vendredi 23 janvier 2015

L'Avenue du cinéma - #11 La Voleuse de livres de Brian Percival

Je reviens aujourd'hui avec l'espoir de vous faire découvrir quelque chose de nouveau. Mon sujet n'est pas très original pourtant : la Seconde Guerre mondiale. Cependant ce film est très différent des autres, non pas qu'ils se ressemblent tous mais ici, on voit l'envers du décor, il ne s'agit pas des vainqueurs, mais des vaincus, les Allemands. 


Le film s'ouvre sur la mort d'un enfant, cette scène d'ouverture est très importante pour la suite de l'histoire puisqu'elle est l'élément déclencheur. Après la mort de ce jeune garçon, on commence à suivre sa soeur aînée, Liesel (interprétée par Sophie Nélisse) qui est envoyée en maison d'accueil dans une petite ville allemande. C'est à partir d'ici que l'histoire commence réellement, Liesel rencontre ses parents adoptifs Hans & Rosa Hubermann (joué par Geoffrey Rush & Emily Watson) et Rudy, un jeune Allemand très prometteur dans le cadre des jeunesses hitlériennes. Commence alors une histoire très triste qui nous retourne l'estomac durant 2h10. Au départ, Liesel ne se plaît pas dans sa nouvelle maison, elle déteste sa mère qui ne cesse de lui donner des ordres et de mal lui parler, elle trouve refuge en son père adoptif qui va lui apprendre à lire. Dès lors, la littérature va faire partie intégrante de la vie de cette jeune fille parallèlement à cela elle prend conscience de l'idéologie du parti nazi durant la montée de celui-ci.

"Le bruit de la page tournée les fit sursauter.
Elle poursuivit sa lecture.
Pendant vingt minutes au moins, elle distribua les mots de l'histoire. Le son de sa voix apaisait les plus petits. Les autres voyaient en imagination le siffleur s'enfuir de la scène du crime. Liesel, elle, ne voyait que la mécanique des mots - leurs corps échoués sur le papier, qui se couchaient sous ses pas. Et ici et là, dans l'intervalle entre un point et la capitale suivante, il y avait Max. Elle se rappelait les moments où elle lui faisait la lecture quand il était malade. Est-il dans le sous-sol? se demandait-elle. Ou bien est-il encore en train de regarder le ciel à la dérobée, tel un voleur ?"

Cette fois-ci, nous ne voyons pas des soldats américains, anglais ou encore français, cette fois-ci on voit l'Allemagne durant la montée du nazisme, il ne s'agit pas de points de vue de soldats ou de réfugiés, non, il s'agit seulement de cette jeune fille qui a été mise en maison d'accueil car sa mère est une communiste, - chose vraiment dur à vivre à cette époque. On assiste à des scènes vraiment horribles, notamment celle où les habitants de la ville brûlent tous les livres au nom du Führer, on vit sous le regard de Liesel qui elle-même ne comprend pas pourquoi. Pourquoi font-ils cela, et au nom de quoi le font-ils ? Plus qu'un simple drame, il retrace l'histoire d'évènements survenus avant la Seconde Guerre mondiale comme par exemple, la Nuit de Cristal. 

Après ce jour, elle comprend la difficulté que représente l'accès à la lecture durant la dictature d'Hitler, néanmoins, pour continuer à enrichir sa passion pour la littérature, elle ne va pas hésiter à voler des livres - oui, oui, dont le nom La Voleuse de livre
Durant son apprentissage littéraire, on assiste à la venue d'un nouveau personnage dans la maison, Max, un jeune homme juif qui cherche refuge chez les Hubermann après que Hans ait combattu aux côtés du père de Max durant la Première Guerre mondiale. Commence alors une belle amitié entre notre protagoniste et Max, elle trouve en lui un grand frère, figure fraternelle qu'elle-même a perdue. Leur relation n'en devient que plus forte quand Max tombe dans le coma et qu'alors, Liesel tente de le sauver en lui lisant des histoires provenant de livres qu'elle "emprunte". 



Ce film permet de comprendre que les Allemands n'étaient pas tous pour Hitler, que certains vivaient dans la répression et la peur. Je pense d'ailleurs que Rosa, la mère de Liesel est l'incarnation de cette peur, elle se cache, littéralement, elle passe ses journées enfermées chez elle à travailler, elle guette par la fenêtre dès qu'elle entend ne serait-ce qu'un bruit. Cette femme en apparence si dur n'est en réalité rien d'autre qu'une femme qui est terrorisée, effrayée à la vue de la montée de la dictature. Son mari, Hans, est totalement opposé à elle, bien qu'il ait les pieds sur terre, il tente malgré son âge de se battre pour la liberté, comme on le voit quand un homme de son village est capturé par les SS pour la simple raison qu'il est juif. Hans, contre toute attente essaie de s'interposer, en vain. Il est d'ailleurs envoyé au front suite à cela. 

Ce qui m'a le plus touché dans ce film, c'est la relation Rudy/Liesel, ils ont beau être très jeunes, ils sont l'élément rafraichissant du film, leurs scènes sont toujours enjouées et on se prend à espérer que les espoirs du petit Rudy sont fondés : il finira par l'embrasser. 
C'est sûrement du fait de cette relation que je mets un bémol à ce film car, franchement, la fin, elle n'est juste pas possible. Arrivée au bout du film, je ne me suis posé qu'une seule question : à quoi bon regarder un film de deux heures si c'est pour qu'ils meurent tous à la fin ? Non mais franchement quoi, que les parents ou d'autres personnages décèdent, je peux le comprendre, il s'agit de la guerre il ne faut pas l'oublier, mais Rudy, non vraiment Rudy quoi, pourquoi lui ?

C'est un gros point négatif pour moi, je ne voyais même plus l'intérêt de finir ce film après cette scène de bombardements, tout le monde est mort excepté Liesel et Max, qu'y a-t-il d'autre à voir ? 

"J'ai aimé les mots et je les ai détestés, 
Et j'espère en avoir fait bon usage."

Markus ZusakLa Voleuse de livres.


J'aimerais lire le livre un jour, histoire comme d'habitude de me faire mon propre avis sur cette adaptation par rapport à son support d'origine. Je pense que cette histoire est plus "facile" à lire qu'à voir, elle est vraiment triste et parfois, je ne savais pas comment réagir face à certaines images. Le livre me paraît également être un bon compromis bien qu'on retrouve l'image de la mort qui est, dans le film présente par la voix off qui prend le rôle de conteur. J'aurais nettement préféré que ce soit le point de vue de Liesel. 


