dimanche 19 octobre 2014

L'allée des artistes - #4 Mes séries du moment

Je vous retrouve une nouvelle fois pour vous parler de mes séries du moment, je vous le disais dans un article précédent (si vous ne l'avez pas lu c'est ICI ) je suis fan de séries. Comme d'habitude en septembre/octobre c'est la rentrée, mais pas seulement pour nous, pour bon nombre de séries aussi. Je ne peux pas vous parler de toutes les séries que je regarde (oui il y en a un paquet), j'ai décidé d'en choisir seulement trois que je vais vous présenter. 
  • Z Nation. 

Je suis tombé dessus un peu par hasard, en cherchant un nouveau truc à regarder. Quand j'ai vu les critiques et les avis sur Allociné, c'était mal parti. Cette série Syfy est tout simplement détestée. Simplement car les fans de Walking Dead ne supportent pas qu'ils puissent y avoir une autre bonne série sur les zombies. Franchement, je trouve ça ridicule, j'ai pas mal d'amis qui regardent la série Walking Dead et qui pourtant adorent Z Nation. Je tiens à dire que Walking Dead n'a pas le monopole des zombies, ils ne sont pas les premiers à avoir exploité ce sujet et encore moins les derniers. Bref, contrairement à toutes ces personnes j'ai été agréablement surprise par cette série. Je n'en regarde pas énormément sur Syfy, pourtant cette fois, je ne le regrette pas. La première saison a débuté en septembre, l'épisode 6 est sorti avant-hier aux États-Unis, il en reste donc encore pas mal avant la fin de la saison. J'ai bien accroché tout d'abord parce qu'on rentre directement dans le vif du sujet. Contrairement à d'habitude, on assiste pas à la propagation du virus, elle a déjà eu lieu. Tout commence avec cet homme, on lui injecte un produit pour ensuite lui jeter des zombies dessus. L'homme ne se transforme pas, après 8 morsures il ne succombe pas au virus. Il est l'antidote, il est le moyen de sauver le monde et tout repose sur lui, Murphy. Se constitue une bonne petite équipe qui n'hésite pas à tuer des zombies. Ici, il n'y a plus de pitié pour ceux qui se transforment, même les membres de leur équipe qui deviennent des zombies ne dérogent pas à la règle. Mais maintenant, ils ont un vrai espoir, commence donc cette quête vers la Californie où se situe un laboratoire qui pourrait étudier Murphy et ainsi créer un antidote. 
Au fil des épisodes, les choses se compliquent, on en apprend plus sur certains personnages qui sont vraiment attachants et d'autres beaucoup moins. 

Je recommande vraiment cette série, ce que j'ai déjà fait avec quelques amis, si vous aimez les zombies, foncez ! 



  • American Horror Story 

J'ai souvent été très mitigé avec cette série, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, j'ai adoré les deux premières saisons, surtout la deuxième en fait. Je l'ai vu en deux jours (elle était déjà sortie quand je l'ai regardé). Je l'ai trouvée simplement géniale, tout était bon, des intrigues aux personnages. 
Et puis, avec les trois, je trouvais que ça commençait à s'essouffler, elle était trop simple, les intrigues pas du tout au niveau de mes espérances, très loin de la saison 2. J'ai fini cette saison 3 avec déception, je n'espérais qu'une chose, que la quatrième soit bonne sinon j'allais rapidement m'en désintéresser. Après seulement deux épisodes déjà diffusés, je peux vous dire que cette saison m'a tout l'air d'être génial. On entre direct dans le bain du Freak Show (thème de cette saison), on retrouve une nouvelle fois de bons voire très bons acteurs - je pense surtout à Jessica Lange qui est toujours aussi époustouflante dans ses rôles. 
Pourtant, j'avais pas mal d'a priori par rapport à cette saison, le fait que ça se passe dans un cirque pendant le maccarthysme ne me transportait pas vraiment. J'aurais dû, vraiment. Les "monstres" sont bel et bien inspirés du Freak Show, on ressent bien qu'ils sont vus comme du divertissement et non comme des humains. 
Je ne peux pas encore dire après deux épisodes que cette saison est à la hauteur, cependant ces deux premiers épisodes permettent de se faire une idée sur la suite, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle semble être bonne ! 



  • Supernatural

Et enfin, je voulais vous parler d'une série que j'aime vraiment, vraiment beaucoup. Je pense que beaucoup la connaissent déjà, elle commence à se faire vieille. En effet, la saison 10 a commencé il y a deux semaines aux États-Unis. Après avoir passé je ne sais combien d'heures à rattraper toutes mes saisons en retard, je suis enfin arrivée au bout ! J'ai commencé la saison 10 dès qu'elle est sortie. Je sais que regarder 10 saisons d'un coup c'est beaucoup trop, surtout quand il y a en moyenne 22 épisodes. Pourtant si un jour, vous ne savez pas quoi faire, commencez là. Je la compte vraiment parmi mes séries préférées. 
Je trouve que tout est bien trouvé à chaque fois, l'atmosphère est top que ce soit ces longs trajets en Impala (ce que j'aimerais avoir cette voiture), les personnages ont de la contenance, ils sont intéressants et tellement attachants. C'est aussi la série en elle-même qui me plaît, le principe de deux frères qui chassent des démons, la présence des anges mais aussi du diable en personne. Tout ce qui touche un peu au surnaturel me passionne, c'est aussi pour cela que je l'aime tant. 
Je ne veux pas vous raconter ce qui se passe dans cette saison car comme je l'ai dit, c'est la dixième et il n'y aurait aucun intérêt pour vous de savoir ce qu'il s'y passe. 
Néanmoins, bien qu'elle compte un nombre d'épisodes vraiment impressionnant, je la conseille pour ceux qui comme moi aiment ce genre. 



