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mercredi 14 septembre 2016

Série du moment - #13 The Night Of

Après en avoir brièvement parlé dans mon bilan du mois de juillet qui est ici, voilà que je reviens aujourd'hui pour vous parler plus en profondeur de la série The Night Of de Steven Zaillian & Richard Price.

Seulement composée de huit épisodes, la saison 1 de la série diffusée sur HBO a fait parler d'elle tout en étant très peu médiatisée, contre toute attente. 
Souvent, les séries HBO ne passent pas inaperçues, cela fait plusieurs années maintenant, décennies peut-être, devrais-je dire que la chaîne est à l'origine de séries qui cartonnent, pourtant, The Night Of se retrouve un peu à part. 

Je pense que la série n'a pas eu la même popularité que d'autres tout simplement parce qu'elle n'est pas vraiment une série "estivale", qu'elle s'est peut-être un peu dissipée dans le brouillard face à des séries de la plateforme Netflix par exemple - je pense notamment à Stranger Things, gros carton de cet été 2016, carton mérité d'après moi d'ailleurs. The Night Of, c'est le genre de série que j'aurais bien vu sortir en hiver, lorsque les nuits commencent à dix-huit heures et qu'il fait un froid de canard. C'est typiquement l'ambiance de la série avec ses couleurs grisâtres, son ambiance morose. 

Comme je le disais il y a quelques semaines maintenant, The Night Of est une très bonne série sous tous les aspects, que ce soit dans la réalisation, la photographie, le scénario, le jeu des acteurs, etc. C'est une série qui a tout pour plaire quand on recherche un sujet un peu "sérieux", quelque chose qui ne sera pas amusant et surtout qui sera là pour dénoncer plus que pour expliquer. 

On suit donc Nasir Khan (Riz Ahmed) qui va se retrouver accusé de meurtre, accusé d'avoir poignardé à 22 reprises une jeune femme avec qui il venait de passer la nuit, mais dont il ne savait rien. Le premier épisode qui est pour moi le meilleur pose les bases, on assiste à la rencontre entre Nasir et Andréa (Sofia Black D'Elia), comment celle-ci s'est retrouvée sur son chemin, ce qu'il s'est passé avant qu'il ne devienne inconscient et se réveille chez elle, le moment où il la trouve ensanglantée dans son lit et décide de s'enfuir en prenant avec lui l'arme du crime, le couteau qui a servi à la tuer. 
Pourtant, on ne pense pas Nasir capable d'une telle chose, garçon sérieux, personnage lisse, studieux qui semble être un peu le gentil garçon de bonne famille, qui ne fait pas de vague quoi. Alors comment aurait-il pu tuer Andréa aussi sauvagement et puis, pourquoi l'aurait-il fait surtout ? 


La suite de la saison va nous permettre d'observer Nasir qui a été arrêté et mis en prison, qui va évoluer dans le milieu carcéral et changer du tout au tout, il suffit de voir la différence physique de celui-ci entre le premier et le dernier épisode - je parle des muscles surtout, mais aussi des tatouages comme celui de la couronne sur le cou -. 
On va également suivre la défense de celui-ci en la personne de John (John Turturro) un avocat qui n'est pas réputé pour être très bon. La défense de Nasir va être reprise par une femme, Chandra (Amara Karan) qui fera de son mieux pour l'innocenter, même si son personnage n'est pas vraiment bien exploité pour le coup. 

Pour moi, le meilleur personnage est celui de John, il a une véritable psychologie et on s'attache énormément à lui, à sa manière d'être, à sa solitude. Sa maladie aux pieds fait de lui un personnage pour qui on compatis, qui amène une sorte de légèreté même si en y pensant bien, son personnage n'a rien de drôle. Il vit seul, n'a personne, n'arrive même pas à coucher avec une prostituée et ne peut même pas avoir un chat chez lui à cause de ses allergies. En gros, sa vie craint, elle craint vraiment et c'est sans doute une des raisons qui font que son personnage est si captivant. Ça et puis aussi l'interprétation de John Turturro qui est génialissime. 

En y pensant, je me dis que j'aimerais beaucoup qu'il y ait une saison (ou un spin-of) sur lui car même si l'épisode 8 sonne la fin de l'intrigue développée depuis l'épisode 1, il serait tout à fait possible de retrouver John dans une suite, même si je pense que ça n'arrivera pas - dommage. 