Contre toute attente ce film reste quand même bon, rien que pour sa qualité de film historique, cependant je ne pense pas le regarder de sitôt car, il fait partie de ces films qui vous font mal au coeur et que vous ne souhaitez pas revoir avant un petit bout de temps. 

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lundi 19 janvier 2015

Le Coin des Libraires - #10 Des noeuds d'acier de Sandrine Collette

"Après des années d'errances et d'indécision, j'avais trouvé avec elle quelque chose qui m'allait bien, quelque chose de l'ordre du bonheur, je suppose."
Sandrine Collette, Des noeuds d'acier.

Comme vous avez pu le remarquer, je commence à m'ouvrir peu à peu au genre du roman policier. Après en avoir lu quelques-uns pour un cours, j'ai décidé de creuser un peu plus sous les racines de cette littérature que je connais si mal. 
Des noeuds d'acier de Sandrine Collette est un roman policier français ayant reçu le grand prix de la littérature policière en 2013. Désormais, je comprends pourquoi ! 

Je l'ai commencé en me disant qu'il est court, que ce serait une lecture légère, pfff, n'importe quoi, une lecture légère. Ce roman, est tout sauf ça. En effet, l'histoire se passe en France, un homme prénommé Théo sort tout juste de prison après y avoir passé dix-neuf mois pour avoir presque tué son frère aîné, Max. Dès sa sortie, Théo ne pense qu'à une chose, la femme de sa vie, Liv, couchant avec son frère Max qu'il déteste depuis sa plus tendre enfance. C'est ce qui l'a fait basculer dans cette rage sans nom, il a frappé son frère au point qu'il en devienne un véritable légume, ne pouvant plus rien faire par lui-même et ne pouvant même plus parler. Théo veut revoir son frère, évidemment, pas pour s'excuser, non, il jubile d'avoir écrasé cet être fait du même sang que lui qu'il hait tellement. Commence alors une affaire de dingue, Théo qui a rendu visite à son frère bien qu'il n'ait juridiquement pas le droit commence à paniquer à l'idée de se retrouver en prison, il fuit. Il se réfugie chez une vieille femme, Mme Mignon qui n'est malheureusement pas ce qu'elle prétend être. 

Sandrine Collette, Des noeuds d'acier.

Théo qui n'a donné de signe de vie à personne profite de ses vacances à la campagne, mais un jour, tout va basculer. Il va rencontrer deux vieillards qui vont le séquestrer et le prendre pour leur chien, je veux dire, littéralement. On suit Théo à travers ses moments de captivité, on vit à travers ses yeux et on comprend pourquoi il parle de la vie si crûment, en utilisant des insultes à tout va et en crachant sur ce monde si pourri. 

C'est en un peu plus d'une journée que j'ai terminé ce roman qui m'a vraiment pris aux tripes, c'est avec un réalisme sans nom qu'on suit ce personnage si répugnant qu'est Théo, au fur et à mesure, on se prend à l'apprécier, à vraiment bien l'aimer sans doute par pitié car il n'est pas un enfant de choeur, loin de là, mais faut dire que la vie ne l'a pas gâté. J'ai été vraiment étonné de voir à quel point deux vieillards pouvaient avoir de l'emprise sur la vie d'un homme, je ne parle pas seulement de Théo mais également de ces deux autres personnes qui étaient leur chien avant. Dans ce roman, on fait vraiment face à la bestialité et l'horreur de l'homme, Basile et Joshua, deux hommes d'environ soixante-quinze ans qui se détestent mais détestent aussi les hommes au point d'en faire leurs animaux de compagnie. Le vice ne s'arrête pas là, le chien doit en plus tout faire pour ces hommes, tant d'activités qui tuent Théo à petit feu comme il le décrit si bien. Les trois quarts du roman se déroule dans une cave sombre et humide, c'est comme cela que je vois ce livre. Il nous emmène à travers des lieux si sombres et pourtant si proches de nous, une telle noirceur habite cette histoire qu'on aimerait pouvoir nous-mêmes réagir et ainsi sauver Théo. 

"J'ai l'impression de me nettoyer l'âme jour après jour, très lentement. Je me surveille, je vais cracher mes peurs et mes idées noires dans les ravins chaque fois que je marche."
Sandrine Collette, Des noeuds d'acier.



Achats de janvier 2014.

Ce huis clos est vraiment saisissant, on ne sait ce qui va se passer avant d'avoir lu les dernières lignes, va-t-il s'en sortir ? va-t-il se suicider ou vivre ? Tant de questions qu'on ne cesse de se poser jusqu'au moment de cette fin, presque tragique qui nous entraîne à nous demander, est-ce une bonne chose ? C'est du moins avec cette question que j'ai refermé ce roman tout à l'heure, cette question qui je pense, demeurera sans réponse. 

Si Des noeuds d'acier vous intéresser vous pouvez l'acheter sur Chapitre







lundi 12 janvier 2015

L'Avenue du Cinéma - #10 Gone Girl de David Fincher

C'est avec un avis sur le film Gone Girl de David Fincher que je reviens aujourd'hui. Bien que très prise dans mes révisions/partiels, j'ai néanmoins toujours le temps de voir un bon film, et Gone Girl est de ceux qu'on ne regrette pas d'avoir vu. 

Avant de le voir, j'ai entendu pas mal d'avis par rapport au film, souvent très positif, l'histoire me parlait vraiment mais quelque chose me gênait, et ce quelque chose était sûrement le fait que ce soit Ben Affleck qui incarne le personnage principal, - oui j'ai sans doute un problème d'identification avec certains acteurs... Mais bon, après il s'agit d'un film de David Fincher quand même (voir Seven & Fight Club, pour ceux à qui ça ne parlerait pas).  