C'est tout pour cette fois ! Encore une fois je suis désolée de mettre autant de temps à publier des articles, seulement comme je l'ai déjà dit ce n'est vraiment pas simple de trouver du temps avec mes cours. J'espère que cet article vous a quand même plu. 






mardi 14 octobre 2014

Le Coin des Libraires - #8 Moi, Christiane F., la vie malgré tout de Christiane Felscherinow

Aujourd'hui, je vais vous parler de la suite d'une découverte littéraire de quand j'avais 13-14 ans, Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée..., je vous en parlerai très prochainement. 
C'est l'année dernière que j'ai entendue parler de cette suite, lors d'un article pour le magazine Le Monde. J'étais trop contente, j'allais enfin connaître la suite de ce livre qui m'a tant bouleversé des années auparavant. J'avoue c'était presque une obsession de connaître la suite de la vie tragique de cette adolescente torturée qu'est Christiane F., au point que j'ai fais des recherches sur Internet pour y trouver des informations. Quand une histoire nous plaît vraiment, même après la dernière page on aimerait savoir ce que sont devenus ces chers personnages des années après. C'était le cas pour moi, je voulais savoir ce qui était arrivé à Christiane F.. Je suis tombé sur pas mal d'articles qui disaient qu'elle avait eu un enfant qu'on lui aurait retiré parce qu'elle avait replongé dans la drogue. D'autres qui parlaient exclusivement de son addiction - ses addictions. Je ne trouvais pas ça suffisant comme "suite", c'est vrai où était l'intérêt de ne savoir que cela ? C'est bien de savoir qu'elle a replongé mais comment, et surtout pourquoi ? Tout ça n'était jamais expliqué, du moins jamais réellement. Ce roman a tout changé. 

Quand je suis tombée sur cet article dans Le Monde, j'ai appris qu'il allait y avoir une suite, écrite par elle cette fois, j'étais trop pressée de le lire. Il est sorti en octobre 2013 et j'avoue que je n'ai même pas trouvé le temps de l'acheter jusqu'à la semaine dernière. À vrai dire, je voulais attendre qu'il sorte en format poche, c'est quand même beaucoup plus pratique pour le transporter. Dès que je suis tombé dessus en traînant dans le rayon livre, je l'ai pris, cette fois, il était temps que je le lise

C'est simple, en deux jours je l'avais fini. Tout comme son prédécesseur, ce livre se dévore. Ce que j'aime particulièrement, c'est la réalité des choses, la façon objective qu'à Christiane envers le monde et sa capacité à nous le faire comprendre de son point de vue. Ce roman est très différent du premier, pourtant le passage de sa vie d'adolescente à sa vie d'adulte se fait tout naturellement. Au début de ma lecture j'ai vraiment ressenti la même ambiance, la familiarité des lieux de Moi, Christiane F., 13 ans... la différence est qu'elle semble détachée, elle raconte son histoire de façon si normale que ça en devient presque gênant. Elle nous introduit dans son intimité, elle n'a aucune limite, c'est ce que j'ai trouvé génial dans cette lecture. Elle n'a aucune gêne, après tout, pourquoi devrait-elle en avoir ? Son récit est plus mature, beaucoup plus lointain j'ai trouvé. On suit ses traces tout au long de sa vie, durant ses voyages que ce soit aux États-Unis, en Suisse ou encore en Grèce, on apprend qu'elle a côtoyé de grandes personnalités de l'époque comme David Bowie ou Nina Hagen. Elle vit dans l'action, chaque jour et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle a eu une vie bien remplie. 



Moi, Christiane F, la vie malgré tout.

Durant une interview, elle disait qu'il y avait un avant et un après son premier roman, que cette suite représentait l'après. Ce que j'ai réellement aimé dans ce livre ? Encore une fois elle dénonce un bon nombre de problèmes dans la société. J'étais vraiment dégouté de voir à quel point les médecins peuvent être incompétents parfois. Son fils aurait pu mourir avec ce médecin qui a eu son diplôme on sait où. Ou encore l'existence du parc Platzspitz qui est dépeint d'une telle façon qu'on ne peut que la croire. Je n'avais jamais imaginé qu'elle puisse regretter la publication de Moi, Christiane F., 13ans, droguée, prostituée..., comment aurait-elle pu le regretter sachant que je l'avais adoré ? Pourtant c'était bel et bien le cas, la principale raison étant la médiatisation qui a suivi. Je comprends qu'elle ait vraiment commencé à vivre de façon recluse avec le temps, être harcelé de cette façon que ce soit par les journalistes ou les passants, ça doit être horrible. 

"Les battements de cœur et la respiration deviennent plus lents quand tu es shooté, les fonctions gastriques et musculaires deviennent plus faibles, ton corps tout entier se calme. C'est parce qu'il sécrète des endorphines, comme quand il jouit ou réprime la douleur. La peur, le froid, la faim, tout ce qui est négatif, tu ne le sens plus. D'abord les douleurs s'apaisent, puis tu te retrouves dans un état de douce euphorie."

Je peux véritablement dire qu'elle a eu une vie de merde, oui oui. Qu'elle l'ait cherché ou non, là n'est pas la question. Pourtant, pas une seconde j'ai eu pitié d'elle, jamais. Au contraire, on apprend à la respecter, elle est encore vivante, elle a réussie là où d'autres ont échoués. Elle sait qu'elle est sérieusement malade, qu'elle se l'est elle-même infligée, et elle l'accepte. Oui, elle ne laissera personne la juger sur ses erreurs passées bien qu'au fond ça la touche personnellement. Tout ça, elle nous le dit à nous. Elle semble avoir confiance en ses lecteurs et c'est ce que je trouve remarquable. 

"Les livres, c'est mon automédication. Dans mon imagination, je suis libre, il n'y a pas de limites et pas de devoirs, je peux faire et laisser faire ce que je veux, je ne déçois personne. Ça me fait du bien. Je crois au fait que le corps va bien quand l'âme est saine, et inversement. La lecture m'aide. Mais ce sentiment agréable disparaît aussi vite que l'histoire est finie."

J'ai adorée ce roman, je le relirai sans hésité et je compte bien le faire. 





samedi 11 octobre 2014

L'Avenue du cinéma - #8 13 Sins de Daniel Stamm


Samedi dernier, on a décidé avec les copains de se faire un rush film d'horreur, comme d'habitude on a été assez déçu. Quand j'étais enfant, j'en regardais souvent avec ma mère, maintenant je n'en regarde quasiment plus. Pourquoi ? Très bonne question, simplement parce que voir du sang pour du sang, ça devient rapidement énervant. Du coup, ne sachant pas quoi regarder, Paul nous a proposé de mettre 13 Sins de Daniel Stamm. J'étais pas trop motivée mais bon, je n'avais aucune autre idée. Et puis j'avoue que finalement je suis bien rentrée dedans. 

Je préfère déjà vous prévenir que je n'ai pas vu 13 Jeux de mort réalisé par le Thaïlandais Chukiat Sakveerakul.
On commence à suivre un homme, Elliot qui vit tranquillement avec sa femme qui attend un enfant. Seulement, Eliott a beaucoup de dettes, il ne sait pas comment s'en sortir. La situation empire quand il se fait renvoyer de son travail. Comment va-t-il faire ? 
Jusque-là c'est assez simple, la situation se complique rapidement, il reçoit l'appel d'un inconnu, celui-ci lui explique qu'il va jouer à un jeu. Oui mais un jeu pas comme les autres, il devra suivre treize étapes pour tenter de devenir milliardaire. Ce jeu paraît simple, mais on sait très bien que les étapes seront de plus en plus dures, et évidemment, tout à un prix. 

