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dimanche 3 octobre 2021

Aventures du Commandant Servaz de Bernard Minier : Glacé / Le Cercle

Le Cercle 

Il y a quelques mois je vous parlais de Glacé, premier opus des aventures du commandant Servaz. 

Cette fois on va aborder la suite, Le Cercle, enveloppé d’un magnifique écrin signé Pocket — mais sorti dans cette édition il y a quoi ? trois ans ? — 




En tout cas on retrouve le commandant Servaz deux ans après les événements de Glacé

L’ombre de Julian Hirtmann plane, mais son temps est-il déjà venu ? 


La couverture donne le ton. Le roman sera orageux, foudroyant et pluvieux. 


Le premier chapitre représente bien le lecteur, ce voyeur insatiable. 

À l’instar du voisin de Claire Diemar, le lecteur va vouloir voir la scène, effroyable de morbidité, qui a dû se jouer dans cette maison. 

Une fois ce premier chapitre passé les événements s’enchaînent toujours plus frénétiquement pour permettre d’étaler l’intrigue autour de la mort de cette prof de lettres. 


Surtout, l’étau se resserre quand on append (dès le début vous en faites pas) que le principal suspect n’est autre qu’un des plus brillants élèves de Claire Diemar, Hugo, fils de Marianne, l’ancien amour de jeunesse de Servaz quand lui-même était au lycée de Marsac pour sa prépa littéraire — et comme sa fille y est aujourd’hui. 

Ça va permettre de se concentrer sur le passé de Servaz, notamment sur son amour pour la littérature, lui qui souhaitait devenir écrivain jusqu’à ce que la vie en décide autrement. 


Vous l’aurez compris le personnel se mêle au professionnel pour donner à voir une enquête pointilleuse et addictive à souhait ! 

J’avais bien aimé Glacé que j’avais trouvé prometteur. Avec Le Cercle j’ai retrouvé cette envie de faire défiler les pages encore et encore et ce malgré le fait que le roman ne soit pas loin des 800 pages ! 


Le Cercle est abouti, maîtrisé par son auteur jusqu’à la dernière page.

Les personnages continuent de gagner en épaisseur, que ce soit Servaz ou son équipe, en tête Irène qui m’a particulièrement conquise. 


Ayant bientôt rattrapé mon retard pour la saga Harry Hole, il me fallait absolument un nouveau chouchou et le voilà tout trouver ! 


Prochain arrêt : N’éteins pas la lumière ! 




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Glacé

J’ai reçu Glacé de Bernard Minier à Noël, il y a bien trois ans maintenant. Ayant très envie de lire un polar et plus encore pendant la période hivernale, ce roman m’a paru être ce qu’il fallait. 

Glacé est le premier volet d’une saga centrée autour du commandant Servaz, qui compte à ce jour cinq volumes. 


Nous sommes en décembre 2008, Diane, une jeune psychologue suisse arrive à l’Institue Wargnier afin d’étudier un certain nombre de malades. Bon j’ai trouvé un peu gros la présence de l’institut refermant les plus dangereux psychopathes d’Europe, mais passons.

On retrouve pas très loin le corps d’un cheval, sans tête, et accroché à une falaise. Le commandant Servaz qui travaille à la PJ de Toulouse est appelé pour prendre en main l’enquête.

Énervé à l’idée de devoir mettre de côté son enquête actuelle (des ados qui ont tué un sans abri) pour s’occuper d’un cheval, le commandant va devoir accepter qu'il ne s'agit pas de n'importe quel  cheval et qu'il n'appartient pas à n’importe qui. Peu importe dans quel pays on se trouve, si on a de l’argent, on est toujours important. 

J’ai été happée par cette lecture. Je pensais la traîner un certain temps au vue de sa longueur : plus de 700 pages quand même ! et en réalité il a été lu si rapidement ! J’étais tellement dedans, je voulais tout le temps le continuer, en venir à bout pour trouver le coupable. Pour savoir si Diane allait enfin avoir une quelconque utilité dans cette enquête. 

L’enquête piétine, mais la lecture jamais. Alors oui il est vrai que certains éléments semblent un poil trop simple : comment Diane peut-elle se promener tranquille en pleine nuit dans un institut sans être remarquée ? ça fait plutôt froid dans le dos de penser ça comme ça, mais bref. 

Les personnages créés par Minier sont prometteurs, que ce soit le collègue de Servaz, Vincent, ou encore la magnifique gendarme, Irène, que j’ai d’ailleurs longtemps suspectée. 