Je dois tout d'abord dire que j'avais pas mal d'attentes vis-à-vis de ce film, pas mal de monde semblait s'accorder sur le fait qu'il est un bon film, bien qu'il soit peut-être trop long. C'est également parce que j'aime beaucoup les adaptations littéraires, et même si je n'ai pas lu le roman, je ne voulais pas me gâcher un potentiel plaisir de le lire. Ce qui n'est d'ailleurs pas arrivé. Quelques minutes après le début du film, j'étais déjà dedans. Cette histoire m'a complètement interloquée, je ne savais littéralement plus quoi croire, lui en apparence si aimant, ou elle, cette pauvre femme disparue ? Au début, il n'y avait pas de doute possible, et plus les minutes passent, plus on commence à hésiter, à former des hypothèses concernant le coupable et puis le vice est poussé si loin qu'on finit même par se demander s'il y a un vrai coupable. 
On commence à suivre un homme marié, Nick Dunne en apparence normal. Bien que Nick semble être fatigué des attentions de sa femme, il n'en fait rien et continue sa petite vie tranquille avec elle et sa maîtresse en parallèle. Seul problème, sa femme Amy, disparaît mystérieusement chez eux, directement, les soupçons se portent sur Nick, qui finalement, pourrait s'avérer être le parfait coupable. S'ensuivent des évènements qui vont permettre de renverser tout le film, tout ce en quoi le spectateur pensait était factice. Finalement, tout comme Nick Dunne, on se fait mener par le bout du nez, on croit à ce qu'il faut croire et pourtant...



Et, c'est à partir de là que j'ai été un peu déçue. Cette première partie de recherche jusqu'au moment où tout nous est dévoilé, on apprend finalement qui est le coupable, cette personne avec l'esprit si dérangé que je n'aurais pas soupçonné au début. Ce que j'ai vraiment aimé dans ce film, c'est la façon dont le spectateur se fait duper, car oui, je l'ai pris comme ça. La voix off, nous relate certains faits que les images confirment, et pourtant, quand on apprend qui a manigancé tout ça, bien que cette voix et ces images aient dit vrai, elles n'ont rien affirmé, ce en quoi nous croyons n'est pas forcément ce que l'on nous dit. Je l'ai également vu comme une critique des médias, toute l'histoire fait la une des journaux, Nick est même invité à une émission pour parler de la disparition de sa femme, tout cela semble si bien manigancé, et en effet, manigancé est le moins exact. Après ça, on entre dans une sorte de deuxième partie du film, la recherche du coupable est terminée, le suspense est retombé, alors, qu'y-a-t-il à voir maintenant ? C'est la question que je me suis posé durant le film. Bien qu'un peu trop longue à mon goût cette deuxième partie reste quand même essentielle, elle va plus loin que la plupart des films qui s'arrêtent au moment où le coupable a été trouvé.  

Rosamund Pike m'a totalement bluffée dans le rôle d'Amy, femme très mystérieuse qui se retrouve être une vraie psychopathe - et sociopathe. Je l'ai trouvé crédible du début à la fin, même si parfois son personnage m'a vraiment gênée, je pense notamment à la scène très morbide et dérangeante entre Amy et Desi Collings (incarné par Neil Patrick Harris). Ce sont quelques petits détails de ce genre qui m'ont déplue dans le film. Contre toute attente, la participation de Ben Affleck, n'a pas été si mauvaise, son jeu était tout à fait crédible, et j'ai d'ailleurs fini par le plaindre tellement sa situation semblait vaine. 

Gone Girl est d'après moi un bon thriller américain, différent et très prenant, le spectateur entre vraiment dans une atmosphère presque pesante qui, je trouve, caractérise ce film. 

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Merci à toutes ces personnes qui ne cessent de me suivre.








jeudi 25 décembre 2014

Le Coin des Libraires - #9 Prières pour la pluie de Dennis Lehane

C'est en ce 25 décembre que je vous retrouve pour un nouvel article. J'essaie de faire de mon mieux pour pouvoir publier des articles, bien qu'en ce moment je suis débordée avec mes révisions - Eh oui, je ne suis pas pleinement en vacances puisque après ces deux semaines de répit, j'ai encore une semaine de partiel ! 

Assez parlé de moi, je voulais vous faire partager une découverte littéraire d'un nouveau genre sur le blog, le roman policier

Je m'explique, durant mon premier semestre, l'option que j'ai choisie été roman policier, j'avoue que je l'ai choisi un peu par dépit, je n'aime pas vraiment les romans policiers. En réalité, je m'excuse auprès de tous les grands écrivains de roman policier, je me suis trompée au sujet de ce genre. J'ai eu trois livres à lire pour mon cours, parmi ces trois livres, il y avait Prières pour la pluie de Dennis Lehane. Pour en resituer quelques-uns, il est l'auteur de Shutter Island mais également de Mystic River (qui ont donné lieu à des adaptations cinématographiques géniales). 
Dès le début, je savais que des trois livres que je devais lire, ce serait celui que je préférais, c'est donc celui que j'ai gardé pour la fin. 

"Parce que depuis que tu es partie, j'ai tous ces rêves où tu dors près de moi. Et quand je me réveille, je sens ton parfum, et je suis toujours à moitié endormi, mais comme je n'en suis pas conscient, je tends la main vers toi. Je touche ton oreiller, et tu n'es pas là. 
Et je me retrouve allongé dans mon lit à cinq heures du matin, les oiseaux commencent à chanter, tu n'es pas là et l'odeur de ton parfum disparaît peu à peu. Elle disparaît et.... Il n'y a plus que moi. 


Et les draps blancs. Des draps blancs, ces putains d'oiseaux, et j'ai mal Ange, mais je ne peux rien faire d'autre que fermer les yeux, rester là et regretter d'avoir autant envie de mourir."



Comme je le pensais, j'ai adoré ce roman ! Prières pour la pluie est si je me souviens bien, le cinquième tome de la saga Kenzie/Gennaro. L'auteur a publié six livres sur les mêmes protagonistes, deux détectives privés de Boston. Je ne connaissais pas du tout cette saga avant d'en entendre parler en cours. Tout naturellement, je me suis dit que si le livre me plaisait vraiment, alors pourquoi ne pas lire toute la saga ? C'est d'ailleurs ce que je compte faire ! 

Après avoir lu ce fameux cinquième tome qui comporte des pages qu'on ne voit même pas défiler, on se rend compte qu'on est entré dans le bouquin, qu'on enquête avec Patrick Kenzie. Bien que ce soit inhérent aux romans policiers, je me suis sentie dans l'histoire beaucoup plus rapidement qu'avec les deux autres lectures que j'avais. Dennis Lehane est un auteur qui se lit très bien, auteur qui ne cesse de faire des références culturelles tout au long du roman pour éviter de rentrer dans une ambiance qui serait trop glauque, ou même trop triste. 

