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Bilan - #6 Novembre 2016

Retard. Voici le mot qui décrit le mieux l'état de mon blog depuis maintenant deux mois. J'ai accumulé un retard monstrueux au point que je ne vais même pas écrire d'articles sur des sujets dont j'aurais aimé parler (comme la dernière saison de The Strain, ou encore la saison 6 d'AHS - American Horror Story - qui était juste folle !) ça m'ennuie de ne pas vous en parler, ça c'est clair, mais je n'aurais pas le temps d'écrire énormément d'articles et je me dis qu'il est sans doute préférable que je rattrape déjà mon retard niveau articles de livre. 

Enfin bon, une fois encore ce sera sans doute un tout petit bilan, en grande partie par manque de temps. Je suis en plein dans la fin de mon premier semestre, mes partiels sont dans même pas un mois ce qui veut dire que je dois m'organiser, etc, etc. du coup, bah j'ai eu le temps de lire ou même de  regarder des séries/films, mais je n'ai pas eu le temps d'écrire dessus, malheureusement. 


  • Littérature


Le mois de novembre est celui de mon anniversaire et comme toujours, j'ai été très gâté en particulier au niveau des livres - si vous me suivez sur Instagram ou même sur Tumblr, vous avez pu le voir. Surtout, on m'a offert des livres que je mourrais d'envie de lire depuis pas mal de temps et alors, je n'ai pas résisté, j'en ai lu quelques-uns. 

Mais avant ça, histoire de faire une pause dans mes lectures obligatoires pour les cours, j'ai eu envie de lire un tout petit livre, un livre de l'auteur Hubert Haddad que je vois très souvent lors de mes expéditions en librairie - en particulier aux éditions Zulma. C'est sans doute le plus petit livre que je possède dans ma bibliothèque, il est plus petit qu'un poche et vraiment, vraiment pas très épais (un tout petit peu plus de 40 pages), mais qu'est-ce qu'il est mignon ! 


  • Vent printanier d'Hubert Haddad

Une des raisons pour laquelle j'adore les éditions Zulma (mise à part le travail illustratif sur les  couvertures qui est toujours absolument génial !) c'est parce qu'il n'y a pas de quatrième avec un résumé, et si on veut lire le résumé c'est sur le rabat à l'intérieur du livre. Pour les gens qui n'aiment pas lire les résumés, c'est encore plus pratique, ça évite que la quatrième soit "gâchée" par des lignes que l'on ne va jamais lire. 
En l'occurrence, là, je m'attendais à tout sauf à ça. Vent printanier est un tout petit livre découpé en quatre nouvelles très courtes et qui ont pour sujet commun la rafle du Vel' d'hiv'. Le nom du livre est en réalité le nom de code de cette opération qui s'est déroulée en 1942 lors de la Seconde Guerre mondiale, lors de l'occupation et du régime de Vichy. 

Cette époque m'a toujours énormément intéressé et j'adore lire des choses dessus parce que je ressors toujours profondément bouleversée et tout simplement, je trouve ça important de lire des écrits qui portent sur le passé, ça permet de ne pas reproduire les mêmes erreurs - en tout cas c'est comme ça que je le vois ! 

Donc voilà que j'entre dans une lecture qui évidemment n'est pas facile, mais qui n'est pas non plus à la hauteur d'Au nom de tous les miens de Martin Gray question tristesse, vérité, douleur.
Oui, ce livre n'est absolument pas un regroupement de petites histoires vraies, ce sont des histoires fictives qui peuvent tout à fait avoir un fond de vérité, comme c'est si bien dit dans le livre : "Hubert Haddad écrit ces histoires vraies de tout leur poids imaginaire". 

Hubert Haddad s'est rendu sur place, au Vélodrome d'hiver pour écrire ces histoires, là où les personnes arrêtées par la police française ont été emmenées avant d'être ensuite déportées à Auschwitz-Birkenau. Évidemment, ce ne sont pas des nouvelles faciles, elles possèdent l'empreinte du chagrin, du souvenir, mais forcément ça n'a pas eu le même impact sur moi que lors de récits qui sont des témoignages directs - je suis actuellement en train de lire le tome I Aucun de nous ne reviendra de la trilogie Auschwitz et après de Charlotte Delbo qui est évidemment fondée sur la réalité puisque l'auteure a fait partie des déportés, et des survivants. 