La première étape semble anodine bien qu'elle soit déjà dégoutante, il doit manger une mouche morte. Tout commence à partir de là, s'enchainent alors une série d'évènements, de mensonges et de problèmes. Elliot n'arrive pas à se sortir de ses problèmes, son petit frère est autiste et son traitement n'est désormais plus remboursé. Eh hop, un problème de plus. Comment notre protagoniste va-t-il réagir par rapport à ça ? Facile, il continue d'accepter ces étapes de plus en plus délicates. 




C'est vrai que ce thème a souvent été utilisé, jusqu'où pouvons-nous aller pour de l'argent ? Ce n'est pas pour ça que le film m'a transporté, mais plutôt pour tout ce qu'il y avait autour. L'histoire avec le père, que lui-même est passé par là des années plus tôt, cette histoire qui nous révèle comment est morte sa mère quand il était enfant. Tout ça, je ne l'ai pas vu venir, comme la chute, vraiment, je ne m'y attendais pas. L'ennemi de notre héros se révèle être un personnage inattendu, je n'y croyais presque pas, surtout quand on voit de quelle façon cet affrontement se termine. Cette idée est tout simplement géniale d'après moi. Rien que pour ça je ne suis pas déçue d'avoir regardé ce film, je n'ai pas eu cette impression que l'on a parfois, celle de perdre son temps. 

J'étais contente de retrouver l'actrice Rutina Wesley, la femme d'Elliot. Je la connais de la série True Blood où elle interprète le personnage de Tara. Par contre, j'avoue que les autres acteurs ne m'ont vraiment pas subjugué, en réalité je n'ai pas grand chose à dire sur eux, leur jeu était assez bon pour que j'apprécie ce film. 

Avec ce héros, on est obligé de ressentir de la pitié, il a véritablement une vie horrible, c'est de cette façon qu'on rachète beaucoup plus facilement ses actes aussi moches soient-ils. Pourtant j'ai trouvé ça un peu facile, pourquoi a-t-il été appelé à ce moment ? Qui sont-ils vraiment ? On ne sait pas, il n'y a que la voix au téléphone qui nous permet de savoir que c'est un homme - et encore. Tout ce réseau qui existe déjà depuis des années n'est pas du tout exploité, j'ai trouvé ça dommage. 

Pour résumé, c'est un bon film, le genre de film qu'on voit une fois ou deux dans sa vie, qu'on aime bien mais qui est loin d'être notre préféré. Et vous, qu'avez pensé de 13 Sins ? 












dimanche 5 octobre 2014

Le Coin des Libraires - #7 L'Épouvanteur tome 1 à 3 de Joseph Delaney

Bonjour les amis ! J'ai longuement hésité à écrire cet article tout d'abord parce que je compte parler d'une saga "d'adolescent" bien que pour moi, ça n'en est plus une. Vous ne comprenez rien hein ? Je vais vous éclairer, l'été dernier, Alex m'a parlé de plusieurs livres qu'il a lus quand il était adolescent, il m'a conseillé de lire la saga de L'Épouvanteur. J'ai commencé à lire le premier tome dans la semaine qui a suivi, je ne suis pas trop rentré dedans, j'ai dû abandonner à la page 30. Et puis, cet été, je m'y suis remise, je comptais le lire dans tous les cas. J'ai recommencé l'histoire depuis le début, et contrairement à la première fois je suis immédiatement rentrée dedans. 
Cette saga est constituée de 13 tomes, dont seulement 10 sortis en France, - j'ai terminé le tome 9 hier. 

Je pense qu'à ma première lecture, j'ai eu du mal à me plonger dans l'histoire à cause de cette peur que ce soit trop enfantin. Finalement, pas du tout. Commence  alors cette histoire fantastique qui touche Thomas Ward, notre protagoniste de 12-13 ans - si je ne me trompe pas. Mais de quoi ça parle au juste ? Dans cette saga, il est question du métier d'épouvanteur et des forces du mal. Oui simplet vous me direz. Seulement, il ne faut pas s'arrêter à ça, l'histoire est beaucoup plus poignante. 



Joseph Delaney, L'Épouvanteur tome 1 : l'apprenti épouvanteur.

Le tome 1 qui s'intitule L'apprenti épouvanteur s'ouvre dans une petite ville du "Comté", on y trouve Tom Ward, un jeune garçon septième fils de septième fils. Ouais c'est intéressant mais alors ? Eh bien, apparemment les septième fils sont ceux qui "peuvent" devenir des épouvanteurs, ils auraient une plus grande force contre les êtres démoniaques. Je ne vais pas vous mentir, ce tome est bien mais très loin d'être aussi bon que ceux qui l'ont suivi. Pourtant, il faut bien commencer quelque part, pour un premier tome, il est plus que correct. Cependant, dans celui-ci, c'est vrai qu'il y a un aspect enfantin, l'auteur ne s'est pas encore pleinement lâché. Tom part de la maison pour aller vivre avec John Grégory, épouvanteur reconnu dans le Comté. Au départ on voit vraiment Tom comme quelqu'un de peureux (bien que je mets quelqu'un au défi de devenir épouvanteur !), finalement, c'est un enfant plutôt courageux qui ne se révèlera qu'au fil des tomes. Quelques jours après sa venue à Chippenden (la ville où vit Grégory), il fait la connaissance d'Alice, jeune fille de son âge aux souliers pointus. J'ai apprécié le fait que l'auteur fasse cette comparaison avec Grégory qui met en garde Tom contre les souliers pointus quelques pages avant. Alice va devenir un personnage important tout au long du premier tome, la méchante étant sa tante Lizzie L'Osseuse, sorcière de Pendle (ville près de Chippenden). Grégory commence son enseignement, il lui donne des cours sur les "démons" qu'ils sont susceptibles de rencontrer, comme des sorcières, des gobelins ou encore le Diable en personne. J'ai beaucoup aimé ces moments où l'épouvanteur donne des cours à Tom, on apprend beaucoup de choses sur le monde obscur. 
Pour ne pas raconter la chute de l'histoire je vais m'arrêter là. Je tiens quand même à vous dire que c'est une lecture géniale, on s'imprègne peu à peu de l'univers fantastique de l'auteur. Étant mine de rien une grande enfant, je suis absolument fasciné par toutes ces histoires de démons et divinités, ce livre était donc fait pour moi. Son gros point étant qu'il se lit très vite, les pages défilent sans qu'on s'en rende compte. 