J'ai bien aimé aussi Dennis Box (Bill Camp) dans le rôle du flic. Son personnage est intéressant mais malheureusement son exploitation est inégale, il prend sa retraite et donc disparaît peu à peu jusqu'à son véritable retour dans le dernier épisode. Le doute qui le torturait malgré tout n'a pas disparu et il recherche toujours qui peut être le coupable si jamais ça n'est pas Nasir. Mais voilà qu'il aurait fallu explorer son personnage plus en profondeur et de manière plus uniforme. 

Le personnage de Nasir est vraiment intéressant mais au final, je suis plutôt mitigé. J'ai un peu le sentiment qu'on ne connaît jamais réellement son identité, qu'on ne sait pas s'il est coupable ou non. La certitude qu'il ne l'est pas dans les premiers épisodes est bien présente, mais pourtant la suite de la saison s'évertue à nous faire douter. 
Son évolution est trop brusque. De petit fils gentil, il devient un de ceux qu'il faut éviter en prison parce qu'il est lié au big boss, il tombe dans le "gang" trop rapidement, il met de côté sa moralité trop facilement au profit de quoi ? Quelques tatouages, un téléphone portable et une cellule. C'est trop soudain, trop peu réaliste pour qu'on puisse croire à ce détournement à 180°.
Et puis, en dehors de la prison, petit à petit, son image de garçon parfait se retrouve entachée, il vendait de la drogue à son école, il s'est plusieurs fois battu aussi, alors finalement on en vient à se demander, est-il aussi sympathique qu'on a voulu nous le faire croire ? Quel est le vrai du faux ? Et si, contre toute attente, il l'avait bien tué même "sans faire exprès" ? 

Et ce doute plane, il reste présent jusqu'à la fin de la saison et même après. On n'a pas la réponse, tout comme Nasir ne l'a pas non plus. La question qui nous turlupine durant huit épisodes ne trouve pas de réponse, tout ce dont nous avons droit est le doute. 

L'épisode 8 qui dure une heure trente contient la séquence tant attendue, le moment décisif, celui du procès de Nasir. Moment à la hauteur de mes espérances avec John qui prend le relais au dernier moment, John qui doit lui-même s'occuper de conclure - jusqu'ici, c'était Chandra qui parlait devant le jury. C'est un moment très fort que cette scène où ce "petit" avocat tente le tout pour le tout pour sauver son client, pour démontrer qu'au fond, on ne sait pas, que ça pourrait être quelqu'un d'autre, mais que la police et le procureur se sont évertués à condamner Nasir sans même chercher à côté. On ne sait pas, et c'est les larmes aux yeux que John conclut. 

Série plutôt complexe, The Night Of explore les failles du système judiciaire aux Etats-Unis - comme  beaucoup de séries américaines, ces derniers temps -, mais elle nous parle aussi du racisme puisque Nasir est d'origine pakistanaise (il faut d'ailleurs insister sur le fait qu'il n'a jamais mis les pieds au Pakistan et que tout ce qu'il connaît, c'est Jackson Heights) et directement, lui et sa famille sont rejetés de leur communauté, mais également des autres, ils sont rejetés de tous. C'est également un moyen d'en apprendre plus sur le milieu carcéral et de le dénoncer avec par exemple ces gardes qui se font soudoyer par les détenus ou encore, signaler les méfaits de la drogue avec tout d'abord Andréa et Nasir qui en consomment dès le premier épisode, mais aussi Nasir qui tombe dedans en prison et en ressort toxicomane. 

Peu importe la résolution au final, peu importe si Nasir sort ou non de prison puisque la justice n'a pas réellement fait son travail, elle n'a pas su juger et elle a brisé la vie de Nasir mais aussi celle de sa famille. Son père a perdu son entreprise de taxi, sa mère s'est fait virer et doit désormais accepter n'importe quoi, mais c'est surtout Nas, dont la vie était pleine de promesses et qui se retrouve écarté, catalogué, c'est une vie réduite à néant par la violence, par la prison, par la drogue. 

C'est avec une scène pour le moins obscure que se conclut presque ce dernier épisode : Nasir fumant sa poudre là où il était venu boire un coup accompagné d'Andréa. 
Mais c'est une dernière scène encore plus fataliste qui s'impose à nous avec John qui, chez lui, reçoit un coup de fil et on ne peut qu'imaginer la suite, quelqu'un s'est fait arrêter, quelqu'un a besoin d'être représenté, coupable ou non, sa vie est désormais détruite. 


