur le reste, ce n'est d'ailleurs pas pour rien si le tournage prévu en quatre-vingts jours a en réalité duré neuf mois. Ce tournage difficile, on le doit à la météo, mais surtout au réalisateur lui-même et à son directeur de la photographie, Emmanuel Lubezki qui voulaient tourner avec une certaine lumière et toujours en extérieur. Rien que les premiers plans sont d'une beauté à couper le souffle, je pense par exemple au deuxième plan du film, celui avec l'arbre qui est absolument magnifique. Il y a beaucoup de plans "horizontaux" notamment dans la forêt et ces plans-là aussi valent le coup. 




La bataille avec l'ours est sans conteste la séquence la plus marquante du film, de par son réalisme et sa beauté. Il faut quand même se rendre compte que derrière ce corps d'ours se cache un homme, (Glenn Ennis) un cascadeur qui aurait beaucoup observé les ours pour copier leurs mouvements et lui aussi, on peut dire qu'il joue parfaitement son rôle. Oui, il faut bien le dire, on y voit que du feu, on est tellement pris dans cet affrontement absolument terrible et les effets spéciaux sont tellement bons qu'on croirait à un vrai ours ! Un animal sauvage qui lacère le dos de sa proie, que dis-je de sa victime, qui s'en va pour mieux revenir, après avoir reçu une balle de la part de Glass qui a eu pour seul but de l'énerver plus encore. Et alors c'est là qu'il y a cette image d'une barbarie qui va au-delà de tout, nous voilà scotchés devant l'écran après ce moment très rapide où l'ours déchire la gorge de Glass d'un unique coup de patte, bah oui, il ne fallait pas plus. 
Et là encore, quand on se dit que ça suffit, que le combat va s'achever, que l'ours renifle la peur de notre héros, la lèche comme pour la garder en mémoire, nous sommes repartis pour un troisième round, round final qui se terminera avec la mort de l'ours, in extremis sans doute pour notre trappeur qui, on le pense ne pourra pas survivre à ça

Le casting du film est bien évidemment excellent, je pense aux trois acteurs qui portent le film : Leonardo DiCaprio, Tom Hardy et Will Poulter. Finalement, une grande partie du film ne repose que sur DiCaprio, sa solitude dans une nature sauvage inquiétante où il arrive, avec peine à survivre. Son Oscar est plus que mérité, toujours dans la justesse, il n'est jamais ridicule ou dans l'exagération. La scène du meurtre de son fils en est un parfait exemple, il est là, face à cette horreur et il ne peut rien, il ne peut même pas crier, hurler à la mort, rien, excepté des bruits de plaintes qui ne font que renforcer son incapacité à agir. Ou encore le passage avec la carcasse de cheval dont il ressort nu au petit matin, mi-homme mi-animal, une sorte de métissage des deux. Scène qu'il a bien tourné lui-même d'ailleurs, et je dois bien avouer que personnellement, je ne sais pas si je l'aurais fait tellement ça me semble dégueulasse, ou même de manger du foie de bison cru, et encore, je ne suis pas végétarienne comme lui.


Mais il a néanmoins un petit bémol dans cette perfection que semble être The Revenant. J'ai adoré, il n'y a aucun doute là-dessus, non, ce qui m'a le plus embêté en fait, c'est que je savais que j'adorerais et j'attendais jusqu'à la dernière seconde quelque chose qui viendrait me faire moins l'aimer, parce que oui, rien n'est parfait - même si certaines œuvres s'en rapprochent dangereusement. Et j'ai bien trouvé quelque chose, ce quelque chose, c'est la fin du film. Cet espèce d'affrontement final entre Glass & Fitzgerald qui débute comme une chasse quelques douze minutes avant la fin. Oui, nous y voilà, cela fait désormais plus de deux heures que nous sommes devant cette beauté visuelle, deux heures également que nous l'attendons cette vengeance promise et elle est là, face à nous. J'ai été bien déçue, un affrontement qui finalement ne dure pas plus de sept minutes pour se conclure en "ça ne ramènera pas ton fils Glass" et celui-ci qui lâche son ennemi pour le donner aux autres, ceux qui sont les ennemis des Blancs, mais pas de Glass, les Indiens. J'ai trouvé la scène trop brève, j'ai trouvé qu'elle ne nous donnait pas suffisamment comparé au film dans sa globalité, c'est censé être le moment fatidique et finalement, nous sommes obligés de nous contenter d'un bref combat qui est évidemment beau visuellement, avec cette neige qui au fur et à mesure des coups de poignard et de hache devient comme contaminée par le sang, par un Fitzgerald qui n'est plus qu'un homme grisonnant, l'ombre d'une silhouette passée qui n'a plus grand chose à nous apporter. 

The Revenant est de ces excellents films qu'il faut avoir vu rien que pour sa beauté, son esthétique absolument magnifique où son directeur de la photographie mérite amplement d'avoir été oscarisé pour son travail. C'est un film intéressant sur une légende américaine du XIXème siècle qui nous fait voyager pendant plus de deux heures trente, mais qui n'est pas parfait à cause d'un scénario qui pèche un peu au profit de l'esthétique (à l'inverse du film Spotlight, vu récemment).








dimanche 6 mars 2016

L'Avenue du Cinéma - #19 Spotlight de Tom McCarthy

Spotlight de Tom McCarthy (cinéaste indépendant avec une longue filmographie mais aucun film réellement notable, pour ma part) raconte l'histoire plus que controversée de l'enquête menée par un groupe de journalistes d'investigations nommé Spotlight à la rédaction du Boston Globe. Journalistes qui mettront finalement en lumière des agressions pédophiles de la part de prêtres de l'Église catholique en particulier dans la région de Boston. 

Ce travail de fond de la part des journalistes a bel et bien existé puisqu'il s'agit d'un film s'appuyant sur des faits réels, le groupe Spotlight a d'ailleurs reçu le prix Pulitzer pour cette histoire en 2003. 
Ce groupe Spotlight est composé de Walter V. Robinson (Michael Keaton), Martin Baron (Liev Schreiber), Sasha Pfeiffer (Rachel McAdams) & Michael Rezendes (Mark Ruffalo). 

Il s'agit avant tout de montrer les avancées et les régressions de l'enquête qui a duré un an, on ne trouve pas énormément de rebondissements dans le film simplement parce qu'il n'y a rien de fantastique, il n'y a aucun besoin d'effets spéciaux ou de tout autre artifice devenus monnaie courante dans le cinéma américain d'aujourd'hui, il s'agit de montrer le quotidien de ces journalistes, le labeur d'un travail de plusieurs mois, d'un travail sur la durée. 