"Peut-être mais elle en sait trop, et elle est intelligente. Ce n'est encore qu'une jeune fille. Un jour, elle sera une femme, et rien n'est plus dangereux qu'une femme intelligente."




Joseph DelaneyL'Épouvanteur tome 2 : La  Malédiction  de l'épouvanteur.

Dès la fin du premier tome, j'ai commencé le second, Alex a les cinq premiers chez lui, ce n'était donc pas difficile de me les procurer. Il s'intitule La malédiction de L'épouvanteur. Dans ce tome, ça fait seulement six mois que Tom est l'élève de Grégory, sa formation doit durer cinq ans. Durant le premier tome, beaucoup de questions se posent, des questions dont ne connait pas les réponses, pourquoi Tom est-il si hautement considéré ? Et pire encore, quel est ce texte au début de chaque roman, celui qui nous parle de la pierre des Ward ? Dans ce deuxième tome, quelques questions se résolvent, mais encore plus viennent s'ajouter à celles d'avant. On sait quand même certaines choses, notamment que Tom est meilleur parce que son père était lui-même un septième fils, bien qu'il n'a pas été épouvanteur. Ce que j'apprécie dans cette saga, c'est que l'atmosphère monte vraiment crescendo, tout va bien puis finalement on comprend que ça n'était qu'un leurre, rien ne va. D'après moi, pour qu'une histoire soit bonne, il faut absolument de bons personnages, c'est ce qu'on trouve ici, les personnages sont attachants, ils ont de la matière. On en apprend plus sur l'épouvanteur, Grégory, qui est un personnage que j'aime vraiment beaucoup, c'est également le cas pour la mère de Tom, personnage plus que mystérieux. Le méchant de ce tome est très bien choisi, même si en y réfléchissant bien il n'est rien comparé aux tomes qui suivent. On retrouve des personnages qui petit à petit prennent vraiment beaucoup d'importance. Ce livre est un peu moins "jeunesse" que le précédent, les scènes sont moins courtes, parfois elles peuvent devenir angoissante. Tom n'est pas encore un personnage très étoffé, il lui manque toujours cette petite chose, en même temps, il n'a que 13 ans, il ne faut pas trop lui en demander. Le personnage d'Alice est lui très intéressant, elle est celle qui bascule toujours entre le bien et le mal, qui ne veut pas être méchante, mais le voudra-t-elle un jour comme Grégory le pense ? 
Tout comme le premier, ce roman se lit très vite, en une journée il était terminé. Le pire dans tout ça ? On en veut encore et rapidement ! 

"Beaucoup de choses semblent plus belles, vues de loin. Bien souvent, c'est aussi le cas des gens."




Joseph DelaneyL'Épouvanteur tome 3 : Le secret de l'épouvanteur.

J'ai très rapidement lu les premiers tomes, j'étais encore en vacances, j'avais donc le temps de m'y consacrer. Le tome 3 se nomme Le secret de l'épouvanteur. 
Résumé : Alors que le froid se fait plus vif, l'Epouvanteur reçoit un message qui semble grandement le perturber. Il décide aussitôt de quitter Chipenden pour se rendre dans sa maison d'hiver, à Anglezarke. La vieille demeure est lugubre : dans les profondeurs obscures de ses caves sont enfermées des sorcières et des gobelins. Quant au mystérieux auteur de la lettre, qui rôde dans les parages, il se révèle être l'ennemi juré de John Gregory. Au cours de longs mois d'hiver, Tom découvre peu à peu le passé caché de son maître. L'Epouvanteur doit-il payer le prix de ses erreurs de jeunesse ? Lorsque certains secrets qu'il a toujours dissimulés, seront finalement dévoilés, Tom va se trouver en grand danger...


Je tenais cette fois-ci à vous donner le résumé de ce troisième tome pour que votre compréhension soit plus simple. Ce tome 3 est encore meilleur que les deux premiers, l'histoire devient encore plus intéressante. Franchement, on reste scotché à ces romans, ils parviennent à nous tenir en haleine tout le long de notre lecture. Dans ce tome, l'atmosphère est très différente des précédents. Une fois de plus le lieu est différent, dans le premier on est à Chippenden chez l'épouvanteur, dans le second dans une cathédrale et enfin celui-ci se déroule principalement dans la maison d'hiver de Grégory qui se situe à Anglezarke. Avec l'hiver qui arrive, toute l'histoire est plus froide, plus angoissante que les précédentes. Surtout, dans ce roman on en apprend enfin VRAIMENT sur Grégory. Ici, on a affaire à un méchant un peu spécial qui un des anciens apprenti de John Grégory et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est remonté. Il veut ramener Gogloth, le Seigneur de l'Hiver sur Terre - oui oui, vraiment. J'ai beaucoup aimé l'idée de Delaney avec cette mystérieuse femme dans la cave, c'est vraiment intelligent et ça donne plus de consistance au récit. On retrouve une nouvelle fois la jeune Alice avec ses souliers pointus. Plus les pages défilent et plus j'aime ce personnage. 

"Personne ne sait avec certitude ce qui se passe après la mort. Si cela était, il n'y aurait pas tant de religions différentes, prétendant chacune détenir la vérité. À mon avis, peu importe la voie que tu choisis. Tant que tu mènes une vie honnête et que tu respectes la foi des autres, tu ne peux commettre de graves erreurs."


Cet article est un peu spécial étant donné le sujet dont je vous parle. Cependant, c'est une saga que j'affectionne beaucoup et j'espère vraiment pouvoir la faire découvrir à certaines personnes. 
Merci encore pour toutes ces visites 




lundi 29 septembre 2014

L'Avenue du Cinéma - #7 Maléfique de Robert Stromberg

Amen les amis ! J'ai enfin trouvé le temps de regarder le film Maléfique de Robert Stromberg. Je voulais absolument le voir depuis sa sortie au cinéma en mai dernier. Je n'ai pas eu le temps de le voir au cinéma, du coup un peu dégouté, j'ai attendu un peu avant de le regarder. J'aurais vraiment aimé le voir en 3D, les effets spéciaux doivent être monstrueux, surtout quand on sait que le réalisateur s'est chargé des effets spéciaux pour Avatar et Alice au pays des merveilles. 