Glacé est une première enquête intrigante, une histoire à dévorer pour découvrir la suite. Ce n’est pas un coup de coeur, je suis restée un peu sur ma faim quand j’ai compris qui était le coupable (disons que c’est la première personne que j’ai suspectée), mais c’était si bon de le dévorer, de tourner les pages sans avoir envie d’arrêter. 
C’est pour moi la définition d’un bon thriller et pour un premier, il remplit amplement sa tâche. 

À voir la suite avec Le Cercle maintenant - ça tombe bien, je l’ai reçu à Noël ! 




mercredi 25 novembre 2020

Une putain d'histoire de Bernard Minier

Lorsque j’ai reçu ce livre à Noël (2019) j’étais mi-figue mi-raisin. Ayant beaucoup aimé Glacé j’étais au départ partie pour continuer sur ma lancée avec l’exploration des aventures du commandant Servaz. 


Puis j’ai reçu Une putain d’histoire, un one-shot de Bernard Minier toujours. 

Je suis entrée dedans comme on entre dans un bon bain chaud : rapidement et avec plaisir.


Ce thriller raconte l’histoire de Henry, le narrateur qui n’est autre qu’un adolescent de seize ans vivant sur une île appelée Glass Island, à la limite entre les États-Unis et le Canada. Dès les premières pages un drame survient : Henry prend tous les jours le ferry avec ses amis afin de se rendre au lycée, mais voilà qu’un jour Naomi, sa petite amie, souhaite prendre ses distances. Et voilà que le lendemain, Naomi a disparu, pis, elle est retrouvée morte, échouée sur la plage, prisonnière d’un filet de pêche. 


Qui a bien pu tuer la belle Naomi ? Henry, en coupable tout désigné va-t-il parvenir à renverser la tendance ? Lui et ses amis, en apprentis enquêteurs seront-ils capables de démêler le vrai du faux ? 


C’est un véritable page-turner que nous a pondu Bernard Minier avec ce roman. On suit alternativement différents protagonistes, si bien que différentes pistes s’offrent à nous. Minier parvient avec brio à perdre son lecteur parmi la ribambelle de personnages, tous en apparence aussi coupables les uns des autres.


C’était amusant et prenant de suivre cette affaire, de se méfier de tous, même du narrateur - après tout, ce ne serait pas la première fois qu’un narrateur est un menteur n’est-ce pas ? 

Alors personne n’était laissé de côté, tous pouvaient être coupables. 

Alors j’ai continué d’enchaîner les chapitres, de tourner les pages si vivement que le roman a été avalé et digéré. 


Cette histoire m’a beaucoup fait penser à Shutter Island de Dennis Lehane. Sans doute à cause de cette couverture qui décrit parfaitement bien l’ambiance du roman : une mer agitée, une météo pluvieuse et orageuse. Bref, il ne fait pas forcément bon vivre sur Glass Island. 

Et puis à cause de Henry aussi, même s’il n’a rien à voir avec Teddy. Ceux qui l’ont lu comprendront, pour les autres, je préfère vous laisser la surprise. 


Parce qu’Une putain d’histoire est un thriller intelligent. Possédant quelques longueurs ici et là (principalement lorsqu’on suit d’autres personnages comme celui de Noah) mais au-delà de ça, il se laisse dévorer jusqu’au dénouement final, jusqu’à ce dernier chapitre deux ans après les faits. 

Ce chapitre m’a plu. Il a confirmé mes doutes du tout début, jusqu’à ce que j’abandonne cette piste pour me perdre dans les autres. Il faut croire en son instinct, voilà ce que m’a rappelé ce livre, de toujours se fier à son idée première parce qu’au final, elle pourrait s’avérer être la bonne. 


Je ne peux en dire plus sans en révéler de trop. Pour tous les fans de thriller, de roman policier et j’en passe, cette histoire est faite pour vous. Elle démontre qu’en France aussi on a des pointures du genre. Elle démontre qu’une bonne histoire, c’est avant tout de bons personnages et un bon cadre. Bernard Minier, en menant tout le monde en bateau réussit magnifiquement bien à traduire la peur, la culpabilité, le mensonge, et la manipulation. 









La promise au visage de fleurs de Roshani Chokshi

Il était une fois un homme qui croyait aux contes de fées. Il était une fois un homme qui savait que les contes révèlent ce qui demeure cach...