dimanche 29 novembre 2020

La Maison des morts de Sarah Pinborough

Bon j’ai hésité à écrire un avis dessus, à le publier. 

J’ai tellement de retard dans mes articles que je me demande à chaque fois si ça vaut la peine, si ce n’est pas mieux de seulement parler des livres que j’ai adorés.

D’un autre côté, je trouve dommage de ne pas parler des autres, de ceux qu’on a pas trop aimé ou qu’on a bien aimé, mais sans plus. 




C’est le cas de ce roman La Maison des morts écrit par Sarah Pinborough

Cette auteure est connue mais comme je n’ai pas fait de recherches et que je n’ai rien lu d’autre d’elle, la seule chose que je peux dire, c’est qu’elle a publié ce livre en 2015. 


La Maison des morts n’est autre qu’une maison où sont parqués les enfants qui ont été diagnostiqués positif à je ne sais quel virus. Ils sont emmenés dans cette étrange maison sur une île où ils ne peuvent plus voir leur famille, où ils attendent littéralement la mort.

C’est à celui qui mourra en premier dans les dortoirs. 


On suit le personnage de Toby, chef du dortoir 4 qui compte encore tous ses occupants. Mais voilà que certains tombent malade sans prévenir et que leur état se désagrège à la vitesse de l’éclair. 


La routine de la maison disparaît comme neige au soleil dès l’arrivée d’une nouvelle fournée. Dans celle-ci, il y a Clara. 


Clara et Toby, destinés à se rencontrer, destinés à s’aimer. 

Malgré la maladie ils vont vivre un premier amour flamboyant.

Jusqu’à ce que la fin inexorable pointe le bout de son nez et vienne tout détruire. 


Bon, je crois que définitivement Stephen King et moi n’avons pas les mêmes goûts. Au dos du livre on peut lire « Bouleversant et totalement captivant. Je ne pouvais pas le lâcher. ». Ce sont les mots du grand King, oui oui. 

J’ai été bouleversée, ça oui, mais captivée ?? Définitivement pas. 


Le livre se lit à une vitesse folle parce que c’est écrit assez gros et que ça reste de la jeunesse / young adult, mais au-delà de ça, même si j’ai été embarquée, je ne peux pas dire que j’ai été envoutée par ma lecture. 


Il y a trop de sujets laissés de côté au profit de l’histoire d’amour - oui, les romances ce n’est franchement pas mon truc. 

D’où vient la maladie ? Pourquoi est-ce qu’elle ne touche que des adolescents ? Est-ce qu’il y a un remède possible ? 


Tout ce qui touche à la maladie, bah c’est évincé. Tout ce qu’il faut savoir c’est que les ado sont condamnés. Une fois que c’est dit, on y revient plus. 

Mais pourquoi on y revient pas justement ? pourquoi ne pas étoffer un peu cette histoire de diagnostic pour en faire quelque chose de plus


Parce que ce n’est pas ce qui intéresse, non, ce qui intéresse c’est véritablement la relation Toby / Clara. Mais moi, elle m’a pas franchement vendu du rêve leur relation en fait. 

Non parce qu’entre lui qui pense qu’à assouvir ses besoins sexuels et elle qui m’a tout l’air d’être complètement à côté de la plaque, il faut dire qu’on est pas aidé ! Alors oui il y a de bons moments, notamment ceux où ils sortent de la maison afin de découvrir l’île mais ce n’est pas suffisant…


Et puis la fin… c’est dommage parce que je lui trouvais des qualités : de bons personnages secondaires, des intrigues secondaires qui m’ont parfois plus intéressés aussi. Mais l’auteure se prend pour Shakespeare est nous pond une conclusion tellement tragique que j’en rirai presque. 


J’ai refermé le livre avec en tête le fameux « tout ça pour ça ? ». Je déteste ressentir ce sentiment parce que j’ai l’impression d’être tout à fait passée à côté de la lecture. Et pourtant La Maison des morts a des qualités, autre que la beauté de mon édition. Il était prometteur et malheureusement il ne m’a pas happé au point que j’en ressorte retourné. 

J’aurais préféré moins de romance et plus d’action. Tant pis. 








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