On trouve dans le film une sorte de refus du sensationnel, de cette idée d'en mettre plein les yeux au profit d'une histoire parfaitement ficelée qui, il faut bien le dire se suffit à elle-même. Même si beaucoup semblent avoir à redire sur la réalisation qui est vraiment simpliste (généralement des champ/contre champ ou des plans séquences), je trouve que c'est une bonne prise de position, le réalisateur a eu le courage d'affirmer le parti-pris qui est que le scénario est sans conteste le noyau dur du film et je pense que celui-ci aurait perdu de sa force si la réalisation l'avait bariolé de mouvements d'appareil qui oui, aurait sans aucun doute ajouté à la beauté du film mais n'aurait pas permis de voir l'histoire comme elle est réellement. 
Un peu à la manière d'un journaliste, le réalisateur nous fournit les faits et rien d'autre, pas d'artifice pour l'embellir ou au contraire amoindrir le propos, il nous balance l'histoire comme elle est, voilà tout. 
D'ailleurs, si la réalisation semble classique, elle n'en est pas moins recherchée puisqu'il faut quand même savoir que McCarthy a pour chaque scène fait plus de cent prises ! - oui, il a eu le courage ! 


Spotlight est comme dit plus haut porté par quatre acteurs et c'est ici que ça se complique un peu pour moi. Oui, de cette équipe de choc, le seul à véritablement sortir du lot est Mark Ruffalo qui nous donne une interprétation plus que sensationnelle du travail de Michael Rezendes. Les autres personnages sont - à mon goût - trop survolés, pas assez étoffés pour que l'on puisse leur accorder une identification suffisante. Le personnage incarné par Rachel McAdams n'est pas suffisamment exploité, on lui parle beaucoup trop facilement, librement aussi, sans qu'il n'y ait de raison particulière hormis le fait qu'elle est la seule femme du groupe. Doit-on en déduire que sous prétexte qu'elle est une femme, on peut lui confier sans raison aucune une agression sexuelle dont on a été victime lors de son enfance, qui plus est par un prêtre comme ça, entre deux cafés ? 
C'est d'après moi le principal problème du film, les personnages n'existent qu'en surface, ils n'ont pas de véritables personnalités qui permettraient qu'on s'attache réellement à eux. D'un autre côté, c'est aussi la volonté du réalisateur de ne pas nous montrer la vie intime de ces personnages, simplement parce que ce n'est pas le propos, parce que pour l'histoire qui nous intéresse, pour cette enquête sur les prêtres pédophiles, ça n'a aucune espèce d'importance. Alors, j'ai décidé de me contenter de ce qui nous est donné : une formidable prestation de Mark Ruffalo qui porte véritablement l'équipe entière. 

Je dirais donc que Spotlight est un très bon film, que son sujet (plus que sensible) est intéressant et qu'il nous emmène parfaitement dans le quotidien de ces personnes qui ont tout fait pour faire éclater une vérité extrêmement dérangeante. Il est un film qui mérite amplement d'avoir remporté l'Oscar du meilleur scénario, mais qui malgré tout reste discutable pour l'Oscar du meilleur film. 


  • Le Boston Globe a mis en ligne l'enquête complète rédigée par Michael Rezendes qui n'est autre que le personnage incarné par Mark Buffalo dans le film : 

samedi 20 février 2016

Série du moment - #6 Making a murderer de Laura Ricciardi & Moira Demos

Je vous retrouve aujourd'hui - après un long moment - pour vous parler de quelque chose qui me tient vraiment à cœur, la série Making a murderer de Laura Ricciardi et Moira Demos

Je ne sais pas trop si vous en avez déjà entendu parler ou non, elle fait encore pas mal polémique aux États-Unis en ce moment - bien qu'elle ait été diffusée en décembre 2015, sur Netflix. 
C'est une série en dix épisodes, d'environ une heure à chaque fois, mais à savoir qu'elle n'est pas comme les séries habituelles, non, elle est une "série-documentaire", autrement dit, elle est construite à l'aide d'images sensées être "réelles". 

Ce que la série raconte : l'histoire de Steven Avery, un américain vivant dans le comté de Manitowoc dans le Wisconsin, qui a été emprisonné à tort durant 18 ans (de 1885 à 2003) pour avoir agressé et tenté de violer une femme. Sa peine initiale était de 32 ans, il a été relâché après avoir été innocenté grâce à son ADN. Oui mais l'histoire ne s'arrête pas là, deux ans plus tard (en 2005 donc), Steven Avery se retrouve arrêté une seconde fois pour meurtre. 

Le premier épisode de la série se concentre uniquement sur les faits de 1985, sur sa première arrestation. Il s'agit surtout de nous faire connaître tous les évènements survenus entre Steven Avery et le bureau du Shérif de Manitowoc. 
Dès le début, les principaux coupables sont montrés du doigt, - je pense par exemple au procureur Denis Vogel -, le montage des réalisatrices laissent peu de place au doute, elles nous disent qui sont pour elles les coupables, - c'est du moins mon avis. 
Après ce premier épisode où l'on se dit déjà que le pauvre bougre n'a pas de bol, la suite de la saison laisse peu de place à l'optimisme. 

On apprend rapidement tous les conflits d'intérêts qu'il y avait entre Steven Avery et le bureau du Shérif, car oui, après avoir été libéré, tadam, on apprend que les forces de l'ordre (la police, le bureau  du shérif et le procureur) savaient en quelque sorte qui était le vrai coupable, qu'ils ont juste préféré emprisonner un innocent et laisser un violeur courir les rues. Oui, à partir de là déjà, ça coince. 
Steven Avery va devenir un exemple de justice bafouée dans le comté si bien qu'une loi à son nom va être adopté et qu'il va intenter en justice le bureau du Shérif pour ses dix-huit années perdues. 
Mais entre-temps toutes les assurances du comté se retirent, les officiers devront payer de leur poche Steven Avery, autant dire que ça ne sent pas bon pour eux, mais alors pas du tout. 

On nous répète plusieurs fois tout au long des épisodes, notamment de la part des avocats de Steven qu'il y avait un véritable conflit d'intérêts dans le procès intenté par Steven, la police et le bureau du shérif étaient véritablement dans une situation plutôt délicate. 
Comment alors des séries d'interrogatoires du corps de la police et du bureau du shérif qui exerçait en 1985, lors de la première inculpation de Steven.
Et puis, avant même de pouvoir aller au bout de ces interrogatoires du procès à venir, Steven Avery est arrêté pour la deuxième fois le 9 novembre 2005.