Il n'y a encore aucune info concernant la saison 2, mais si j'ai bien compris, si celle-ci voit le jour ce ne sera plus du tout les mêmes personnages ou la même histoire puisque c'est une série d'anthologie. 









mercredi 3 août 2016

Bilan - #2 Juillet 2016

Je vous retrouve aujourd'hui pour tracer une sorte de bilan du mois de juillet qui vient tout juste de se terminer ! Par soucis de lisibilité, j'ai décidé de classer en quelque sorte les sujets dont je vais vous parler. Commençons d'abord par les livres. 


  • Littérature 

Ce mois-ci, j'ai peu lu, du moins pas autant que ce que j'aurais voulu. 
J'ai tendance à passer l'année à me dire "tiens ce livre est hyper gros, je le garde pour l'été prochain, quand j'aurais vraiment le temps de le lire" oui mais, à force de me répéter ça, j'ai fini par amasser un bon nombre de livres relativement gros - je veux dire par là allant de 600 pages à parfois 1200 - et je me retrouve donc avec une bonne pile de pavés. Je pense par exemple à Anna-Karenine de Tolstoï que j'aimerais lire depuis pas mal de temps déjà, Le Chardonneret de Donna Tartt que j'ai acheté le mois dernier et qu'on m'a plusieurs fois conseillé ou encore Et quelques fois j'ai comme une grande idée de Ken Kesey qu'on m'a offert pour mon anniversaire l'année dernière et que je meurs d'envie de lire ! 
Fin voilà, le mois de juillet vient de s'écouler, le mois août débute avec toutes ses promesses et je me dis que je n'ai plus qu'un mois de vacances pour abattre le plus de gros livres possible, mais je m'en rends bien compte, je pourrais peut-être un pavé, mais ça s'arrête là et voilà que dès le mois de septembre je me dirais encore "il faudra que je lise ce livre en été, quand j'aurais du temps", c'est un cercle infini quoi. 

Lectures du mois de juillet. 

Bref, en juillet j'ai lu six livres. D'abord, il y a eu de la poésie avec La triste fin du petit enfant-huître de Tim Burton & Capitale de la douleur de Paul Éluard. Je n'ai pas écrit d'article dessus simplement parce que la poésie est un genre que je ne maîtrise pas et qu'il aurait été débile d'en parler juste pour dire "haaaan Paul Éluard je t'aime, tes vers sont si beaux, ils ont illuminés ma vie" donc je me suis abstenue. 
Néanmoins, je profite de ce bilan pour dire que j'ai été un peu déçue de La triste fin du petit enfant-huître. Ça fait longtemps que je l'ai et je m'attendais à mieux quand même. Certains poèmes sont vraiment beaux (Voodoo Girl - The Girl Who Turned into a Bed - Roy, the toxic boy) mais dans l'ensemble j'ai trouvé ça très court, trop court et heureusement qu'il y a les dessins qui viennent illustrer le tout parce que sinon, j'aurais trouvé ça vraiment, vraiment moyen pour ce que c'est. Bon je suis quand même amoureuse de mon édition - 10/18 collector - et j'ai trouvé ça vraiment cool d'avoir sur la page de gauche le texte en anglais et la traduction à droite, pour le coup c'est une bonne idée  de pouvoir lire la version originale surtout quand il s'agit de poésie. 

Pour ce qui est de mes autres lectures du mois de juillet, j'ai déjà posté deux avis et les deux autres arriveront très prochainement - il s'agit de Wondrak de Stefan Zweig & Paris est une fête d'Ernest Hemingway


  • Mes avis en ligne : 




  • Séries 

Ce mois-ci a été un mois de rattrapages et de découvertes. J'adore les séries ce n'est pas nouveau, j'essaie d'en regarder au moins une nouvelle chaque mois et j'en suis aussi énormément tout au long de l'année. Le format série est un format que j'affectionne particulièrement parce qu'il permet d'explorer plus en détails contrairement à un film où tout doit être condensé en environ deux heures. 