Dennis Lehane, Prières pour la pluie.


Quoi qu'il en soit, je relirai Prières pour la pluie dans l'ordre chronologique, c'est-à-dire que j'ai quatre autres romans à lire avant celui-ci. J'ai d'ailleurs été gâté par le Père Noël puisque j'ai reçu les trois premiers livres de cette saga qui sont Un dernier verre avant la gueurreTénèbres, prenez moi la main, et enfin Sacré. Il me tarde de les commencer pour enfin connaître l'histoire de Patrick Kenzie depuis le début, et surtout, de relire Prières pour la pluie, pour y voir encore de nouvelles choses qui m'auraient échappé durant ma première lecture, et surtout, des choses que je ne peux comprendre qu'en ayant lu ses prédécesseurs. 


Prières pour la pluie abrite donc un détective privé comme héros, Patrick Kenzie, celui-ci va devoir mener une enquête très complexe qui mêle énormément de suspects, mais qui abrite surtout un profond malade - oui, je n'ai pas peur de le dire. J'aime vraiment l'atmosphère sombre qu'on retrouve dans ce livre, cette enquête qui ne semble pas avancer et pourtant, quand on y réfléchit bien, on trouve la réponse sous nos yeux, car oui, il faut se méfier des apparences. 


Je pense d'ailleurs que je modifierai cet article après avoir relu une seconde fois Prières pour la pluie, car, comme dans tout bon livre, on ne comprend pleinement l'enjeu qu'après l'avoir lu à plusieurs reprises. 

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Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël. 






mercredi 10 décembre 2014

L'avenue du Cinéma - #9 The Great Gatsby/Gatsby le magnifique de Baz Luhrmann

Je tiens tout d'abord à expliquer cette longue - bon d'accord, très longue absence sur le blog depuis presque deux mois. J'ai été très occupé, et je le suis d'ailleurs toujours, mes partiels arrivent dès la semaine prochaine et j'avais beaucoup de travail à fournir les semaines précédentes, ce qui ne m'a pas permis de continuer à publier des articles comme je l'aurais voulu. En attendant de pouvoir revenir à un rythme de publication normal, je tenais à publier cet avis sur le film Gatsby le magnifique, histoire de continuer à mettre à jour ce blog qui me tient tant à coeur. 


"Il m'adressa un sourire (...). Un de ces sourires rare, source d'éternel réconfort, comme on n'en rencontre que quatre ou cinq fois dans sa vie. Un sourire qui défiait - ou semblait défier - brièvement le monde entier, puis se focalisait sur vous comme s'il vous accordait un préjugé irrésistiblement favorable. Qui vous comprenait dans la mesure exacte où vous souhaitiez être compris. Qui croyait en vous comme vous auriez voulu croire en vous-mêmes."


Je n'ai vu ce film que récemment car je voulais d'abord lire le livre mais je n'aurais jamais pu le voir sinon (vu le nombre de livres que je veux lire...). Comme je l'ai dit je n'ai pas lu le livre, je ne peux donc pas vous en parler pour vous donner mon avis, je pense que je modifierai cet article quand j'aurais lu livre, enfin je verrai.

                                                                                    Francis Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique


Bref, j'ai dit que j'allais parler du film donc c'est parti ! Tout d'abord je voulais dire que j'étais très pressée de le voir (c'est même pour ça que j'ai craquée avant de l'avoir lu) et c'est peut-être aussi pour ça que j'ai été autant déçue. Je m'explique, je l'ai étudiée en anglais en terminale, je l'ai justement travaillée parce que le film sortait, du coup j'ai appris pas mal de trucs par rapport au livre et au film (on ne devait pas le lire ou le voir) ce qui m'a vraiment donné envie de le voir. Du coup quand j'ai commencé à le regarder je n'en pouvais plus, ce film allait-il être à la hauteur de mes espérances ? Et bien non (désolée je sais que je brise des coeurs là haha) mais je n'ai pas du tout accroché. L'élément principal a été que j'ai trouvé les acteurs plutôt moyens excepté la prestation de Leonardo DiCaprio qui est magnifique, c'est bien le seul qui a réellement su me captiver. 

Je pensais que Carey Mulligan était bonne dans ce rôle, pourtant je n'ai pas du tout aimé, elle passe pour la petite naïve de bonne famille ce qui rend son jeu tout sauf crédible. J'ai aussi eu un problème avec les décors. Bien que magnifique, au bout d'une heure on sent déjà que c'est trop, et encore il reste 1h22 après ça. J'ai trouvé que c'était vraiment trop surchargé et ça m'a beaucoup gêné. Mais je pense surtout que le réalisateur Baz Luhrmann n'a pas été au bout de l'oeuvre littéraire. Pour moi, l'histoire n'est pas correctement achevée, je n'ai pas senti ce petit truc qui boucle la boucle et c'est vraiment dommage.



Tout n'est pas négatif non plus, il n'est pas enterré pour autant. Comme je l'ai dit au-dessus Leonardo DiCaprio a été à la hauteur de mes espérances (bon comme toujours ceci dit).
  • Pour le reste ? La bande-son est juste géniale, je l'ai sur mon iPod depuis la sortie du film, je dirais que c'est un bon point fort car les chansons sont très bien choisies, et elles sont de genre différents.
Le début du film était bon, c'est vraiment après la première heure que le film perd de son souffle. Pour ma part j'ai plus souvent eu pitié de Gatsby que de remords pour lui et Daisy.

Je conclurai donc en donnant la note de 5/10 à ce film. Je trouve qu'il mérite tout juste la moyenne car malgré un bon protagoniste, un film bien tourné, il y a trop de choses qui ne me vont malheureusement pas.

"Demain nous courrons plus vite, nos bras s’étendront plus loin... C’est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé."


Je vous mets quelques liens vers certaines chansons et aussi si vous souhaitez acheter le livre ou le film c'est ici :


Bande originale :



Voilà j'espère que cet article vous a plu, je pense avoir donné une vision assez objective de mon avis mais n'hésitez pas à me poser des questions ou à me donner votre avis !













dimanche 19 octobre 2014

L'allée des artistes - #4 Mes séries du moment

Je vous retrouve une nouvelle fois pour vous parler de mes séries du moment, je vous le disais dans un article précédent (si vous ne l'avez pas lu c'est ICI ) je suis fan de séries. Comme d'habitude en septembre/octobre c'est la rentrée, mais pas seulement pour nous, pour bon nombre de séries aussi. Je ne peux pas vous parler de toutes les séries que je regarde (oui il y en a un paquet), j'ai décidé d'en choisir seulement trois que je vais vous présenter. 
  • Z Nation. 