Il aura fallu plusieurs fouilles dans la propriété Avery (qui possède une casse) avant de trouver quoi que ce soit. Celle qui sera retrouvée morte - Theresa Halbach - était venue prendre des photos d'un véhicule chez les Avery avant de disparaître. C'est d'abord deux jours plus tard (si mes souvenirs sont bons) qu'est découverte la voiture de la défunte, à peine cachée dans l'énorme casse de la famille. Ensuite, c'est la découverte d'une mystérieuse clé après plusieurs jours de perquisition, quelque chose comme la septième perquisition il me semble. Cette clé, forcément, c'est celle de la voiture de Theresa, retrouvée par terre, dans la chambre de Steven, là où au moins cinq cent policiers ont dû passer et chercher le moindre indice, mais non, ils sont tous tombés à côté, jusqu'à ce que ce soit un officier de Manitowoc qui la trouve. 
Un officier qui techniquement ne devait pas se retrouver là puisque l'affaire a été transférée au comté voisin, le comté de Calumet justement à cause du procès entre Steven Avery et le comté de Manitowoc, c'est un peu tiré par les cheveux mine de rien, et encore, ce n'est que le début. 

Alors voilà, Steven se retrouve en prison avec des charges qui paraissent mais plus qu'invraisemblables, et ça devient encore plus loufoque quand son neveu Brendan Dassey entre en jeu. Oui, il fallait mettre ça sur le dos de Steven, mais pourquoi ne pas toucher la famille entière si possible, me direz-vous ? 
Non parce qu'après tout Steven Avery est "le mal incarné" (d'après Kachinsky, le 1er avocat de Brendan Dassey) ou encore parce que "C'est une famille de délinquant, qui est tout simplement diabolique [...] cette famille est le mal incarné, comme le dit l'un de mes amis, cette famille n'a qu'une seule branche, coupe l'arbre à la racine, il est temps d'éradiquer ce patrimoine génétique." (d'après Michael O'Kelly, l'enquêteur qui devait trouver des preuves en faveur de Brendan). 

Que l'accusation balance des horreurs sur les suspects, ce n'est pas nouveau, mais que ce soit la défense elle-même qui discrédite complètement son client et qui n'hésite pas à dire ce genre de choses, je ne sais pas, je ne comprends pas comment il est possible d'être comme ça, comment il est possible d'exercer un métier comme celui d'avocat si le but est de faire enfermer son client, de le pousser à plaider coupable, sans même essayer de savoir si il l'est ou non. 

Les meilleurs épisodes sont pour moi ceux des procès, l'épisode 5, 6, 7 et 8 portent sur celui de Steven Avery et une partie de l'épisode 8 ainsi que le 9 sont sur celui de Brendan. 
C'est à partir de cet épisode que tout s'enclenche finalement, que commence la mise en lumière de tous les éléments. Même avant de voir le procès, on sait que ce n'est pas possible. Enfin, je veux dire, emprisonner un garçon de 16 ans qui après avoir avoué son implication dans un meurtre pense qu'il va rentrer chez lui et invente des histoires complètement impossibles quant à ce dit meurtre, il faut ouvrir les yeux quoi. Fin, je veux dire il suffit de voir les images d'interrogatoire pour saisir que Brendan ne comprend rien, qu'il dit des choses au hasard en espérant que ce soit ce que la police attend. Par exemple, les inspecteurs attendent qu'il dise que Steven (ou lui-même) a tiré dans la tête de Theresa, mais le truc, c'est qu'il n'en sait absolument rien et que la première réponse qu'il donne quand on lui demande ce qu'ils ont fait à la tête c'est "on lui a coupé les cheveux", non mais quand même !
Et puis comment on peut emprisonner quelqu'un qui aurait attaché, violé, égorgé une femme dans un lit où il n'y a ni trace de sang, ni ADN, il faut se rendre à l'évidence à un moment et comme dit le père de Steven, si tu tues un cerf, il y a du sang partout, alors pourquoi pas là ?

Ce sont ce genre de question qui se retrouvent sans réponse et on se demande alors comment il est possible d'emprisonner quelqu'un sans réelle preuve tangible. À la rigueur d'accord, disons que le sang dans la voiture de Halbach ait bien été dû à une coupure de Steven ce qui confirme donc sa présence sur les lieux, ça n'explique en rien pourquoi la clé n'a été retrouvée que quelques jours après la première perquisition, pourquoi il a fallu retourner cinquante fois au même endroit avant d'y trouver quoi que ce soit, pourquoi les seules empruntes sur la clé de voiture de Theresa soient celles de Steven et non pas aussi les siennes. Mais plus gros encore, pourquoi il n'y a pas de sang quoi, rien, que dalle et encore même les os de Theresa qui ont été retrouvés derrière la maison de Steven ont été déplacés donc on ne sait même pas si elle a été tuée sur les lieux.
La vérité, c'est qu'ils n'ont rien, absolument rien, la présomption d'innocence est sans cesse bafouée et personne ne trouve à redire, c'est affligeant. 

Et ce sont sur des notes peu réjouissantes que la saison se termine, Brendan lisant une lettre clamant son innocence depuis la prison - ce passage est vraiment l'un des plus durs de la série je trouve, le genre de passage qui te prend à la gorge et te sert l'estomac - et Steven, sans ressource travaillant tout seul pour tenter de sortir, un jour ou l'autre, après avoir passé plus de la moitié de sa vie en prison. 



  • J'ai lu beaucoup d'articles à ce sujet, notamment sur le fait que les réalisatrices n'ont absolument pas été impartiales, que leur point de vue est clairement pour Steven et que certaines preuves l'accablants n'ont pas été montré. Pour ma part, je pense comme je l'ai dit au début qu'elles ne sont pas impartiales, non, comme je pense que tu ne peux plus l'être quand tu passe dix ans de ta vie à suivre, filmer, interviewer, mettre dans l'ordre l'histoire d'un homme, parce que oui c'est ça avant tout Making a murderer, c'est l'histoire d'un homme comme vous et moi qui, du jour au lendemain s'est retrouvé derrière les barreaux sans avoir jamais rien demandé si ce n'est de vivre de façon recluse avec sa famille, comme des marginales sur une route à leur nom. C'est la vie d'un homme qui est d'abord gâché et c'est ensuite celle d'un adolescent qui se retrouve là où il n'aurait jamais dû être : en prison. 
  • Il faut aussi savoir que les membres du comté - ou du moins ceux qui sont accusés dans la série  - ont refusé de répondre aux questions des réalisatrices, c'est une des raisons pour laquelle ils sont bien moins présents à l'image que les parents de Steven par exemple. Je pense aussi qu'il est trop facile de dire que les membres du bureau du Shérif, les agents spéciaux ou encore le procureur Kratz (qui est certainement une des plus grosses raclures sur cette terre) n'ont pas pu se défendre. Je trouve personnellement que le peu de temps où on les voit suffit, ils semblent tous si coupables, comme le Lieutenant Colborn qui définitivement a un truc à se reprocher - il suffit de voir la façon dont il se tient sur sa chaise quand il est interrogé. 