J'ai tout d'abord commencé une nouvelle série sortie en avril dernier, il s'agit de The Girlfriend Experience d'Amy Seimetz & Lodge Kerrigan
J'en ai rapidement entendu parler lors de sa sortie en avril parce que cette série n'est autre que l'adaptation du film Girlfriend Experience (2009) de Steven Soderbergh. Je ne peux pas donner mon avis d'un point de vue comparatif parce que je n'ai jamais vu le film en entier, je n'ai vu que des extraits donc je ne peux pas dire si la série est meilleure ou non. 
Sinon, j'ai bien aimé, il n'y a que 13 épisodes à la première saison - on ne sait d'ailleurs pas encore si c'est renouvelé ou non - qui ont tous une durée d'environ 30 minutes. J'ai aimé ce format parce qu'il change de toutes les séries qui maintenant s'amusent à durer 50 minutes voire une heure. 
L'histoire est intéressante même si elle n'a rien d'innovateur : une étudiante en droit qui devient une escort girl pour payer ses études et s'en sortir. Mais l'histoire va finalement plus loin que ça, on découvre que Christine aime vraiment ça, que ça lui plaît de sortir avec tous ces hommes bien plus vieux qu'elle, qu'elle en prend un véritable plaisir et que tout n'est pas pour l'argent, même si on ne va pas se mentir, elle ne le ferait sans doute pas sinon.
Le personnage de Christine (interprété par Riley Keough, petite-fille d'Elvis Presley) est intéressant sous bien des aspects, sa psychologie est recherchée et on ne se retrouve pas avec un personnage palot au possible qui devient rapidement ennuyeux. 
Loin d'être la série de l'année, c'est une série qui se regarde facilement, quelque chose sans prise de tête avec une histoire bien écrite et des situations auxquelles on ne s'attend pas. 

N.B. Steven Soderbergh prévoit de sortir un film l'année prochaine, Lucky Logan où on pourra y retrouver Riley Keough aux côtés de Daniel Craig & Channing Tatum. 




J'ai commencé une toute nouvelle série HBO aussi, une comédie appelée Vice Principals de Danny McBride & Jody Hill qui est franchement marrante ! Pour l'instant seul les trois premiers épisodes sont sortis, je n'ai vu que les deux premiers et à chaque fois les personnages et les situations m'ont fait mourir de rire. 
On retrouve deux hommes, ils sont proviseurs adjoints dans un lycée américain : Neal Gamby (Danny McBride) & Lee Russell (Walton Goggins). Les deux se détestent ouvertement, ils sont tous les deux absolument barges et ne souhaitent qu'une chose : obtenir le poste de directeur du lycée. Oui mais ça ne va pas se passer comme ils l'auraient voulu et ils vont devoir œuvrer ensemble pour que l'un d'eux deviennent directeur. 
C'est drôle, c'est rafraichissant, c'est le genre de séries qui je trouve, se fait de plus en plus rare maintenant. Désormais on a surtout des séries centrées sur des super-héros (on ne dira rien sur la CW), des séries policières ou surtout des drames. 
Bon après je n'ai vu que les deux premiers épisodes mais ils étaient vraiment bien tous les deux et puis je viens d'apprendre que la série est déjà reconduite pour une deuxième saison alors, ça ne peut qu'être bon ! 




Dans les nouvelles séries, j'en ai commencé une autre, toujours sur HBO et qui est plutôt prometteuse, il s'agit de The Night Of de Steven Zaillian (à qui l'on doit notamment le scénario de La Liste de Schindler) & Richard Price. Bon voilà encore HBO mais que faire ? ils sont tellement bons pour faire des séries que c'est toujours un plaisir ! Une fois encore, après seulement trois épisodes diffusés je peux dire que c'est vraiment cool. Les acteurs sont bons - en particulier l'avocat qui n'est autre que John Turturro, vu dans Barton Fink par exemple ou encore le protagoniste, Nazir incarné par Riz Ahmed - tout comme les personnages qui sont recherchés. On a une réalisation vraiment intéressante, un scénario qui, jusque-là tient la route, la mise en scène est vraiment bonne ainsi que la photographie qui nous livre un rendu très sombre, rempli de noirceur, alors que dire de plus ? Je ne trouve pas de défauts à cette série, pour le moment. 
Bon, c'est vrai je n'ai vu que les trois premiers épisodes, mais j'attends avec impatience la suite chaque semaine et c'est toujours avec un certain plaisir que je me plonge dans ces épisodes d'une heure. Et puis, la première saison ne comporte que huit épisodes donc je suis déjà quasiment à la moitié. Aussi, ce n'est pas une création originale puisqu'elle est adaptée de la mini-série Criminal Justice de Peter Moffat diffusée sur la BBC. 
Pour info, la série aura peut-être droit à sa saison 2, mais rien n'a été officiellement confirmé jusque maintenant. 



  • Mes avis en ligne :




  • Cinéma 

Comme je le disais dans mon article précédent - il me semble - en ce moment je regarde la filmographie d'Alfred Hitchcock, mon cinéaste favori. Je ne vais pas parler de ses films qui sont, pour beaucoup, très connus, mais je peux quand même dire que certains mériteraient à être plus notoires comme La femme disparaît (The Lady Vanishes, 1938), Lifeboat (1944) qui est un huis-clos sur l'eau vraiment intéressant, aussi Le Faux Coupable (The Wrong Man, 1956) ou encore Les Enchaînés (Notorious, 1946) où on retrouve une Ingrid Bergman un Cary Grant absolument géniaux ! 