Je suis tombé dessus un peu par hasard, en cherchant un nouveau truc à regarder. Quand j'ai vu les critiques et les avis sur Allociné, c'était mal parti. Cette série Syfy est tout simplement détestée. Simplement car les fans de Walking Dead ne supportent pas qu'ils puissent y avoir une autre bonne série sur les zombies. Franchement, je trouve ça ridicule, j'ai pas mal d'amis qui regardent la série Walking Dead et qui pourtant adorent Z Nation. Je tiens à dire que Walking Dead n'a pas le monopole des zombies, ils ne sont pas les premiers à avoir exploité ce sujet et encore moins les derniers. Bref, contrairement à toutes ces personnes j'ai été agréablement surprise par cette série. Je n'en regarde pas énormément sur Syfy, pourtant cette fois, je ne le regrette pas. La première saison a débuté en septembre, l'épisode 6 est sorti avant-hier aux États-Unis, il en reste donc encore pas mal avant la fin de la saison. J'ai bien accroché tout d'abord parce qu'on rentre directement dans le vif du sujet. Contrairement à d'habitude, on assiste pas à la propagation du virus, elle a déjà eu lieu. Tout commence avec cet homme, on lui injecte un produit pour ensuite lui jeter des zombies dessus. L'homme ne se transforme pas, après 8 morsures il ne succombe pas au virus. Il est l'antidote, il est le moyen de sauver le monde et tout repose sur lui, Murphy. Se constitue une bonne petite équipe qui n'hésite pas à tuer des zombies. Ici, il n'y a plus de pitié pour ceux qui se transforment, même les membres de leur équipe qui deviennent des zombies ne dérogent pas à la règle. Mais maintenant, ils ont un vrai espoir, commence donc cette quête vers la Californie où se situe un laboratoire qui pourrait étudier Murphy et ainsi créer un antidote. 
Au fil des épisodes, les choses se compliquent, on en apprend plus sur certains personnages qui sont vraiment attachants et d'autres beaucoup moins. 

Je recommande vraiment cette série, ce que j'ai déjà fait avec quelques amis, si vous aimez les zombies, foncez ! 



  • American Horror Story 

J'ai souvent été très mitigé avec cette série, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, j'ai adoré les deux premières saisons, surtout la deuxième en fait. Je l'ai vu en deux jours (elle était déjà sortie quand je l'ai regardé). Je l'ai trouvée simplement géniale, tout était bon, des intrigues aux personnages. 
Et puis, avec les trois, je trouvais que ça commençait à s'essouffler, elle était trop simple, les intrigues pas du tout au niveau de mes espérances, très loin de la saison 2. J'ai fini cette saison 3 avec déception, je n'espérais qu'une chose, que la quatrième soit bonne sinon j'allais rapidement m'en désintéresser. Après seulement deux épisodes déjà diffusés, je peux vous dire que cette saison m'a tout l'air d'être génial. On entre direct dans le bain du Freak Show (thème de cette saison), on retrouve une nouvelle fois de bons voire très bons acteurs - je pense surtout à Jessica Lange qui est toujours aussi époustouflante dans ses rôles. 
Pourtant, j'avais pas mal d'a priori par rapport à cette saison, le fait que ça se passe dans un cirque pendant le maccarthysme ne me transportait pas vraiment. J'aurais dû, vraiment. Les "monstres" sont bel et bien inspirés du Freak Show, on ressent bien qu'ils sont vus comme du divertissement et non comme des humains. 
Je ne peux pas encore dire après deux épisodes que cette saison est à la hauteur, cependant ces deux premiers épisodes permettent de se faire une idée sur la suite, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle semble être bonne ! 



  • Supernatural

Et enfin, je voulais vous parler d'une série que j'aime vraiment, vraiment beaucoup. Je pense que beaucoup la connaissent déjà, elle commence à se faire vieille. En effet, la saison 10 a commencé il y a deux semaines aux États-Unis. Après avoir passé je ne sais combien d'heures à rattraper toutes mes saisons en retard, je suis enfin arrivée au bout ! J'ai commencé la saison 10 dès qu'elle est sortie. Je sais que regarder 10 saisons d'un coup c'est beaucoup trop, surtout quand il y a en moyenne 22 épisodes. Pourtant si un jour, vous ne savez pas quoi faire, commencez là. Je la compte vraiment parmi mes séries préférées. 
Je trouve que tout est bien trouvé à chaque fois, l'atmosphère est top que ce soit ces longs trajets en Impala (ce que j'aimerais avoir cette voiture), les personnages ont de la contenance, ils sont intéressants et tellement attachants. C'est aussi la série en elle-même qui me plaît, le principe de deux frères qui chassent des démons, la présence des anges mais aussi du diable en personne. Tout ce qui touche un peu au surnaturel me passionne, c'est aussi pour cela que je l'aime tant. 
Je ne veux pas vous raconter ce qui se passe dans cette saison car comme je l'ai dit, c'est la dixième et il n'y aurait aucun intérêt pour vous de savoir ce qu'il s'y passe. 
Néanmoins, bien qu'elle compte un nombre d'épisodes vraiment impressionnant, je la conseille pour ceux qui comme moi aiment ce genre. 