Les réalisatrices ont malgré tout essayées d'être le plus objectif possible en nous montrant des images de la famille Halbach par exemple, mais il ne faut pas oublier que c'est une série-documentaire et non un reportage, que ce sont des réalisatrices et non des journalistes qui ont fait ce travail, c'est d'ailleurs pour cette raison que le montage est de cette façon, avec parfois des codes empruntés à la fiction (je veux dire avec des cliffhangers en fin d'épisode pour nous donner envie de voir la suite).


Cette série est choquante, certains moments sont comme dérangeants et d'autres absolument révulsants, oui, je crois que c'est surtout ce que j'ai ressenti durant ces dix épisodes. J'ai été complètement ébahie face au travail des réalisatrices, ces longues années passées pour prouver l'innocence d'un homme d'abord, puis de son neveu ensuite, plus de sept cents heures de vidéo, des centaines d'interviews, un véritable travail de fond. J'ai vu la saison trois fois en un mois environ, j'ai littéralement adoré, je n'avais jamais rien vu comme ça et ouais, j'ai été fasciné. 

J'ai beau faire des études de cinéma, j'ai toujours su que je ne serais pas de ceux qui font des films, mais franchement, si un jour l'envie me prend de réaliser quelque chose, j'aimerais que ce soit quelque chose comme ça, j'aimerais que ce soit un travail aussi intense et qui me tienne autant à cœur que ça doit l'être pour l'équipe qui a suivi l'histoire de Steven Avery durant dix années. C'est un travail titanesque qu'elles ont fait, un travail sur le temps qui donne un rendu plutôt simple au niveau de la réalisation (beaucoup de plans fixes sur le mobile-home de Steven, sur la casse) et c'est aussi ce qui, je pense fait la force du récit, car oui, l'histoire se suffit à elle-même, et même si le filmage reste plutôt basique, il colle parfaitement avec le propos qu'elles veulent faire passer.






jeudi 29 octobre 2015

Mes séries du moment - Game of Thrones épisode 8,9, & 10 de la saison 5

Je vous retrouve aujourd'hui pour clore la saison 5 de Game of Thrones. Encore une fois, je tiens à m'excuser pour le peu de publication sur le blog seulement, j'ai repris mes cours de cinéma et il n'est pas facile de trouver du temps libre pour écrire.

Cet article va donc, comme vous l'aurez compris, clore la saison 5 de GoT.


  • Épisode 8 intitulé Hardhome.

Enfin, je dis bien enfin nous retrouvons, Daenerys et Tyrion ensemble, et oui, nous assistons dans cet épisode à la confrontation entre les deux personnages. Daenerys qui ne s'attendait sûrement pas à la venue de Jorah et encore moins à celle de Tyrion Lannister doit prendre une décision. Va-t-elle faire de nain son allié ? Il semblerait bien, oui.
La situation de Jorah est encore plus délicate que celle de Tyrion, et bien oui, c'est la première fois qu'il revoit Daenerys depuis qu'elle l'a banni de ses terres, qu'elle a appris sa traîtrise qui était de l'espionner pour le compte des Lannister. Bien qu'elle soit consciente de la fidélité de Jorah, elle ne peut se résoudre à revenir sur son ordre, elle est une reine, elle doit se faire respecter.
Jorah est une nouvelle fois banni, n'ayant plus rien d'autre à espérer - n'oublions pas qu'il attrapé la maladie des Hommes de Pierres, il décide d'entrer chez les gladiateurs afin de prouver une dernière fois son dévouement à Daenerys.
Pour Arya, l'apprentissage continu mais grande nouvelle, Arya peut désormais sortir ! Hallelujah !
Elle vend des huîtres tout en espionnant un homme.
À Port-Réal, nous retrouvons une Cersei toujours en prison, - quelle joie ! -, elle refuse catégoriquement de confirmer les allégations que le Moineau porte contre elle. Vient alors cette scène absolument magique où Cersei, privée d'eau et de nourriture lèche le sol afin d'y récupérer quelques gouttes, c'est un grand moment !
Sansa, de son côté apprend que ses deux frères, Bran et Rickon sont en vies, Theon ne les a pas tué comme elle le pensait. Pour une fois, Théon apparaît pas soit comme la victime soit comme un abruti, mais comme une personne humaine. Il était temps quand même non ?
Et enfin, celui que l'on voit le plus dans cet épisode, j'ai nommé Jon Snow. Bah oui, rappelez-vous, dans l'épisode précédent, Jon était parti du Mur afin de pactiser avec les Sauvageons dans l'optique de se battre ensemble contre les Marcheurs Blancs (White Walkers). Globalement, Jon arrive à rallier un bon nombre de Sauvageons à ces côtés, mais les Marcheurs Blancs arrivent, on aperçoit enfin celui qui est considéré comme le "Roi du Nord".
Ils passent à l'attaque, Jon et les autres tentent de s'enfuir, il arrive à partir en mer malgré tout, malgré tous les morts causés par les Marcheurs Blancs. Morts, ils ne le seront pas très longtemps puisque le Roi du Nord leur redonnera vie à tous. Ouais, là ça promet !



  • Épisode 9 intitulé The Dance of Dragons 

L'épisode commence dans le Nord, là où nous étions resté. Jon revient sain et sauf au Mur avec les Sauvageons, il s'en veut de ne pas avoir réussi à en sauver plus, comme d'habitude Jon veut être parfait ! On sent qu'il y a une mauvaise ambiance qui règne dans les rangs de la Garde de Nuit, certains auraient préféré que Jon ne revienne jamais.
Du côté de Stannis, les choses se compliquent au fur et à mesure de son avancée. Après avoir été attaqué par les Bolton, Stannis comprend qu'il devra faire plus si il veut gagner la guerre, enfin, il le comprend, c'est beaucoup dire, il se fait surtout bourrer le crâne par Melissandre la folle. Et en effet, il va faire plus, oui, il va sacrifier sa fille, Shireen au Dieu du feu, au Dieu de Melissandre. Personnellement je n'ai jamais aimé Stannis, il a toujours été trop opportuniste et mesquin, prêt à tuer tous ceux qui se dressaient sur son chemin, et là encore, il regarde sa fille mangée par les flammes et il ne dit rien, rien du tout. Il reste stoïque face à une scène d'une telle cruauté, vivement qu'il meurt lui aussi dis donc.
À Dorne, Jaime et Bronn ne sont toujours pas libre de partir. Jaime discute de nouveau avec Myrcella qui ne se laisse pas faire. Dorian Martell, le prince de Dorne accepte de laisser partir Jaime et Bronn.
À Braavos, du côté d'Arya, les jours se ressemblent, elle continue de vendre ses huîtres sur le marché. Cette fois, comme elle le souhaitait, elle tombe sur Meryn Trante, souvenez-vous, il fait partie de la deadpool d'Arya. Ce contretemps la fait rater son objectif premier qui était d'empoisonner un marchand. Elle décide alors de suivre Meryn Trant qui se dirige dans un bordel.
Et enfin, à l'image de la scène de Jon et des Marcheurs Blancs dans l'épisode 8, dans celui-ci, nous assistons à une bataille d'un tout autre genre à Meereen cette fois.
Daenerys, contrainte de ré-ouvrir les arènes est forcée d'assister aux combats, profondément ancrés dans les coutumes des habitants. Jorah qui n'a pas pu se résoudre à partir est resté pour se battre auprès des gladiateurs. Seulement voilà, la ré-ouverture des arènes n'était en réalité qu'un prétexte pour tuer Daenerys. Jorah parvient à se racheter aux yeux de la reine en lui sauvant la vie. Après avoir été encerclé par tous les fils de la Harpie, ça semble peine perdu pour nos héros. C'est sans compter sur Drogon, l'aîné des dragons de Daenerys qui brûlent tout sur son passage et emmène la Khaleesy sur son dos.