Mais sans être fondé sur des évènements dont on sait qu'ils se sont passés, Hubert Haddad essaie tant bien que mal de faire parler ceux qui ont survécu, ceux qui ont survécu mais qui ne sont pas forcément vivants - Charlotte Delbo fait toute une comparaison entre les mannequins de vitrine et les 
femmes/hommes déportés à ses côtés, eux-mêmes ne sont plus vivants, à ce niveau de détresse. 
Pourtant, malgré tout, l'auteur nous livre quatre nouvelles agréables qui font revivre, le temps de quelques pages, les souvenirs, les fantômes qui hantent encore aujourd'hui, et ce, pour toujours. 
J'ai particulièrement aimé la troisième nouvelle La nuit du fou ou les sonneurs de l'ancien monde que j'ai trouvé vraiment très bien écrite et pleine d'émotions. Je ne dis pas que les trois autres ne sont pas bien écrites ou autre, simplement que j'ai été plus sensible à cette histoire.

Vent printanier de Hubert Haddad, édition Zulma.


Ce que j'ai trouvé intéressant surtout, c'est le fait de parler de l'après et non pas de l'horreur de la déportation, des camps, de la mort, mais plutôt de se focaliser sur la vie de ceux qui ont vécu, ceux qui ont eu la "chance" d'en revenir et qui étaient néanmoins comme mort à l'intérieur. 

Vraiment, pour toutes les personnes qui sont intéressées par la Shoah dans la littérature, je ne peux que conseiller ce livre car, même si l'auteur n'a pas connu cet enfer, j'ai comme l'impression qu'il a effectué un travail très délicat et approfondi pour toujours tenter de trouver le mot juste. 



"Ses nuits étaient hachées de rêves identiques et d’éveils en sursaut, comme si aucune trêve ne devait suspendre l’espèce d’investigation indéfinie à quoi se résumait sa vie, qu’elle fût consciente ou chimérique."
Hubert Haddad, Vent printanier.


Après avoir lu Vent Printanier, je me suis attaqué à Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand dont j'ai entendu parler pendant des mois et des mois. Je pense que ce sera le prochain article publié sur le blog, je vais essayer en tout cas !
Et puis ensuite, j'ai lu Temps glaciaires de Fred Vargas, mon tout premier roman de l'auteure et là, pareil je vous en parlerai dans un article - il va juste falloir patienter un petit peu !


(petit) bilan du mois de novembre


  • Mes avis en ligne : 


Le Coin ds libraires - #38 La 5e Vague de Rick Yancey + l'adaptation ciné




  • Cinéma 
Comme vous avez dû vous en rendre compte, je n'ai publié aucun article de cinéma au mois de novembre.

  • Doctor Strange de Scott Derrickson 


Je voulais parler de Doctor Strange et finalement ça ne s'est pas fait. En y réfléchissant, à part dire que je l'ai trouvé pas mal, mais franchement pas fou, je n'aurais peut-être pas eu grand chose à raconter. Je veux dire, il est bien dans le sens où il se regarde sans souci, certaines scènes sont vraiment bien réalisées, je pense notamment à la toute première scène qui met directement dans le bain. Pourtant, une fois passée cette fameuse entrée dans le film, les seules autres scènes un peu "spectaculaires" sont sur le même modèle alors d'un point de vue esthétique ce n'est pas trop trop ça, on ne va pas se mentir - et encore, je ne parle pas de cette scène d'affrontement final absolument dégueulasse où Strange semble ne pas prendre au sérieux - mais pas du tout - la menace qu'il y a devant lui avec ce jeu de "on recommence jusqu'à l'infini, hourra !!"
En revanche, j'ai beaucoup aimé le jeu des acteurs, faut dire que j'aime beaucoup Benedict Cumberbatch et Madds Mikkelsen alors c'était déjà un peu du tout cuit de ce point de vue. Mais alors par contre, franchement je commence à en avoir ras la casquette des personnages féminins complètement bidons chez Marvel. Il y a quoi franchement avec les femmes chez eux ?
Il faut absolument qu'elle soit genre "femme fatale/trop badass" à la Scarlett Johansson (sans commentaire...) ou alors complètement transparente et inexistante à la Rachel McAdams comme on le voit ici ? Il serait temps de changer de mentalité quand même, enfin, ce n'est que mon avis, comme toujours.