C'est tout pour cette fois ! Encore une fois je suis désolée de mettre autant de temps à publier des articles, seulement comme je l'ai déjà dit ce n'est vraiment pas simple de trouver du temps avec mes cours. J'espère que cet article vous a quand même plu. 






mardi 14 octobre 2014

Le Coin des Libraires - #8 Moi, Christiane F., la vie malgré tout de Christiane Felscherinow

Aujourd'hui, je vais vous parler de la suite d'une découverte littéraire de quand j'avais 13-14 ans, Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée..., je vous en parlerai très prochainement. 
C'est l'année dernière que j'ai entendue parler de cette suite, lors d'un article pour le magazine Le Monde. J'étais trop contente, j'allais enfin connaître la suite de ce livre qui m'a tant bouleversé des années auparavant. J'avoue c'était presque une obsession de connaître la suite de la vie tragique de cette adolescente torturée qu'est Christiane F., au point que j'ai fais des recherches sur Internet pour y trouver des informations. Quand une histoire nous plaît vraiment, même après la dernière page on aimerait savoir ce que sont devenus ces chers personnages des années après. C'était le cas pour moi, je voulais savoir ce qui était arrivé à Christiane F.. Je suis tombé sur pas mal d'articles qui disaient qu'elle avait eu un enfant qu'on lui aurait retiré parce qu'elle avait replongé dans la drogue. D'autres qui parlaient exclusivement de son addiction - ses addictions. Je ne trouvais pas ça suffisant comme "suite", c'est vrai où était l'intérêt de ne savoir que cela ? C'est bien de savoir qu'elle a replongé mais comment, et surtout pourquoi ? Tout ça n'était jamais expliqué, du moins jamais réellement. Ce roman a tout changé. 

Quand je suis tombée sur cet article dans Le Monde, j'ai appris qu'il allait y avoir une suite, écrite par elle cette fois, j'étais trop pressée de le lire. Il est sorti en octobre 2013 et j'avoue que je n'ai même pas trouvé le temps de l'acheter jusqu'à la semaine dernière. À vrai dire, je voulais attendre qu'il sorte en format poche, c'est quand même beaucoup plus pratique pour le transporter. Dès que je suis tombé dessus en traînant dans le rayon livre, je l'ai pris, cette fois, il était temps que je le lise

C'est simple, en deux jours je l'avais fini. Tout comme son prédécesseur, ce livre se dévore. Ce que j'aime particulièrement, c'est la réalité des choses, la façon objective qu'à Christiane envers le monde et sa capacité à nous le faire comprendre de son point de vue. Ce roman est très différent du premier, pourtant le passage de sa vie d'adolescente à sa vie d'adulte se fait tout naturellement. Au début de ma lecture j'ai vraiment ressenti la même ambiance, la familiarité des lieux de Moi, Christiane F., 13 ans... la différence est qu'elle semble détachée, elle raconte son histoire de façon si normale que ça en devient presque gênant. Elle nous introduit dans son intimité, elle n'a aucune limite, c'est ce que j'ai trouvé génial dans cette lecture. Elle n'a aucune gêne, après tout, pourquoi devrait-elle en avoir ? Son récit est plus mature, beaucoup plus lointain j'ai trouvé. On suit ses traces tout au long de sa vie, durant ses voyages que ce soit aux États-Unis, en Suisse ou encore en Grèce, on apprend qu'elle a côtoyé de grandes personnalités de l'époque comme David Bowie ou Nina Hagen. Elle vit dans l'action, chaque jour et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle a eu une vie bien remplie. 



Moi, Christiane F, la vie malgré tout.

Durant une interview, elle disait qu'il y avait un avant et un après son premier roman, que cette suite représentait l'après. Ce que j'ai réellement aimé dans ce livre ? Encore une fois elle dénonce un bon nombre de problèmes dans la société. J'étais vraiment dégouté de voir à quel point les médecins peuvent être incompétents parfois. Son fils aurait pu mourir avec ce médecin qui a eu son diplôme on sait où. Ou encore l'existence du parc Platzspitz qui est dépeint d'une telle façon qu'on ne peut que la croire. Je n'avais jamais imaginé qu'elle puisse regretter la publication de Moi, Christiane F., 13ans, droguée, prostituée..., comment aurait-elle pu le regretter sachant que je l'avais adoré ? Pourtant c'était bel et bien le cas, la principale raison étant la médiatisation qui a suivi. Je comprends qu'elle ait vraiment commencé à vivre de façon recluse avec le temps, être harcelé de cette façon que ce soit par les journalistes ou les passants, ça doit être horrible. 

"Les battements de cœur et la respiration deviennent plus lents quand tu es shooté, les fonctions gastriques et musculaires deviennent plus faibles, ton corps tout entier se calme. C'est parce qu'il sécrète des endorphines, comme quand il jouit ou réprime la douleur. La peur, le froid, la faim, tout ce qui est négatif, tu ne le sens plus. D'abord les douleurs s'apaisent, puis tu te retrouves dans un état de douce euphorie."

Je peux véritablement dire qu'elle a eu une vie de merde, oui oui. Qu'elle l'ait cherché ou non, là n'est pas la question. Pourtant, pas une seconde j'ai eu pitié d'elle, jamais. Au contraire, on apprend à la respecter, elle est encore vivante, elle a réussie là où d'autres ont échoués. Elle sait qu'elle est sérieusement malade, qu'elle se l'est elle-même infligée, et elle l'accepte. Oui, elle ne laissera personne la juger sur ses erreurs passées bien qu'au fond ça la touche personnellement. Tout ça, elle nous le dit à nous. Elle semble avoir confiance en ses lecteurs et c'est ce que je trouve remarquable. 

"Les livres, c'est mon automédication. Dans mon imagination, je suis libre, il n'y a pas de limites et pas de devoirs, je peux faire et laisser faire ce que je veux, je ne déçois personne. Ça me fait du bien. Je crois au fait que le corps va bien quand l'âme est saine, et inversement. La lecture m'aide. Mais ce sentiment agréable disparaît aussi vite que l'histoire est finie."

J'ai adorée ce roman, je le relirai sans hésité et je compte bien le faire. 





samedi 11 octobre 2014

L'Avenue du cinéma - #8 13 Sins de Daniel Stamm


Samedi dernier, on a décidé avec les copains de se faire un rush film d'horreur, comme d'habitude on a été assez déçu. Quand j'étais enfant, j'en regardais souvent avec ma mère, maintenant je n'en regarde quasiment plus. Pourquoi ? Très bonne question, simplement parce que voir du sang pour du sang, ça devient rapidement énervant. Du coup, ne sachant pas quoi regarder, Paul nous a proposé de mettre 13 Sins de Daniel Stamm. J'étais pas trop motivée mais bon, je n'avais aucune autre idée. Et puis j'avoue que finalement je suis bien rentrée dedans. 