  • Épisode 10 intitulé Mother's Mercy.

L'épisode final de la saison 5 s'ouvre s'ouvre au Nord, Stannis prend conscience de la réalité, la moitié de son armée a déserté, il a envoyé sa fille en offrande simplement pour gagner une guerre qu'il risque de perdre. Il faut rajouter à ça le suicide de sa femme - ouais, Selyse qui ne sert absolument à rien.
Et Melissandre n'hésite pas à prendre la fuite après avoir compris qu'il était peu probable que Stannis remporte la guerre. Peut-être a-t-elle bien fait de partir, en effet la bataille se passe très mal, l'armée de Bolton écrase littéralement celle de Stannis qui tient bon jusqu'à l'arrivée de Brienne. Bah ouais, faut aussi bien dire qu'elle a passé son temps à surveiller Sansa pour sa protection et la seule fois où elle en a besoin, Brienne préfère se barrer tuer l'assassin de Renly - qui était son ancien roi. D'un côté, c'est quand même cool, on sait qu'elle va tuer Stannis et pour ma part, il était temps qu'il meure.
Sansa, de son côté tente une nouvelle fois de s'enfuir, cette fois, elle est aidé de Theon - Amen, il a peut-être un cerveau finalement ! -, il va même jusqu'à balancer Myranda du haut d'une guerrite.
Arya parvient finalement à tuer Meryn Trant, un de moins sur la liste. Mais ce qu'elle a fait révèle qu'elle n'a pas oublié qui elle était, pour cette raison, elle doit être punie et devient aveugle.
À Meereen, on décide qu'il faut partir à la recherche de Daenerys qui a disparu sur le dos de son dragon, Drogon à la fin de l'épisode précédent, Jorah et Daario partent à sa recherche pendant que Tyrion accompagné de Missandei et Ver Gris vont tenter de gérer le peuple. Varys apparaît d'un coup, il propose à Tyrion de l'aider à gouverner. Daenerys, de son côté n'attend que ça, repartir mais, Drogon ne l'entend pas de cette façon, elle décide de partir seule quand elle se fait encercler par des kalasar de Dothrakis. Pour le coup, c'est pas très drôle pour elle là.
À Dorne, Myrcella, Jaime et Bronn partent prendre un bateau pour rentrer à Port-Real. Jaime fini par avouer à Myrcella qu'il est son père, elle s'en doutait, mais Jaime n'a pas le temps de s'en réjouir, elle meurt empoisonnée par la femme d'Oberyn qui attendait de se venger pour la mort de celui-ci.
Cersei confesse finalement ses péchés, elle peut désormais rentrer au palais royal, la seule condition à son retour est qu'elle doit traverser toute la ville nue, rasée et à pieds. Il faut dire que cette scène est quand même hyper dérangeante, elle marche au milieu de la foule qui l'insulte, la pousse, c'est une scène marquante, je trouve, la façon dont elle a été tourné et puis sur le moment on ne peut que compatir, enfin personnellement elle me faisait vraiment pitié pour le coup, même si elle méritait vraiment de mourir - oui, je suis catégorique haha. Elle parvient malgré tout à rejoindre le palais royal où elle est immédiatement accueillie, elle est saine et sauve et risque bien de vouloir se venger.
Et enfin, c'est le retour au Nord, Jon dit au revoir à Sam qui part pour étudier à la bibliothèque de la Citadelle, afin d'en apprendre plus sur les Marcheurs Blancs. Jon se retrouve désormais seul contre tous, il voit Melissandre revenir au loin. Olly vient le chercher dans son bureau et lui demande de sortir, il se fait poignarder par ses frères de la Garde de Nuit.
Dernière image de l'épisode : Jon se vidant de son sang.



Mon avis :

Contrairement aux saisons précédentes où je trouvais que ça tournait souvent en rond, qu'il y avait  trop de discussions et pas suffisamment d'action, dans celle-ci, ils ont su faire la différence, renverser la balance du bon côté afin d'arriver à un équilibre entre les discussions et l'action. Je suis impatiente de savoir comment la saison 6 va débuter, que va-t-il s'y passer, car après cette saison, il faut s'attendre à tout, surtout que la série a désormais pris ses libertés par rapport aux livres. Pour le coup, j'ai aimé l'intrigue sur Sansa, le fait qu'elle quitte Port-Réal, retourne au Nord aussi, elle m'est plus antipathique, je ne suis pas toujours en train de me dire qu'elle gâche l'épisode comme avant !
Daenerys m'a un peu laissé sur ma faim, j'ai été un peu déçu par son personnage cette saison, je trouve que l'intrigue sur Meereen commence à s'essouffler et heureusement que Tyrion est arrivé. Mais c'est surtout l'intrigue avec ses dragons qui, pour moi n'avance toujours pas. Il n'y a qu'à la fin de la saison qu'on voit Drogon, pour le reste, on ne voit absolument rien, alors oui, ce sera sûrement dans la prochaine saison, mais il y en a marre d'attendre quand même là !
Du côté de Port-Réal, tout comme pour Sansa, j'ai largement préféré les évènements de cette saison que les précédents - bon, je ne compte pas la mort de Geoffrey qui est quand même inoubliable. Les choses changent vraiment enfin, la fameuse scène où Cersei défile nue dans Port-Réal présage qu'il devrait se passer pas mal de choses dans la saison prochaine. Va-t-elle réussir à se venger ? Nous ne le saurons qu'en avril prochain malheureusement.
Et enfin, enfin, la mort de Jon Snow. L'est-il ? Pour ma part, le doute n'est pas permis, Jon n'est pas mort, ou alors s'il l'est, Melissandre le ramènera ou quelque chose comme ça. La série aurait trop à perdre de faire mourir ce personnage, surtout après ce qu'on apprend au sujet des marcheurs blancs, on a trop à y apprendre à leurs sujets et notamment leur implication dans la Garde de Nuit. Je trépigne d'impatience à l'idée de voir ce que les scénaristes auront choisi pour la suite de la série, vivement son retour !