Je n'ai vu aucun film sorti au cinéma ce mois-ci, c'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas publié d'article dessus excepté pour Animal Kingdom de David Michôd (où je le compare à la série américaine) qui je trouvais, méritais d'être abordé. 

  • Mes avis en ligne : 



Sinon, j'ai regardé Green Room de Jeremy Saulnier, sorti en avril dernier. J'avais très envie de le voir, le pitch me disait vraiment beaucoup, on suit un groupe de punk/hardcore qui va se retrouver dans les problèmes on va dire. L'histoire est bien construite, la réalisation est intéressante avec une bonne mise en scène, surtout pour le traitement du huis-clos et du retour perpétuel à la case départ. En revanche j'ai trouvé ça trop rapide dans le traitement de la mort de certains personnages ce qui est plutôt dommage. 


Et aussi, j'ai enfin vu Brooklyn de John Crowley sorti en mars dernier. J'étais impatiente de le voir, notamment parce qu'il était en lice pour les Oscars en janvier, mais aussi pour l'histoire qui me plaisait bien. 
Nous sommes dans les années 50, on suit une jeune irlandaise, Ellis (Saoirse Ronan) qui doit partir pour les États-Unis, New-York plus précisément parce qu'elle n'arrive pas à trouver du travail là où elle vit avec sa grand sœur et sa mère. 
On va changer de continent avec elle, on va la suivre dans ses peines, dans sa solitude, le fait d'être loin de sa famille, loin de ses racines. Et puis, elle va faire la rencontre de Tony (Emory Cohen) qui va tomber amoureux d'elle. 
Pour dire les choses rapidement, j'ai beaucoup aimé la première moitié du film, le moment où elle arrive aux Etats-Unis, le fait de devoir s'adapter à sa nouvelle vie tout en ayant le sentiment d'être tout à fait seule au monde. J'ai aimé sa rencontre avec Tony, je les ai trouvés vraiment beau tous les deux, j'ai aimé aussi les scènes de repas dans sa pension pour filles, certaines répliques sont amusantes ce qui permet de souffler un peu. 
Mais par contre, au milieu du film ça se gâte, mais vraiment quoi ! À partir du moment où Ellis retourne en Irlande, je me suis ennuyée, mais ennuyée ! Il n'y a plus aucun véritable enjeu dès ce moment du film. Elle réussit enfin à être heureuse à New-York, elle est avec Tony, elle vient d'obtenir son diplôme pour être comptable, tout va bien quoi ! et voilà qu'elle retourne dans son village natal et hop, comme par magie ici aussi tout va bien et elle pourrait rester, pour être auprès de sa mère, reprendre le travail de sa sœur, se marier avec le "beau gosse" riche de la ville. Ouais mais non, franchement pourquoi avoir fait ça ? 
J'ai terminé le film avec un goût un peu amer, il commençait si bien et tout a été gâché. 
Pour ce qui est des acteurs, Saoirse Ronan s'en sort bien, mais ce n'est pas non plus inoubliable, elle fait ce qu'elle doit faire voilà tout. C'est Emory Cohen que j'ai beaucoup aimé dans le rôle de l'italien qui n'a pas confiance en lui et qui aime éperdument Ellis - j'ai particulièrement aimé la scène où il demande à son jeune frère de corriger les fautes d'orthographe de la lettre qu'il veut envoyer à Ellis. 
La réalisation est très classique, il n'y a aucun plan qui sort de l'ordinaire ou qui vaut le coup d'œil. Je ne dis pas qu'elle est mauvaise, non, elle est simplement banale ce qui n'est pas forcément un mal. 

Étant donné tout le tapage qu'il y a eu autour de ce film, je m'attendais à quelque chose de bien mieux, de bien plus fort et surtout mieux construit. Si le film avait duré une demi-heure de moins, que la deuxième partie en Irlande n'était pas aussi longue et surtout aussi dénuée d'enjeux narratifs alors j'aurais dit oui, un grand oui, mais les deux parties sont bien trop inégales pour que j'y trouve mon compte. 






Très bientôt sur le blog, mon avis sur la saison 2 de Wayward Pines et comme je le disais plus haut mes avis sur Wondrak de Stefan Zweig et Paris est une fête d'Ernest Hemingway








La promise au visage de fleurs de Roshani Chokshi

Il était une fois un homme qui croyait aux contes de fées. Il était une fois un homme qui savait que les contes révèlent ce qui demeure cach...