Je préfère déjà vous prévenir que je n'ai pas vu 13 Jeux de mort réalisé par le Thaïlandais Chukiat Sakveerakul.
On commence à suivre un homme, Elliot qui vit tranquillement avec sa femme qui attend un enfant. Seulement, Eliott a beaucoup de dettes, il ne sait pas comment s'en sortir. La situation empire quand il se fait renvoyer de son travail. Comment va-t-il faire ? 
Jusque-là c'est assez simple, la situation se complique rapidement, il reçoit l'appel d'un inconnu, celui-ci lui explique qu'il va jouer à un jeu. Oui mais un jeu pas comme les autres, il devra suivre treize étapes pour tenter de devenir milliardaire. Ce jeu paraît simple, mais on sait très bien que les étapes seront de plus en plus dures, et évidemment, tout à un prix. 

La première étape semble anodine bien qu'elle soit déjà dégoutante, il doit manger une mouche morte. Tout commence à partir de là, s'enchainent alors une série d'évènements, de mensonges et de problèmes. Elliot n'arrive pas à se sortir de ses problèmes, son petit frère est autiste et son traitement n'est désormais plus remboursé. Eh hop, un problème de plus. Comment notre protagoniste va-t-il réagir par rapport à ça ? Facile, il continue d'accepter ces étapes de plus en plus délicates. 




C'est vrai que ce thème a souvent été utilisé, jusqu'où pouvons-nous aller pour de l'argent ? Ce n'est pas pour ça que le film m'a transporté, mais plutôt pour tout ce qu'il y avait autour. L'histoire avec le père, que lui-même est passé par là des années plus tôt, cette histoire qui nous révèle comment est morte sa mère quand il était enfant. Tout ça, je ne l'ai pas vu venir, comme la chute, vraiment, je ne m'y attendais pas. L'ennemi de notre héros se révèle être un personnage inattendu, je n'y croyais presque pas, surtout quand on voit de quelle façon cet affrontement se termine. Cette idée est tout simplement géniale d'après moi. Rien que pour ça je ne suis pas déçue d'avoir regardé ce film, je n'ai pas eu cette impression que l'on a parfois, celle de perdre son temps. 

J'étais contente de retrouver l'actrice Rutina Wesley, la femme d'Elliot. Je la connais de la série True Blood où elle interprète le personnage de Tara. Par contre, j'avoue que les autres acteurs ne m'ont vraiment pas subjugué, en réalité je n'ai pas grand chose à dire sur eux, leur jeu était assez bon pour que j'apprécie ce film. 

Avec ce héros, on est obligé de ressentir de la pitié, il a véritablement une vie horrible, c'est de cette façon qu'on rachète beaucoup plus facilement ses actes aussi moches soient-ils. Pourtant j'ai trouvé ça un peu facile, pourquoi a-t-il été appelé à ce moment ? Qui sont-ils vraiment ? On ne sait pas, il n'y a que la voix au téléphone qui nous permet de savoir que c'est un homme - et encore. Tout ce réseau qui existe déjà depuis des années n'est pas du tout exploité, j'ai trouvé ça dommage. 

Pour résumé, c'est un bon film, le genre de film qu'on voit une fois ou deux dans sa vie, qu'on aime bien mais qui est loin d'être notre préféré. Et vous, qu'avez pensé de 13 Sins ? 












dimanche 5 octobre 2014

Le Coin des Libraires - #7 L'Épouvanteur tome 1 à 3 de Joseph Delaney

Bonjour les amis ! J'ai longuement hésité à écrire cet article tout d'abord parce que je compte parler d'une saga "d'adolescent" bien que pour moi, ça n'en est plus une. Vous ne comprenez rien hein ? Je vais vous éclairer, l'été dernier, Alex m'a parlé de plusieurs livres qu'il a lus quand il était adolescent, il m'a conseillé de lire la saga de L'Épouvanteur. J'ai commencé à lire le premier tome dans la semaine qui a suivi, je ne suis pas trop rentré dedans, j'ai dû abandonner à la page 30. Et puis, cet été, je m'y suis remise, je comptais le lire dans tous les cas. J'ai recommencé l'histoire depuis le début, et contrairement à la première fois je suis immédiatement rentrée dedans. 
Cette saga est constituée de 13 tomes, dont seulement 10 sortis en France, - j'ai terminé le tome 9 hier. 

Je pense qu'à ma première lecture, j'ai eu du mal à me plonger dans l'histoire à cause de cette peur que ce soit trop enfantin. Finalement, pas du tout. Commence  alors cette histoire fantastique qui touche Thomas Ward, notre protagoniste de 12-13 ans - si je ne me trompe pas. Mais de quoi ça parle au juste ? Dans cette saga, il est question du métier d'épouvanteur et des forces du mal. Oui simplet vous me direz. Seulement, il ne faut pas s'arrêter à ça, l'histoire est beaucoup plus poignante. 



Joseph Delaney, L'Épouvanteur tome 1 : l'apprenti épouvanteur.

Le tome 1 qui s'intitule L'apprenti épouvanteur s'ouvre dans une petite ville du "Comté", on y trouve Tom Ward, un jeune garçon septième fils de septième fils. Ouais c'est intéressant mais alors ? Eh bien, apparemment les septième fils sont ceux qui "peuvent" devenir des épouvanteurs, ils auraient une plus grande force contre les êtres démoniaques. Je ne vais pas vous mentir, ce tome est bien mais très loin d'être aussi bon que ceux qui l'ont suivi. Pourtant, il faut bien commencer quelque part, pour un premier tome, il est plus que correct. Cependant, dans celui-ci, c'est vrai qu'il y a un aspect enfantin, l'auteur ne s'est pas encore pleinement lâché. Tom part de la maison pour aller vivre avec John Grégory, épouvanteur reconnu dans le Comté. Au départ on voit vraiment Tom comme quelqu'un de peureux (bien que je mets quelqu'un au défi de devenir épouvanteur !), finalement, c'est un enfant plutôt courageux qui ne se révèlera qu'au fil des tomes. Quelques jours après sa venue à Chippenden (la ville où vit Grégory), il fait la connaissance d'Alice, jeune fille de son âge aux souliers pointus. J'ai apprécié le fait que l'auteur fasse cette comparaison avec Grégory qui met en garde Tom contre les souliers pointus quelques pages avant. Alice va devenir un personnage important tout au long du premier tome, la méchante étant sa tante Lizzie L'Osseuse, sorcière de Pendle (ville près de Chippenden). Grégory commence son enseignement, il lui donne des cours sur les "démons" qu'ils sont susceptibles de rencontrer, comme des sorcières, des gobelins ou encore le Diable en personne. J'ai beaucoup aimé ces moments où l'épouvanteur donne des cours à Tom, on apprend beaucoup de choses sur le monde obscur. 
Pour ne pas raconter la chute de l'histoire je vais m'arrêter là. Je tiens quand même à vous dire que c'est une lecture géniale, on s'imprègne peu à peu de l'univers fantastique de l'auteur. Étant mine de rien une grande enfant, je suis absolument fasciné par toutes ces histoires de démons et divinités, ce livre était donc fait pour moi. Son gros point étant qu'il se lit très vite, les pages défilent sans qu'on s'en rende compte. 