Merci à tous ceux qui ont suivi mon avis sur cette saison malgré ma - trop - longue absence. 









lundi 24 août 2015

Mes séries du moment - Game of Thrones épisodes 5, 6 & 7 de la saison 5

Tout d'abord, pardonnez cette absence de plus d'un mois sur le blog, je suis partie en vacances durant un mois et j'avoue que je n'avais pas hyper le temps d'écrire ! haha

Une nouvelle fois je vous retrouve pour parler de série Game of Thrones, plus particulièrement de la dernière saison sortie, la cinquième. Aujourd'hui, je vous donne mon avis sur les épisodes cinq, six et sept de la saison, afin de ne pas écrire un trop gros nombre d'articles dessus sachant qu'elle est déjà terminée. 


  • Épisode 5 intitulé Kill the Boy 

L'épisode commence à Meereen, nous retrouvons Daenerys qui semble affligée par la mort de Barristan, elle veut se venger des anciens maîtres de la ville, pour ça, elle utilise ses deux dragons (l'aîné étant partie). Afin de montrer l'exemple, elle offre à ses maîtres à ses dragons. Elle devient un peu extrême notre Targaryenne là ! 
On retrouve Aemon Targaryen qui aimerait pouvoir aider sa descendante, Daenerys. Il conseille à Jon de toujours tout faire dans l'intérêt de la Night Watch.
Jon prend la lourde décision de signer un pacte avec les sauvageons, afin qu'ils combattent ensemble leur menace commune. À la suite de cette décision, une expédition maritime est alors mise en place pour aller chercher d'autres sauvageons au-delà du Mur.
Stannis décide de partir Castleblack afin de rejoindre Winterfell et se battre contre l'armée des Bolton.
À Winterfell, Brienne essaie de faire parvenir un message à Sansa qu'elle compte bien protéger, - après tout ce n'est pas comme si elle cherchait les Stark depuis 1000 ans... -. En parlant de Sansa, elle retrouve le captif de sa famille avec qui elle a grandi : Theon Greyjoy. Toujours persuadée qu'il est le responsable de la mort de ses deux frères, elle ne parvient pas à lui pardonner, - faut dire qu'en plus il est devenu bien malade aussi.
Du côté de Daenerys, les choses ne sont pas hyper joyeuses non plus. Bon, c'est vrai, Ver Gris est bien vivant, c'est déjà ça ! Cependant, Daenerys est forcée de rouvrir les combats d'arènes, tradition  chère à la ville. Elle décide également qu'elle épousera Hizdahr, afin de prouver sa volonté à gouverner cette ville.
Et enfin, je dis bien enfin, nous retrouvons Tyrion et Jorah que nous n'avons pas vu de tout l'épisode. Ils se dirigent en direction de Meereen afin de rejoindre Daenerys. Sur la route, ils sont contraints de passer par Valarya, une ancienne civilisation disparue, ils croisent cependant le chemin des Hommes de Pierre (ouais c'est un peu comme des zombies bien laids). Après être parvenue à s'enfuir sans problème, nous nous apercevons que Jorah a été infecté, il finira donc par lui aussi devenir un Homme de Pierre.


  • Épisode 6 intitulé Unbowed, Unbent, Unbroken

Dans ce début d'épisode, nous retrouvons Arya - qui était d'ailleurs absente dans l'épisode précédent - toujours au moment endroit que la fois précédente. Eh oui, elle ne lave plus le sol mais les corps, quel progrès ! Jaqen H'ghar prend la décision de lui faire découvrir un lieu auquel elle n'avait pas accès auparavant, une pièce qui referme des centaines - milliers ? - de têtes. Ces fameuses têtes qui permettent au fidèle du Dieu Many Faces de se dissimuler parmi la foule. Malgré cette découverte, Jaqen H'ghar est clair, Arya n'est pas prête à devenir un Sans Visages, bah ouais ça aurait été tellement plus drôle, mais non, il faut attendre.
De retour à Dorn, où Jaime Lannister vient d'arriver accompagné de Ser Bronn, nous assistons au rapprochement de Myrcella Baratheon (ne pas oublier qu'elle est en réalité la fille de Jaime) et Trystane Martell. Cependant, Jaime qui veut à tout pris emmener sa fille se fait encercler par les Sand Snakes, un groupe de femmes apparemment hyper entraînées qui ne sont autres que les filles du roi Matell qui a décédé. Ils sont séparés inextrémices par Doran Martell.
De leur côté, Jorah et Tyrion sont miraculeusement parvenus à semer les Hommes de Pierre, bah oui mais Jorah a été touché et ça c'est vraiment pas cool.
Autre coup du mauvais sort, les deux hommes se retrouvent prisonniers d'une bande d'esclavagistes, ils parviennent néanmoins à négocier afin de rejoindre Meereen et de se battre dans une des arènes que Daenerys vient de ré-ouvrir.
À Port-Réal, les choses commencent à sérieusement se gâter pour la famille Tyrell. Cersei parvient à faire ouvrir un procès contre Loras Tyrell, le frère de Margaery qui, ne l'oublions pas a failli épouser Cersei dans la saison précédente. Loras se fait arrêter suivi de la Reine Margaery sous les yeux du roi Tommen qui ne réagit même pas. Les choses commencent à sérieusement se gâter à Port-Réal, il serait temps qu'il se passe enfin un VRAI truc qui change vraiment tout. Bon ok, c'est vrai, je veux que les Lannister, partent, très loin, haha.
Et enfin, nous arrivons à Winterfell. En passant, j'aime vraiment beaucoup ces scènes avec Sansa qui se passent à Winterfell, comme je le disais dans mon article précédent. Sansa se marie avec Ramsay Bolton, d'ailleurs, tout le monde est bien tranquille pendant que Stannis est en marge pour faire la guerre mais bref, passons. À la fin de la noce, Ramsay viole Sansa et force Theon à regarder.
Pour le coup, cette scène était peut-être un peu too much, non mais c'était franchement dégueulasse ! Et surtout, pauvre Sansa, il lui aura fallu cinq saisons avant de finir par se faire violer, elle s'en était quand suffisamment bien sortie pour ne pas avoir à en arriver là !




