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mercredi 21 décembre 2016

L'Avenue du cinéma - #24 Mademoiselle de Park Chan-wook

Ce nom ne vous est certainement pas inconnu puisqu'à mon avis, il est un des cinéastes sud-coréens du moment qui a le plus le vent en poupe. Park Chan-wook, surtout connu à la base pour Old Boy (2003) - que je n'ai même pas vu - puis ensuite avec Stoker (2013) et enfin Snowpiercer qui avait fait grand bruit lors de sa sortie en 2014. Bon pour être franche, à part Mademoiselle, j'ai seulement vu Stoker, et encore, ça date de la semaine dernière. 
J'ai vu plusieurs extraits de Old Boy qui a l'air vraiment cool, mais c'est tout et j'espère le voir quand même bientôt. 

Enfin bref, on n'est pas vraiment là pour parler de la filmographie de Park Chan-wook, mais plutôt pour parler de son dernier film, Mademoiselle donc. Sorti début novembre, j'ai vu la bande-annonce qui m'a tout de suite donné envie. Ces derniers mois, la Corée du Sud a été à l'honneur pour moi, puisque j'ai vu Dernier train pour Busan de Yeon Sang-ho (vraiment troooop cool), puis The Strangers de Na Hong-jin dont j'ai été assez déçue quand même en particulier parce que je n'ai pas eu le sentiment de comprendre grand chose. Et puis, le dernier en date a été Mademoiselle que j'ai vu il y a bientôt un mois maintenant. 

Je pense que cet article va être relativement court, en tout cas plus que d'ordinaire, car je ne veux absolument pas raconter l'histoire ni rien, je ne veux pas gâcher le plaisir que les retournements de situation procurent, alors je vais essayer de faire au plus court afin de seulement vous confier mon ressenti sans trop m'étaler sur l'intrigue. 




Tout d'abord, j'aimerais parler de cette force qu'a le réalisateur pour raconter des histoires. Le fait que le film soit découpé en trois parties bien distinctes permet l'élaboration de trois points de vue différents, autant de façon d'interpréter des actes ou des paroles. Cette manière de contrôler parfaitement son scénario et plus largement son histoire en entière est ce qui a rendu mon appréciation du film aussi bonne. Plus qu'un simple film "d'arnaque", c'est un film qui tente d'aborder des tas de sujets importants et toujours actuels - l'homosexualité pour n'en citer qu'un. 

L'atmosphère est, elle aussi pleinement maîtrisée, on se retrouve dans les années 1930, en Corée du Sud qui est colonisée par le Japon - après The Strangers, on peut définitivement comprendre que la Corée du Sud a très mal vécu cette annexion par le Japon. Ce dernier a une place fondamentale puisque Hideko (Kim Min-hee) est japonaise ainsi que son oncle (Jo Jin-woong), mais je ne connais pas l'histoire de la Corée du Sud, je ne suis pas historienne non plus alors je ne prétendrai pas comprendre tous les tenants et aboutissants qui se jouent dans les films coréens qui traitent de ce sujet.

Lors du début du film, nous sommes avertis : nous entrons dans la première partie, il est donc logique de considérer que le film sera découpé en quartier en quelque sorte. Sans faire attention à la durée de cette première partie sur un film qui fait quasiment 2h30, on arrive à la fin et là, un énorme wtf m'échappe et je ne comprends absolument pas la scène qui vient de se dérouler sous mes yeux. Ce que j'ai trouvé le plus admirable dans ce film - autre que l'esthétique - c'est l'enchevêtrement des évènements qui est simplement fou et là, on comprend la force du savoir-faire de Park Chan-wook quand il s'agit de perdre son spectateur pour mieux le retrouver plus tard. 

Pour ce qui est du jeu des acteurs, je dirais que celui des deux actrices principales est bluffant : Sookee (Kim Tae-ri) et Hideko sont simplement excellentes, qu'est-ce que je pourrais dire de plus ? Le double-jeu instauré par les deux est palpable tout au long du film, jusqu'au point qu'à la dernière scène, on se demande si elles ne vont pas faire crever l'écran. 
Les autres acteurs sont très bons aussi, que ce soit le "comte" ou l'oncle, simplement l'histoire est quand même surtout centrée sur ces deux femmes et la découverte de l'amour en quelque sorte alors il me semble normal de surtout parler d'elles. 


Mademoiselle, Park Chan-wook.


Pour ce qui est de l'esthétique du film, je ne peux que me ranger du côté de ceux qui le trouvent magnifique, parce que définitivement, il l'est. Certains plans sont éclatants de beauté et renforce l'aspect presque irréel des situations.
Forcément - je suis loin d'être la première à le faire - on peut faire un parallèle avec La Vie d'Adèle (2013) de Kechiche, film que je n'ai pas du tout aimé et qui m'a profondément ennuyé. On retrouve néanmoins certaines thématiques comme celle de l'entrée dans l'âge adulte pour ces deux filles-femmes qui se découvrent l'une l'autre. C'est aussi, et surtout ces scènes de sexe très crues ponctuées par des gros plans.
Petit point négatif : certaines de ces scènes sont trop longues, le propos est trop appuyé si bien que ça rend certaines scènes à la limite de la gêne si ce n'est de l'inutilité - je pense surtout à la scène où Sookee met son doigt dans la bouche de Hideko pendant quoi, une bonne minute ?


Enfin voilà, pour mon premier film de Park Chan-wook j'en ai pris plein les yeux. J'ai été happé par la beauté des décors, des personnages et par une histoire qui est bien plus complexe qu'elle n'y paraît.
Je n'ai plus qu'à voir les autres nombreux films de lui que je n'ai pas vu avant de pouvoir donner un avis qui soit construit sur sa filmographie.



P.S. : Mademoiselle est adapté du roman du Bout des doigts de Sarah Waters, écrit au début des années 2000. Je ne l'ai pas lu mais j'aimerais beaucoup, surtout que le réalisateur semble avec effectué quelques digressions.

Comme toujours si vous avez des questions, des avis à me donner par rapport à Mademoiselle ou même un autre de Park Chan-wook, n'hésitez pas !









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