Je n'ai pas arrêté d'embêter Alex pour le voir, il n'avait jamais le courage de le regarder, et puis le week-end dernier, en désespoir de cause sans doute, on l'a vu. Déjà, je ne m'attendais pas à ça. Quand j'ai appris que ce serait Angelina Jolie dans le rôle de Maléfique, j'ai été un peu déçue, elle n'est pas une actrice exceptionnelle je trouve. Pourtant, avec ce film, je me suis prise une grosse claque, désolée de le dire de cette façon mais je ne vois pas comment l'expliquer autrement. Elle incarne ce rôle à la perfection. 

Après les premières minutes du film, je me suis demandé où le réalisateur voulait en venir, tout était bien, bien loin du mythe de La Belle au bois dormant. J'avoue que je ne lis pas toujours les synopsis, parfois, on en a apprend déjà trop sur le film, c'est le cas pour celui de Maléfique. J'ai l'impression qu'il suffit de lire le synopsis pour connaître toute l'histoire, eh hop, même pas besoin de voir le film. Enfin bref. C'est donc sans aucune attente que j'ai continué de le regarder. Au début, j'ai eu du mal à entrer dedans, c'est à partir d'un moment très précis que j'ai enfin réussi à suivre ce personnage qu'est Maléfique. 

À ne pas lire si vous ne souhaitez pas connaître certains passages du film : 

Pour moi, le film a vraiment commencé quand Maléfique perd ses ailes, c'est le début de tout. On voit ce personnage crier à la mort, sa vie semble détruite. C'est véritablement le cas, du moins c'est ce qu'on peut en déduire quand elle dit que toutes les personnes "justes" ont des ailes, elle n'en a plus et c'est pour cela qu'elle devient maléfique. 

C'est vrai que je peux tout à fait comprendre pourquoi certains ont été déçus de voir que Maléfique est son vrai nom, depuis le début était-elle destinée à quelque chose de maléfique ? Sans doute pas vu la fin du film. J'ai particulièrement aimé le fait que le mythe soit complètement revisité, pour ceux qui ne le savent pas encore, Maléfique est une réécriture de La Belle au bois dormant, les faits sont complètement différents ! La fin du film est pour moi absolument géniale, le fait qu'il n'y ait vraiment qu'un moyen de réveiller Aurore et que pour une fois ce ne soit pas à l'aide d'un beau jeune homme est vraiment une bonne idée. Non parce que franchement, je commençais à en avoir marre des contes qui ne tournent qu'autour de l'amour entre deux personnes qui se marient, ont des enfants et vivent heureux jusqu'à la fin des temps - bla bla bla.
Je l'ai regardé en VO, je préfère largement les voix "originales", je dois dire que la voix d'Angelina Jolie colle carrément au rôle, son cri déchirant quand elle souffre à cause de ses ailes est dure, on a vraiment mal pour elle. Qu'a-t-elle fait pour mériter ça ? Elle a seulement protégé son pays, son univers et elle en paie le prix. Cette réécriture nous permet de voir les personnages de La Belle au bois dormant d'une façon totalement différente. Prenons par exemple le roi Stephane, dans le film il apparaît vraiment comme une ordure, un opportuniste, Maléfique lui faisait confiance, il n'a pas hésité à trahir cette confiance pour devenir roi. On peut néanmoins se dire qu'il a été forcé de le faire, pourtant, il ne semble jamais regretter ses actes, jusqu'à la fin il tente de la tuer. Ce que j'ai trouvé vraiment dommage, c'est de voir le roi tomber dans une sorte de folie à la suite de la malédiction jetée sur sa fille, il semble perdre tout enthousiasme. J'ai juste une question, pourquoi nous le montrer comme un personnage avide de vengeance après ce que Maléfique a fait à sa fille bien qu'on remarque qu'il n'en a rien à faire de sa fille ? Quand il la voit enfin à 16 ans, il ne semble même pas heureux de la voir, jamais. 
Avec ce film, les motivations de Maléfique paraissent plus crédibles, moins machiavéliques, tandis que dans le dessin animé, il n'y a pas de doute, elle en veut à la belle Aurore, elle est l'incarnation du mal. 

Dans ce film j'ai eu peur pour Maléfique, peur pour le mal. Enfin "mal" est un grand mot quand on voit qu'elle n'est pas méchante, elle souffre seulement. Elle est un personnage attachant, pour qui on a pitié, pour qui on ne souhaite qu'une chose : qu'elle cesse d'être rongée par cette haine qu'elle ressent envers le roi Stephane, à juste titre ! 




Pour ce qui est d'Elle Fanning, je n'ai toujours pas réussi à me faire un vrai avis sur son interprétation. Après en avoir largement discuté avec Alex, on était tous les deux d'accord pour dire qu'elle joue toujours le personnage de la naïve, un peu insipide quand même. Son interprétation n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est "potable" je dirais. 


Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est toute cette histoire féerique qui tourne autour de Maléfique, cette jeune fée qui ne demandait qu'à protéger ses terres. Tout comme le fait de retrouver quelques scènes clés du film de 1959 comme celle du baptême ou du fusain. J'ai pris plaisir à voir une histoire de mon enfance complètement revisité, surtout pour les gens comme moi qui adorent la méchante qu'incarne Maléfique dans La Belle au bois dormant. Le fait que le prince n'apparaisse que très peu ne m'a pas du tout gêné, bien au contraire, comme je le disais précédemment, ça change des histoires d'amours basiques. Par contre, un truc qui m'a vraiment laissé bête, j'aimerais vraiment comprendre parce que même maintenant j'ai cette impression qu'on nous prend vraiment pour des débiles. Comment est-il possible que Maléfique ne se soit pas réveillée quand Stephane lui a coupé ses ailes ? Non parce que vu la douleur qu'elle semble ressentir à son réveil, ce n'est pas possible. Cette question restera à jamais sans réponse j'imagine. 

En conclusion, je donne la note de 3,5/5 à Maléfique qui est un très bon film, une bonne histoire revisitée, cela nous permet d'avoir un point de vue différent sur cette fabuleuse histoire de La Belle au bois dormant qui a vu le jour en 1959 dans ces mêmes studios Disney. 


Et vous, qu'avez-vous pensé du film Maléfique ? 


Merci pour toutes vos visites 






dimanche 21 septembre 2014

Le Coin des Libraires - #6 Kaleb tome 3 Tout est bien qui finit mal de Myra Eljundir

Que dire de ce dernier tome tant attendu ? J'y ai trouvé des points positifs et d'autres qui l'étaient beaucoup moins. Je peux néanmoins déjà vous dire que j'ai été transporté par cette lecture. 