  • Épisode 7 intitulé The Gift

C'est à Winterfell que débute cet épisode. Nous retrouvons Sansa Stark qui tente de trouver un moyen de s'enfuir, enfermée dans sa chambre.
Theon vient la voir. celle-ci tente de le raisonner mais c'est sans succès, à peine parti, Théo va répéter les plans d'évasion de Sansa à Ramsay. Afin de faire comprendre à sa femme que toute résistance est vaine, Ramsay tente la servante de Sansa, devant tout le monde. - Franchement, ils mettent le paquet sur l'horreur dans le Nord, déjà dans la saison précédente entre Ramsay et Théo. Cette scène est juste affreuse quand même, surtout que nous, nous sommes là à attendre que Brienne se ramène enfin !
Du côté du Mur, nous retrouvons Sam en compagnie de Jon, celui-ci fait comprendre à son ami qu'il est prêt à tout pour faire alliance avec les Sauvageons en prévision de leur grand affrontement à venir contre les Marcheurs Blancs. Résultat, Jon s'en va et Sam se retrouve seul face à une Garde de Nuit plutôt énervée. Pour preuve, deux hommes commencent à s'en prendre Gilly, rapidement, Sam intervient et là, on sait tous qu'il faut qu'il y aille, qu'il montre qu'il n'est pas un bon à rien ! Et... Sam commence à se faire frapper, jusqu'à l'arrivée de la louve de Jon qui les sauvent. Même quand il n'est pas là, Jon sauve toujours la peau de son pote, c'est dingue. S'ensuit le rapprochement tant attendu entre Gilly et Sam.
Nous retrouvons Stannis et Melissandre, en route pour Winterfell. Stannis qui commence sérieusement à douter de Melissandre ne sait plus vraiment quoi faire. Celle-ci lui dit qu'il y a un moyen de gagner la guerre, pour cela, il faudra sacrifier la jeune Shyreen. Stannis qui pour une fois dans sa vie montre qu'il est humain demande à Melissandre de partir. Un grand dilemme s'impose donc.
Retour à Dorne, Jaime qui est enfin parvenu à parler à Myrcella lui dit qu'il faut partir, folle d'amour, Myrcella refuse de partir avant de s'être mariée. Pendant ce temps-là, Bronn qui est toujours en prison manque de mourir à cause d'une Sand Snakes qui l'empoisonne mais, lui donne finalement l'antidote.
À Meereen, Daenerys est forcée d'assister à des combats d'arènes dont elle a accepté le reprise pour le bien-être de la cité qui s'effondre peu à peu. On aperçoit Jorah qui est envoyé au combat. Enfin, oui enfin Daenerys et Tyrion se retrouvent, il était plus que temps !!
Et enfin, à Port-Réal, nous voyons un Tommen plus qu'impuissant face aux accusations contre la reine Margaery et son frère. Cercei, elle, se réjouie de la situation, elle va même jusqu'à rendre visite à sa belle-fille en prison - bah ouais, il faut bien qu'elle jubile un peu ! - Seul problème, le neveu de Cercei a raconté tous les petits secrets de la Reine Mère, des incestes aux enfants illégitimes. Ni une, ni deux, Cercei est menée en prison pour mon plus grand plaisir !
C'est également à ce moment que nous apprenons enfin qui a tué Geoffrey dans la saison précédente,  il s'agit de la grand-mère Tyrell et de Baelish.


Mon avis : 

Encore plus que dans les saisons précédentes, je trouve que cette fois les épisodes sont bien plus  centrés sur une poignée de personnages que sur les cinq minutes par intrigue habituelle, ou les longs passages à Port-Réal qui sont parfois très - trop - ennuyeux. Jusqu'à ce moment tant attendu : Cercei arrêté et jeté en prison, alors ça franchement, il était temps !
On en apprend un peu plus encore sur la Garde de Nuit, sur Winterfell et Meereen, il ne manquait plus qu'Arya soit plus présente et tout était parfait ! 
Au début, les passages sur Meereen ne sont pas hyper palpitant, je trouve que l'intrigue commence à tourner en rond, elle semble incapable et complètement dépassée, c'est pas facile sans ses dragons.
Il commence à y avoir souvent un peu trop de bla-bla, mais bon, il faut parfois. Vivement que Tyrion arrive, et oui, c'est le problème quand on est impatiente ! haha
Et, ENFIN nous assistons à la rencontre entre Tyrion Lannister et Daenerys Targaryen, - oui, il ne faut pas non plus oublier que les Lannister sont à l'origine du déclin des Targaryen -, nous verrons bien s'ils deviennent alliés, ou non.
J'avoue que j'ai eu énormément de mal à rentrer dans les phases qui se passaient au Mur, l'atmosphère et tout, je n'aimais pas trop. Mais finalement, Jon Snow aura eu raison de moi, cette saison est pas mal accès sur le Mur et la cohabitation des membres de la Garde de Nuit. On sent que l'affrontement avec les Nights Walkers (Marcheurs Blancs) est imminent, la tension commence à sérieusement monter dans les rangs de la Garde de Nuit.
Pour le coup, les moments sur Sansa ne me sont plus aussi pénibles que quand elle était à Port-Réal et qu'elle parlait pour ne rien dire. Je trouve ça bien qu'elle retourne sur ses terres natales, aux origines. Bon, bien-sûr elle n'est pas dans une super position, je suis bien d'accord, mais en même temps ce ne serait pas amusant si elle ne craignait rien.

Et enfin, je tiens quand même à signaler que ça ne m'a pas du tout étonné de voir que la grand-mère Tyrell était de la partie quant à l'assassinat de Geoffrey, ça se voyait sur son visage qu'elle cachait un truc et surtout qu'elle aussi, elle n'attendait que ça.












lundi 6 juillet 2015

Mes séries du moment - Game of Thrones épisodes 3&4 de la saison 5

Je vous retrouve aujourd'hui pour parler de la suite de la saison 5 de Game of Thrones. Je comptais publier cet article plus tôt mais je n'ai pas eu le temps de l'écrire avant entre les vacances et les autres articles publiés sur le blog, c'était assez compliqué. 
Rentrons maintenant dans le vif du sujet, pour celles et ceux qui ne l'ont pas vu, vous pouvez retrouver mon avis sur les deux premiers épisodes de la saison 5 se GoT ici