Sans être détestable, Doctor Strange se laisse regarder sans aucune prétention, on passe un bon moment en mettant en quelque sorte son cerveau à côté pour suivre cette histoire parfaitement décousue sans fil narratif précis si ce n'est que voilà, il va apprendre la magie et devenir bien fort. Sans vouloir abuser, il aurait pu être bien d'ajouter des indications temporelles, histoire que le spectateur ne se disent pas que d'un plan à un autre, Strange a appris la magie - surtout quand L'Ancien dit juste avant que ça prend un temps fou.



Enfin, un peu comme tous les films Marvel/DC que j'attends, je suis toujours irrémédiablement déçue, cette année en tout cas, ça n'aura pas été une bonne année pour les super-héros - pour les "super vilains" non plus vu Suicide Squad qui est clairement l'un des navet de cette année 2016. J'espère sincèrement que Marvel ne va pas foirer son prochain Spiderman parce que sinon, ça n'ira plus entre eux et moi !




  • Série


Je me demande souvent, comment je ferai sans série ? Je veux dire je sais que je n'arriverai pas à me passer de lecture, même pendant "seulement" quelques jours, et en fait, je crois qu'il en va de même avec les séries.
J'aurais adoré vous écrire un article sur The Strain ou sur American Horror Story, histoire que vous voyez à quel point je les adore et à quel point je les conseille ! Maintenant, ça n'a plus vraiment d'utilité je trouve, alors pour faire un petit "paragraphe" série, j'ai décidé de vous parler d'une que j'ai commencée il y a de ça trois jours et que j'ai déjà bien entamé.


  • Dirk Gently's Holistic Detective Agency de Max Landis 

Voilà plusieurs semaines que je voyais l'affiche avec Elijah Wood dessus, sans savoir de quoi ça parle, je me disais qu'il faudrait peut-être que je tente. Ayant bien avancé dans mes séries diffusées en ce moment, je me suis retrouvée dans une sorte de pénurie le week-end dernier, alors je me suis dit "autant regarder le premier, et puis j'aviserai". J'ai regardé le premier, puis les deux suivants.
Au début, je me disais un peu "mais c'est quoi ce délire, han comment c'est barré" et oui, c'est complètement (complètement) barré, mais qu'est-ce que c'est marrant !
Le duo Elijah Wood (Todd) et Samuel Barnett (Dirk) est juste à mourir de rire, ils sont amusants, parfois lourds, mais jamais grossiers, on a simplement envie de leur dire qu'ils disent parfois, mais n'importe quoi !
Au-delà de la "rigolade" j'aime le postulat, le fait que ce soit une série qui traite du surnaturel - c'est un domaine que j'adore, après tout ce n'est pas pour rien si je suis toujours Supernatural qui en est à sa douzième saison haha ! -


Je ne veux pas raconter l'histoire, de peur de trop en dire et de ne pas vous donnez envie d'aller voir par vous-mêmes. Finalement, c'est tout ce que je peux vous conseiller, allez regarder le premier épisode et si vous n'accrochez pas, ben tant pis, mais essayez, parce que vraiment, elle vaut le coup.

À l'heure où j'écris cet article, les sept premiers épisodes de la saison 1 sont sortis, il ne reste qu'un seul épisode et ce sera la fin de cette saison, mais pas de panique, la saison 2 est d'ores et déjà prévue !
Un autre plus : la série est diffusée sur BBC America ce qui n'est pas étonnant quand l'on sait que c'est cette même chaîne qui diffuse Orphan Black, un petit bijou dans son genre. Enfin voilà, maintenant c'est à vous de jouer !




J'espère que cet article vous aura quand même un peu inspiré, et surtout comme toujours, si vous avez des conseils/recommandations, n'hésitez pas !





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