Le gros point fort de cette saga est définitivement l'intrigue, toujours aussi bien construite, on ne voit pas les évènements venir (sauf quelques uns mais bon). Je dois dire que je suis souvent déçue par le dernier tome d'une trilogie, c'est celui qui doit être le meilleur, il clôt l'histoire en nous arrachant ses personnages. Après avoir terminé le tome 2 j'ai directement voulu savoir la suite - et la fin - de cette trilogie. En commençant ce livre j'avais vraiment cette appréhension d'être déçue, j'avais déjà une idée très précise de la fin que Myra Eljundir pouvait nous proposer et j'espérais vraiment que ce ne serait pas ce à a quoi j'avais pensé. En réalité, je ne me suis pas trompée bien que j'aurais préféré. J'avoue que je ne vois pas trop quelle autre fin l'auteure aurait pu nous donner sachant que dès le tome 1 on peut imaginer le rôle qu'aura Kaleb dans la prophétie. 

Quatrième de couverture : 

Saison 3. La prophétie du volcan prédit l'avènement d'une nouvelle ère, initiée par l'Elu... Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clé, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu'il a réveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout...


Ce dernier tome de la trilogie de Kaleb lève le voile sur une mythologie qui prend racine bien au-delà de ce que vous pouviez imaginer. Plus que jamais, il est question de pouvoir, de sombre passion, de manipulation machiavélique et du parfum sulfureux d'une saga millénaire dont le dénouement pourrait bien vous faire penser que tout est bien qui finit mal.



Avec ce résumé, on s'attend à quelque chose de génial, d'énorme et c'est véritablement le cas ! J'ai adoré l'histoire des Enfants du Volcan, elle m'a littéralement passionnée. J'ai lu pas mal d'avis suite à mes lectures, beaucoup ont été gênés par le fait que Kaleb ne soit pas très présent et qu'on nous raconte une tout autre histoire en parallèle. Je ne suis absolument pas d'accord avec eux, pour moi, Myra Eljundir a su oser comme peu osent le faire. Elle a pris le risque avec cette histoire de livre du Volcan qui se déroule durant quasiment tout le livre. Je n'aurais jamais cru que le tome 3 serait comme ça, qu'il y aurait cette énorme histoire qui est essentielle pour Kaleb et pour le lecteur. Comme je le disais pour le tome précédent j'ai vraiment apprécié le fait que l'histoire se déroule principalement en Islande mais aussi le rapport mythologique avec ce pays. La façon dont Myra Eljundir exploite le volcan Eyjafjöll est absolument géniale ! 
Le fait que Kaleb ne soit pas au centre du roman comme pour les deux tomes précédents ne m'a pas dérangé, au contraire, le fait qu'on en apprenne sur ses ancêtres nous permet par la même occasion d'en apprendre plus sur Kaleb et ses origines. Le seul truc qu'il faut savoir, c'est que ce récit demande énormément de concentration, notamment avec les noms complexes des personnages. 


"Le vent est semblable à des cris d’enfants. D’après les légendes, les âmes des malheureux mort-nés que les femmes, honteuses, vont enterrer loin des côtes, se mettent à hurler leur peur d’être dévorés par les dieux des Ténèbres."

Le fait de rencontrer autant de nouveaux personnages aurait pu perturber les lecteurs, la lecture aurait pu devenir compliquée, pourtant les personnages ont chacun leur personnalité, les ancêtres de Kaleb sont des personnages intéressants que Myra a très bien utilisés. Ils ont chacun des facettes attachantes ou du moins on ressent toujours une émotion forte vis-à-vis de tel ou tel personnage. J'ai beaucoup aimé l'apparition de l'auteure dans le roman, le fait qu'elle soit une scribe qui détient le livre du Volcan est une très bonne idée. On peut dire qu'elle a pensé à tout, elle arrive à nous entraîner dans son univers, à ressentir ce fameux sentiment d'empathie pour ses personnages. C'est au fil des pages qu'on se rend vraiment compte à quel point Myra Eljundir a été loin, à quel point tout est lié. Avec l'apparition du livre du Volcan, beaucoup de questions se soulèvent - oui encore des questions -, on n'a qu'une hâte : savoir de quoi il s'agit, savoir comment tout ça va se terminer. Cette histoire m'a tellement passionnée que quand elle se terminait je ne voulais qu'une chose : que Kaleb continue d'entendre cette histoire pour que je puisse la connaître en entière, jusqu'à la fin. 

Pour le personnage d'Abigail, le fait qu'elle ne soit pas très présente dans le dernier tome ne m'a pas trop gêné, ça n'est pas un personnage qui me plaît plus que ça. Enfin, je la trouvais très bien dans le premier tome, elle m'intriguait vraiment et son histoire était très intéressante mais la façon dont elle tourne me déplaît. 

Je dirais le principal problème de ce tome - si on met de côté la fin, c'est qu'il est beaucoup trop court, l'auteure aurait dû écrire 200 pages de plus, le livre du Volcan a une place énorme dans ce dernier tome, Myra le développe autant qu'elle le peut ce qui rend cette histoire si passionnante. À l'inverse, pour Kaleb et ses amis, leurs péripéties se passent beaucoup trop vite, tout s'enchaine trop rapidement, même les dernières scènes qui sont pourtant décisives. C'est pour moi ici un gros point négatif, j'en aurais voulu encore, encore plus que ce que l'auteure nous a donné. Je dis cela car après l'avoir terminé je me suis rendu compte que j'étais resté sur ma faim. Voilà, tout était fini, je connaissais la fin de cette saga. Comment expliquer ce sentiment que l'on ressent quand on arrive au bout, quand on sait qu'il en ait fini de ces personnages, qu'ils ont vécus ce qu'ils devaient vivre et qu'on les y a accompagnés ?
Maintenant la fin. Tant attendu depuis le premier tome avec cette histoire de prophétie. Je campe sur mes positions, je déteste cette fin, je savais très bien le rôle que Kaleb aurait dans cette prophétie, c'était certain. Par contre, j'avoue avoir assisté à un vrai coup de théâtre avec les tous derniers évènements, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de fin. L'effet de surprise est évidemment un bon point, un lecteur aime être surpris, cependant, cette idée de fin est pour moi beaucoup trop absurde, elle semble trop bâclée ce qui est vraiment dommage étant donnée la qualité de la saga. 


"Mais je préfère mourir debout que vivre à genoux."


À la fin de ma lecture de cette saga, j'ai lu l'interview qu'a donnée Myra Eljundir pour la Collection R à l'occasion de la sortie du tome 1, j'ai été passionnée par cette auteure. Je rêverais de la rencontrer, son rapport à l'humain semble très intéressant et surtout, le fait qu'elle soit une auteure moderne avec un pseudo entame vraiment ma curiosité. Si vous voulez lire son interview c'est ICI .