Épisode 3 intitulé High Sparrow 

Arya débute enfin son entraînement, entraînement qui se résume à nettoyer le sol, oui, car pour devenir une Many Faces, Arya doit oublier toutes traces de son identité, elle ne doit être personne !
À Port-Réal, nous assistons au mariage de Tommen - le nouveau roi, fils cadet de Cersei et Jaime -,  et Margaery, qui ne devient reine que pour l'énième fois. 
Dans le nord, le père Bolton explique sa volonté d'allier son fils Ramsay à une autre famille du Nord qui n'est autre que les Stark en la personne de Sansa. À son arrivée à Winterfell accompagné de Littlefinger, Sansa se sent enfin chez elle, dans le Nord auprès des siens. Mais c'est sans compter sur Ramsay qui est plus qu'heureux de l'avoir pour épouse, faut dire, il est désormais reconnu comme un Bolton et non plus comme un bâtard. 
De nouveau à Port-Réal, on trouve, Le Grand Septon (le Chef de l'Eglise à Westeros) arrêté par les "Moineaux" avec à sa tête Lancel Lannister qui n'est autre que le cousin de Cersei. Derrière cette troupe se cache un homme très influent et très pieux à qui Cersei propose de devenir le nouveau Chef de l'Eglise de Westeros, ce qui la mettra en péril par la suite. 
Nous retrouvons enfin Tyrion à Volantis, où déjà la Reine des Dragons fait parler d'elle. Durant une courte absence, Tyrion se fait enlever par Jorah Mormont, - souvenez-vous il est l'ancien conseiller de Danaerys qui l'a banni de son territoire après avoir appris sa traitrise. 



Épisode 4 intitulé Sons of the Harpy

L'épisode s'ouvre sur la ville de Dorn, Jaime et Bronn viennent d'arriver sur place pour emmener Myrcella à Port-Réal. Ellara, la maîtresse du défunt Oberyn prévoit de se venger en utilisant la jeune fille. 
À Port-Réal, Cersei n'a qu'une envie, comploter contre Margaery. Pour cela, elle concrétise son plan qui est de faire arrêter le frère de Margaery, Loras par les Moineaux, invoquant comme motif l'homosexualité de l'homme. La jeune reine, excédée se tourne vers le roi, qui, comme on le remarque rapidement n'a pas grand pouvoir. 
S'ensuit des scènes aux abords du Mur, on aperçoit la princesse Shireen, la fille de Stannis Baratheon, ce dernier veut tout faire pour sauver sa fille, malade à cause d'une poupée maudite. Pour une fois, Stannis semble vraiment attaché à sa fille, il est prêt à tout pour que celle-ci ne meure pas, après tout, elle est la princesse Shireen de la maison Baratheon et surtout la fille de Stannis. 
De son côté, Tyrion reconnait son ravisseur en la personne de Jorah, il comprend alors que celui-ci a l'intention de le mener à la Khaleesi et non à Cersei qui a ordonné la mort de son jeune frère. Du côté de Daenerys, les choses ne sont pas bien rose non plus, les Fils de la Harpie (qui refusent la fin de l'esclavagisme) continuent leur vendetta dans les rues jusqu'à prendre en embuscade une troupe d'Immaculés. Entre dans la bataille Ser Barristan Selmy, LA légende de Westeros qui après avoir abattu un bon nombre d'Immaculés reçoit de nombreux coups de couteaux. Au moment où on pense qu'il en est fini de lui, Ver Gris s'interpose juste avant pour ensuite s'étaler au sol au côté de Ser Barristan. Qu'en est-il d'eux ? sont-ils morts ? 



Mon avis : 

Bon, déjà, comme souvent dans Games of Thrones, je m'ennuie particulièrement durant les scènes à Port-Réal, je trouve qu'il y a encore plus de petites discussions futiles qu'autre chose - surtout depuis que Tyrion a quitté le navire. Je pense que c'est également parce qu'il faut bien dire la vérité, Cersei/Sansa/Margaery font parties de ces personnages qui ne font que parler. J'avoue que dans ces deux épisodes, j'ai retrouvé le bon vieux Port-Réal des saison précédentes. Du bla-bla et pas d'action. Après, c'est vrai qu'il s'agit seulement du troisième et du quatrième épisode de la saison, il faut bien imposer certaines bases. Surtout que nous allons avoir droit à de nouveaux personnages pour cette saison, notamment le nouveau Grand Septon. En revanche, cette histoire de "Moineaux" n'est pas trop mal, surtout qu'elle a l'air relativement sérieuse puisque dès le quatrième épisode Loras, le frère de Margaery, initialement promis à Cersei est arrêté pour homosexualité. Avec ces nouveaux personnages, on ne peut qu'imaginer qu'il y aura de l'action ! 
Pour ce qui est de Arya, je n'attends qu'une seule chose, qu'on la voit plus, qu'elle soit plus présente et que son intrigue avec le dieu Sans Visages, depuis le début de la série, elle fait partie de mes personnages préférées et j'aimerais qu'elle commence à vraiment devenir badasse ! 
Alors pour une fois, vraiment pour une fois, j'apprécie les scènes avec Sansa, elles ne sont pas complètement inutiles ou inintéressantes, non parce qu'il faut dire, elle est douée pour ça. Non j'avoue que cette nouvelle histoire m'intrigue. Tout d'abord parce qu'il était grand temps de quitter Port-Réal, excepté la mort, il ne lui restait pas grand chose. Le fait qu'elle revienne dans le nord, là où sont ses racines est une très bonne idée, surtout pour se retrouver auprès des Bolton, qui, comme on a pu le voir la saison précédente, sont de vrais fous. 
J'ai trop, trop, trop aimé la scène entre Stannis Baratheon et sa fille, la princesse Shireen. J'aime vraiment beaucoup la princesse, elle est un personnage attachant, — surtout en compagnie du bras droit de Stannis mais ça c'est une autre histoire. Pour le coup, moi qui n'aime pas Stannis comme personnage, bon à cause de Mélisandre mais quand même, il faut dire que c'est un bon lâche, j'ai été vraiment surprise face à son discours, mais bon, après, je me dis que ce pourrait très bien être des mensonges, les scénaristes de GoT sont doués pour semer le doute. 

Et enfin le, LE gros point positif, c'est l'arrivée de Tyrion à Maureen, enfin Daenerys ne sera plus seule ! Non parce que c'est bien de vouloir conquérir Westeros, mais c'est pas comme si elle y avait déjà vécu ou qu'elle savait comment les gens sont là-bas. Surtout, le fait que ce soit Tyrion qui la retrouve quoi ! Je sens que ces scènes vont tout simplement être géniales. S'ajoute à cela le fait que Daenerys commence à ne plus du tout s'en sortir face aux Fils de la Harpie, elle aura donc bien besoin de Tyrion étant donné qu'il s'y connaît un minimum puisqu'il a été Hand of the King auparavant, sa famille règne sur Westeros et en plus, Tyrion connaît le royaume à l'inverse de Daenerys qui n'y a jamais m'y les pieds, on peut donc imaginer qu'il lui sera d'une aide importante. 


N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, des avis sont les bienvenus ! 




La promise au visage de fleurs de Roshani Chokshi

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