"Peut-être mais elle en sait trop, et elle est intelligente. Ce n'est encore qu'une jeune fille. Un jour, elle sera une femme, et rien n'est plus dangereux qu'une femme intelligente."




Joseph DelaneyL'Épouvanteur tome 2 : La  Malédiction  de l'épouvanteur.

Dès la fin du premier tome, j'ai commencé le second, Alex a les cinq premiers chez lui, ce n'était donc pas difficile de me les procurer. Il s'intitule La malédiction de L'épouvanteur. Dans ce tome, ça fait seulement six mois que Tom est l'élève de Grégory, sa formation doit durer cinq ans. Durant le premier tome, beaucoup de questions se posent, des questions dont ne connait pas les réponses, pourquoi Tom est-il si hautement considéré ? Et pire encore, quel est ce texte au début de chaque roman, celui qui nous parle de la pierre des Ward ? Dans ce deuxième tome, quelques questions se résolvent, mais encore plus viennent s'ajouter à celles d'avant. On sait quand même certaines choses, notamment que Tom est meilleur parce que son père était lui-même un septième fils, bien qu'il n'a pas été épouvanteur. Ce que j'apprécie dans cette saga, c'est que l'atmosphère monte vraiment crescendo, tout va bien puis finalement on comprend que ça n'était qu'un leurre, rien ne va. D'après moi, pour qu'une histoire soit bonne, il faut absolument de bons personnages, c'est ce qu'on trouve ici, les personnages sont attachants, ils ont de la matière. On en apprend plus sur l'épouvanteur, Grégory, qui est un personnage que j'aime vraiment beaucoup, c'est également le cas pour la mère de Tom, personnage plus que mystérieux. Le méchant de ce tome est très bien choisi, même si en y réfléchissant bien il n'est rien comparé aux tomes qui suivent. On retrouve des personnages qui petit à petit prennent vraiment beaucoup d'importance. Ce livre est un peu moins "jeunesse" que le précédent, les scènes sont moins courtes, parfois elles peuvent devenir angoissante. Tom n'est pas encore un personnage très étoffé, il lui manque toujours cette petite chose, en même temps, il n'a que 13 ans, il ne faut pas trop lui en demander. Le personnage d'Alice est lui très intéressant, elle est celle qui bascule toujours entre le bien et le mal, qui ne veut pas être méchante, mais le voudra-t-elle un jour comme Grégory le pense ? 
Tout comme le premier, ce roman se lit très vite, en une journée il était terminé. Le pire dans tout ça ? On en veut encore et rapidement ! 

"Beaucoup de choses semblent plus belles, vues de loin. Bien souvent, c'est aussi le cas des gens."




Joseph DelaneyL'Épouvanteur tome 3 : Le secret de l'épouvanteur.

J'ai très rapidement lu les premiers tomes, j'étais encore en vacances, j'avais donc le temps de m'y consacrer. Le tome 3 se nomme Le secret de l'épouvanteur. 
Résumé : Alors que le froid se fait plus vif, l'Epouvanteur reçoit un message qui semble grandement le perturber. Il décide aussitôt de quitter Chipenden pour se rendre dans sa maison d'hiver, à Anglezarke. La vieille demeure est lugubre : dans les profondeurs obscures de ses caves sont enfermées des sorcières et des gobelins. Quant au mystérieux auteur de la lettre, qui rôde dans les parages, il se révèle être l'ennemi juré de John Gregory. Au cours de longs mois d'hiver, Tom découvre peu à peu le passé caché de son maître. L'Epouvanteur doit-il payer le prix de ses erreurs de jeunesse ? Lorsque certains secrets qu'il a toujours dissimulés, seront finalement dévoilés, Tom va se trouver en grand danger...


Je tenais cette fois-ci à vous donner le résumé de ce troisième tome pour que votre compréhension soit plus simple. Ce tome 3 est encore meilleur que les deux premiers, l'histoire devient encore plus intéressante. Franchement, on reste scotché à ces romans, ils parviennent à nous tenir en haleine tout le long de notre lecture. Dans ce tome, l'atmosphère est très différente des précédents. Une fois de plus le lieu est différent, dans le premier on est à Chippenden chez l'épouvanteur, dans le second dans une cathédrale et enfin celui-ci se déroule principalement dans la maison d'hiver de Grégory qui se situe à Anglezarke. Avec l'hiver qui arrive, toute l'histoire est plus froide, plus angoissante que les précédentes. Surtout, dans ce roman on en apprend enfin VRAIMENT sur Grégory. Ici, on a affaire à un méchant un peu spécial qui un des anciens apprenti de John Grégory et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il est remonté. Il veut ramener Gogloth, le Seigneur de l'Hiver sur Terre - oui oui, vraiment. J'ai beaucoup aimé l'idée de Delaney avec cette mystérieuse femme dans la cave, c'est vraiment intelligent et ça donne plus de consistance au récit. On retrouve une nouvelle fois la jeune Alice avec ses souliers pointus. Plus les pages défilent et plus j'aime ce personnage. 

"Personne ne sait avec certitude ce qui se passe après la mort. Si cela était, il n'y aurait pas tant de religions différentes, prétendant chacune détenir la vérité. À mon avis, peu importe la voie que tu choisis. Tant que tu mènes une vie honnête et que tu respectes la foi des autres, tu ne peux commettre de graves erreurs."


Cet article est un peu spécial étant donné le sujet dont je vous parle. Cependant, c'est une saga que j'affectionne beaucoup et j'espère vraiment pouvoir la faire découvrir à certaines personnes. 
Merci encore pour toutes ces visites 




La promise au visage de fleurs de Roshani Chokshi

Il était une fois un homme qui croyait aux contes de fées. Il était une fois un homme qui savait que les contes révèlent ce qui demeure cach...