Voilà, cet article clôs la fin de cette saga que j'ai tant aimée, que je relirai un jour pour redécouvrir ces personnages et cette fabuleuse histoire. 

J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me donner vos impressions. 
Encore merci à celles et ceux qui ne cessent de me suivre, j'espère être à la hauteur de vos espérances haha.

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vendredi 19 septembre 2014

L'Avenue du Cinéma - #6 Nos étoiles contraires de Josh Boone

La semaine dernière, j'ai vu le film Nos étoiles contraires de Josh Boone. Ça faisait un petit moment que je voulais lire le livre - que je n'ai d'ailleurs toujours pas lu. J'en ai rapidement entendu parler il y a deux ans, ma prof d'anglais de l'époque m'a conseillé de le lire en VO car il n'existait pas encore en français. Vu mon niveau d'anglais à ce moment là je pense que j'ai bien fait de ne pas le lire. Quand j'ai appris qu'il allait être adapté au cinéma, je voulais vraiment le voir. Bien évidemment j'étais certaine que ce serait cul-cul au possible mais bon pourquoi pas ? 

"Augustus Waters était un salopard d’autoglorificateur, mais on lui pardonne. On lui pardonne non pas parce qu’il avait le cœur aussi bon au sens figuré qu’il était naze au sens propre, ou parce qu’il savait mieux tenir une cigarette que tous les non-fumeurs du monde"


Dès le début on sait quel sera le destin de nos deux protagonistes, Hazel & Gus, destin forcément tragique. Hazel Grace est atteinte d'un cancer de la thyroïde au stade 4, autant dire qu'elle n'a aucune chance de s'en sortir bien qu'un médicament ait réussi à stopper l'évolution de la maladie. Pour l'aider à supporter la maladie, ses parents décident de l'inscrire dans un groupe de soutien pour jeunes personnes atteintes du cancer où elle fait la connaissance d'Augustus qui est atteint d'ostéosarcome, une tumeur qui apparaît généralement au niveau du genou. Il a d'ailleurs perdu la moitié de sa jambe il y a un an. 

La rencontre est pour moi un des pires moments du film, c'est vraiment décrit comme une amourette d'adolescents absolument pas crédible. Je vais sûrement en décevoir beaucoup mais pour moi, ce film n'est pas extraordinaire, il se regarde je dirais. 


Tout d'abord, j'ai vraiment du mal avec Shailene Woodley, j'ai été déçue par son jeu dans Divergent et ça a également été le cas pour Nos étoiles contraires. À certains moments je la trouvais plutôt convaincante et à d'autres elle me sortait par les yeux. Par contre, j'ai été assez surprise par Ansel Elgort, je l'ai vu dans plusieurs films récemment (La Vengeance de Carrie et Divergent) où il ne m'a pas du tout éblouie, pour dire la vérité, il ne m'a absolument pas marqué. Dans Nos étoiles contraires, c'est différent, son jeu est bon, rafraichissant. Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est le thème de l'oubli qui revient tout au long du film. Pour le coup, j'ai trouvé ça très bien d'explorer ce sujet, que se passera-t-il quand ils mourront ? 
Ils savent que c'est inévitable et ils ne se soucient que d'une chose : le souvenir. 
Gus veut marquer le monde de son emprunte, il veut vivre. Hazel aussi, mais pas de la même façon, elle voit plus le monde de façon réservée, presque cachée. Au début on la voit vraiment comme une personne solitaire, résignée qui a accepté son destin. L'optimisme de Gus permet de ne pas sombrer dans le mélo, ce qui est un bon point pour ce genre d'histoire. 


L'histoire de John Green est d'après moi une bonne histoire, cependant, le problème est que comme d'habitude l'adaptation au cinéma existe pour se faire encore plus d'argent - quoi de mieux que le profit ? - du coup on finit le film avec ce petit goût amer dans la bouche. Tout est fait pour faire pleurer dans les chaumières, et c'est bien dommage. Néanmoins certaines scènes restent très bonnes, comme celle où Hazel doit écrire son discours pour l'enterrement de Gus, non mais par contre quel genre de personne demande à celle qu'il aime de faire ça ? C'est juste trop horrible. 
La scène dans l'église est pour moi une des plus touchantes, elle est riche en émotion, et je dois bien avouer que le petit discours d'Isaac, le meilleur ami de Gus m'a vraiment touché, ça nous permet de ne pas être seulement enfermé dans l'histoire d'amour entre Gus et Hazel. Tout comme la scène à Amsterdam quand ils vont visiter la cachette d’Anne Frank, en soi, je la trouve un peu trop surfaite mais j’y ai compris un message tout autre, celui qu’ils seront toujours là l’un pour l’autre, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que la mort les sépare. J’y ai vu de l’espoir, une belle image de la vie pour deux personnes au bord de la mort. 

"Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellation."

Il y a une autre raison pour laquelle je n’ai pas pleinement été dans ce film, malheureusement je n’ai pas pu me décrocher du film Ma vie pour la tienne.
Il y a des similitudes entre les deux films, du point de vue de la maladie mais surtout pour l’histoire d’amour entre Kate et Taylor et le fait que ce soit Taylor qui décède tout comme c’est Gus qui décède le premier. Je sais que c’est un peu réducteur pourtant durant tout le film j’avais une pensée pour ce film que ma copine Andréa m’a fait découvrir.

Je m’attendais à être déçue mais je ne pensais pas que ce serait à ce point là, je lui mets vraiment tout juste la moyenne pour la qualité de l’histoire et le jeu de certains acteurs qui redressent le tout, cependant j’ai été loin d’être transporté. 

Et vous, vous pensez quoi de Nos étoiles contraires ? 

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lundi 15 septembre 2014

Le Coin des Libraires - #5 Kaleb tome 2 Abigail de Myra Eljundir

Chose promise, chose dû. Dans mon article précédent je vous parlais du premier tome de la trilogie Kaleb de Myra Eljundir, pour ceux qui n'ont pas lu cet article je vous conseille d'y jeter un coup d'oeil ( Kaleb tome 1 ). Aujourd'hui je vais donc vous parler du second tome de cette saga que j'ai lu il y a déjà quelques mois. 

"Que sais-tu de l’horreur d’être un animal écorché vif pour sa fourrure ? Rien. Moi, je l’ai ressentie à chaque fois que je croisais une connasse en vison."

