mercredi 17 juin 2020

Le Coin des libraires - Intérieur Nord de Marcus Malte

Intérieur Nord est mon troisième ouvrage de l’auteur français Marcus Malte. Après avoir découvert et adoré Garden of love, après avoir lu son recueil de nouvelles Toute la nuit devant nous, j’ai eu envie de me plonger dans un autre recueil, j’ai nommé Intérieur Nord



Regroupant quatre nouvelles (Musher ; Jardinier ; L’ange pleureur ; Jeanne, ma Jeanne) elles ont en commun de faire entendre une douleur, un sentiment, la fragilité des êtres. 


L’entrée s’effectue donc avec Musher. Si vous ne savez pas ce que c’est (c’est déjà que vous n’avez pas lu l’excellente Sauvage de Jamey Bradbury dont je vous parlerai bientôt !), tout simplement un conducteur de traineau à neige, un meneur de chiens en gros. 

Sa solitude est brisée par l’arrivée d’un duo, une jeune femme et un homme bien plus vieux. Ils viennent au chalet du narrateur pour se reposer. 


C’est comme ça qu’il fait la connaissance de Lauren, une jeune femme somptueuse, adorée des chiens, adorée de lui.

Mais c’est rarement joyeux les fins chez Marcus Malte, donc je ne vous en dirai pas plus, mais elle vaut le détour, rien que pour la description des lieux, de l’immensité blanche entrant en écho avec la solitude infinie du musher

Il a dit que cette attente était devenue intolérable. C’était ça, à présent, le véritable poison qui le rongeait. Plus que la maladie. Plus que l’idée même de mourir. Il a dit qu’ils étaient deux à en souffrir. Il y avait lui et il y avait Lauren. Et la souffrance ne se partage pas : elle s’accumule.


Enfin il y a Jeanne, ma Jeanne

J’ai adoré cette histoire. On suit le personnage de Lucien, un commercial sillonnant les routes pour vendre des bouteilles de vin. Un jour, de manière impromptu il fait la rencontre de Jeanne. 

Tout bascule. 


La fin de l’année 1981 est radieuse pour Lucien qui, fou amoureux de Jeanne, est prêt à tout pour rester avec elle. Il adore son gosse, bref, c’est l’amour fou, l’amour à la mort. 

Mais c’est sans compter sur Jeanne qui, d’un coup d’un seul le congédie sans véritable raison. 

Par la suite, Lucien apprendra le pourquoi du comment.


Ces quatre nouvelles ont en commun de mettre en avant des blessures du coeur. Marcus Malte fait dans l’économie de mots ce qui démontre une fois encore son talent pour dire la souffrance, pour faire ressentir la solitude. 

Décidément, l’auteur touche toujours juste.


À la base je me suis lancée dans ce livre pour ensuite me plonger dans un autre, toujours publié par Zulma : Fannie et Freddie, avant d’entrer au coeur de son dernier roman Aires. Le confinement a remis en cause cette organisation puisque je comptais me procurer Aires début avril et le lire tranquillement durant tout le mois avant d’assister à une rencontre avec l’auteur en mai, mais confinement oblige, cette belle rencontre a dû être annulée. 


Le malheur, c’et que rien ne dure. On grimpe tout là-haut au sommet sans s’en rendre compte, on décolle, on s’envole, et puis après il y a la chute.







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