dimanche 11 avril 2021

Les Papillons de Barcella

Au début Alexandrin rencontre Mylène, un brin vulgaire et tout sauf faite pour lui. Ça lui met la puce à l’oreille : où sont donc passés ses papillons ? et comment les récupérer ? 


Alexandrin n’est pas poète, il est ébéniste - vous l’avez pas vu venir celle-là hein ? - mais ça ne l’empêchera pas de distiller de la poésie dans sa vie grâce à Marie, la personnification de l’amour. 


Tout s’enchaîne vite, très vite, trop vite peut-être mais quoi qu’il en soit les pages se tournent et c’est avec plaisir qu’on avance au rythme de la prose absolument sublime de Barcella


Les histoires d’amour c’est pas franchement mon dada, d’autant plus quand les obstacles qui semblent insurmontables sont en réalité facilement résolus. 

Mais j’ai dévoré ce court roman, je l’ai lu en sachant pertinemment la fin et en voulant malgré tout la découvrir, l’écriture m’a tellement immergé dans l’histoire que j’ai fermé le roman avec une petite pointe au coeur. Une déception à l’idée d’être venu à bout et de devoir non plus quitter Alexandrin mais plutôt la beauté du texte. 


Nous échappions au temps, émus que nous étions d’être libres comme l’air. Libres. C’est le mot qui convient. Défaits de toutes attaches, cancres sans artifice. Comme si nos deux passés n’avaient plus raison d’être, comme si seul le présent se réchauffait de nous.


Je ne suis pas la seule à le dire (et certains ont dû le dire bien mieux que moi !) mais j’ai adoré cette lecture pour toute la poésie qu’elle dégage, pour le style de l’auteur qui est magnifique. 


Dès la deuxième page j’étais conquise, c’est pour vous dire ! 


La simplicité de l’histoire peut décevoir, néanmoins l’objectif d’écrire une histoire qui s’apparente au conte est complètement réussi, et les amateurs de ce genre seront à coup sûr ravis de découvrir ce premier roman. 


Mais voilà si j’ai tant aimé ce livre, si j’ai pris autant de plaisir à le lire c’est sans conteste pour la qualité du texte, pour la poésie qui se dégage que ce soit grâce aux rimes ou à l’usage de l’alexandrin. 


Mon coeur s’emballe sans frein au nez des injustices. Je vis tout à l’excès. Le bon comme le sévère. En fait, je crois que « j’ai mal aux autres », comme le disait Brel. Moi, je veux croire encore en la beauté du monde. Ma sensibilité est ma force, monsieur. Pleurer vos papillons me semble raisonnable car ne pas s’en soucier serait mourir un peu.


Les Papillons se lit à la vitesse de l'éclair et ravira les amateurs de conte de fée tragique et les adeptes de la poésie du texte. 








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