Tout d'abord pour que les choses soient plus simples, je vais vous mettre la quatrième de couverture de ce tome 2 : 

Magnétique et sensuelle, Abigail est l'arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l'extase.
Inutile de lutter : l'attraction qu'elle suscite est irrésistible.
Même si faire l'amour avec elle, c'est s'unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l'empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l'empathe l'attire comme un aimant.
Au terme d'un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

Après un premier tome éponyme, l'auteure a décidé d'en écrire un second sur le deuxième personnage principal de sa saga. Comme on peut le deviner rien qu'avec ces deux titres, Kaleb & Abigail sont liés, mais comment ? Il faudra le lire pour le savoir. 

À la fin du premier tome, on quitte Kaleb bien décidé à se tourner vers le Mal, son choix est pris, il ne semble pas vouloir revenir en arrière. Pourtant on découvre une nouvelle facette de Kaleb, facette qu'on a pu entrevoir rapidement dans le tome 1 vis-à-vis de son père. Ici, les choses sont différentes, il veut se faire aimer, mais comment faire ? Le fait qu'il soit un antihéros ne fait pas de mal, ça change un peu. Je veux dire les histoires du gentil amoureux d'une gentille, le méchant qui arrive, kidnappe la femme du gentil, ce dernier se bat et remporte la bataille contre les forces du mal, résultat : le bien triomphe toujours du mal et bla bla bla. 
Comme je l'ai dit dans mon article précédent, j'ai aimé le premier tome, mais j'avais besoin de plus pour accrocher à cette saga. C'est avec le tome 2 que je n'ai plus réussi à me détacher de l'histoire. Dans le premier tome on entend parler d'Abigail, le "bras droit" du Colonel qui possède également des dons, celui de succube.
Qu'est-ce qu'une succube ? Incube pour les hommes, une succube serait un démon féminin au service de Lilith, elle possèderait le "don" de séduire tous les hommes qu'elle désire dans le but de les tuer. 
 À la fin du tome 1, beaucoup de questions se posent, qui est gentil : les Sentinelles ou Kaleb ? À qui peut-on faire confiance? Eh bien pour dire la vérité, à la fin de ce tome on ne sait toujours pas réellement de quel côté se positionner. 

"Il n'y a pas de meilleure prison que celle qu'on est persuadé d'habiter..."

Dans ce second tome je n'ai plus du tout été gêné par le style de l'auteure, je pense que c'était seulement le temps d'adaptation. Ce que j'ai surtout apprécié dans ce roman, c'est le rythme des choses. On finit par se dire qu'on commence à savoir beaucoup de choses, qu'il ne reste plus énormément d'informations à savoir, pourtant si. Ce qui est génial avec ce livre, c'est que quand on pense avoir tout compris, on se rend rapidement compte que ça n'est absolument pas le cas ! La prophétie est dix fois plus au coeur de l'histoire, on a dépassé le positionnement de l'intrigue, on entre dans ce qui est intéressant, dans ce qui va nous permettre d'en apprendre plus. Ce qu'il y a de génial avec cette prophétie, c'est que les protagonistes pensent qu'il s'agit d'eux, que c'est "leur" prophétie, ce qui permet de nous faire nos propres avis sur certains personnages qu'on découvre avide de pouvoir.
Personnellement les moments où le Colonel Bergsson pense être l'élu m'ont bien fait rire. 

"Tout ce qu'elle vit, c'est son visage sans masque, pour la première fois depuis leur rencontre. Un visage déjà marqué pour son âge, aux yeux tristes et au charme fou. Un visage qu'elle eut soudain envie de prendre dans ses mains et de couvrir de baisers."

J'ai particulièrement adoré les lieux, la description de l'Islande et de l'Irlande m'ont faite découvrir de la nouveauté, des lieux que je n'avais encore jamais côtoyés dans la littérature, c'est pour moi un bon point positif.

Tous les personnages sont bien construits, ils ont chacun une suite logique au premier tome, et ne cessent de nous mener en bateau durant tout le roman. Ce que j'ai surtout affectionné, c'est le fait que Myra Eljundir n'est pas une simple vision manichéenne des choses, dans son roman tous les personnages ne sont ni bons ni mauvais. Ils possèdent chacun plusieurs facettes qui les définissent et qui peuvent expliquer leurs actes/choix, je pense à ceux du Colonel qui après certaines révélations peuvent être vu d'une façon différente, peut-être un peu plus excusable dirait-on. Tout comme dans Kaleb, nous ne sommes pas seulement lecteurs, mais également personnage intégrant de l'histoire. Les émotions des personnages nous sont jetés à la figure pour qu'on les ressente de la même façon, pour que chaque lecteur réveille son sentiment d'empathie. Je pense que c'est également grâce à l'écriture de Myra Eljundir qu'on a ce sentiment d'être avec eux, sur place en Islande. 

Pourquoi ce tome est-il meilleur que le premier ? La raison principale est la rencontre entre Abigail et Kaleb - ENFIN ! - Leur relation n'est pas du tout ce à quoi je m'étais attendu, on nous décrit Kaleb comme un personnage dur, méchant, égoïste. Pourtant, au côté d'Abigail, on se rend rapidement compte qu'il n'est rien à côté d'elle. J'aime beaucoup leur relation compliquée - l'est-elle trop ?-. Ils s'aiment, du moins semblent s'aimer, pourtant ils se déchirent, se détruisent mutuellement.

Ce second tome permet évidemment d'en apprendre plus sur nos personnages et leurs origines, quel serait l'intérêt sinon ? On sent d'ailleurs durant la lecture qu'on est encore loin de la fin, que ce tome n'est là que pour nous confier le minimum à savoir et que la vérité nous explosera au visage dans le dernier tome. On apprend des choses qui sont dans la continuité de Kaleb, ce qui d'après moi est une bonne chose vu la quantité de questions qu'on se pose pendant notre lecture. La fin de ce roman ne nous donne qu'une envie, lire la suite et enfin apprendre ce qui attend Kaleb, Abigail, le Colonel Bergsson et les Enfants du Volcan. 

"(…) on pouvait voir passer toutes les saisons de ses émotions, les orages, les raz-de-marée, les doutes, les accalmies, l’envie de soleil et la capacité à réchauffer l’autre de son amour."

C'est avec plaisir que j'ai achevé cette lecture et que j'ai rapidement commencé le tome 3 dont je vous parlerai dans un prochain article. En attendant, j'espère que cet article vous a plu, du moins que j'ai pu vous faire découvrir quelque chose de nouveau et peut-être vous permettre de le lire par vous-mêmes, qui sait ? 

Merci à tout ceux qui me suive article après article, c'est génial !
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La promise au visage de fleurs de Roshani Chokshi

Il était une fois un homme qui croyait aux contes de fées. Il était une fois un homme qui savait que les contes révèlent ce qui demeure cach...