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L'Avenue du Cinéma - #6 Nos étoiles contraires de Josh Boone

La semaine dernière, j'ai vu le film Nos étoiles contraires de Josh Boone. Ça faisait un petit moment que je voulais lire le livre - que je n'ai d'ailleurs toujours pas lu. J'en ai rapidement entendu parler il y a deux ans, ma prof d'anglais de l'époque m'a conseillé de le lire en VO car il n'existait pas encore en français. Vu mon niveau d'anglais à ce moment là je pense que j'ai bien fait de ne pas le lire. Quand j'ai appris qu'il allait être adapté au cinéma, je voulais vraiment le voir. Bien évidemment j'étais certaine que ce serait cul-cul au possible mais bon pourquoi pas ? 

"Augustus Waters était un salopard d’autoglorificateur, mais on lui pardonne. On lui pardonne non pas parce qu’il avait le cœur aussi bon au sens figuré qu’il était naze au sens propre, ou parce qu’il savait mieux tenir une cigarette que tous les non-fumeurs du monde"


Dès le début on sait quel sera le destin de nos deux protagonistes, Hazel & Gus, destin forcément tragique. Hazel Grace est atteinte d'un cancer de la thyroïde au stade 4, autant dire qu'elle n'a aucune chance de s'en sortir bien qu'un médicament ait réussi à stopper l'évolution de la maladie. Pour l'aider à supporter la maladie, ses parents décident de l'inscrire dans un groupe de soutien pour jeunes personnes atteintes du cancer où elle fait la connaissance d'Augustus qui est atteint d'ostéosarcome, une tumeur qui apparaît généralement au niveau du genou. Il a d'ailleurs perdu la moitié de sa jambe il y a un an. 

La rencontre est pour moi un des pires moments du film, c'est vraiment décrit comme une amourette d'adolescents absolument pas crédible. Je vais sûrement en décevoir beaucoup mais pour moi, ce film n'est pas extraordinaire, il se regarde je dirais. 


Tout d'abord, j'ai vraiment du mal avec Shailene Woodley, j'ai été déçue par son jeu dans Divergent et ça a également été le cas pour Nos étoiles contraires. À certains moments je la trouvais plutôt convaincante et à d'autres elle me sortait par les yeux. Par contre, j'ai été assez surprise par Ansel Elgort, je l'ai vu dans plusieurs films récemment (La Vengeance de Carrie et Divergent) où il ne m'a pas du tout éblouie, pour dire la vérité, il ne m'a absolument pas marqué. Dans Nos étoiles contraires, c'est différent, son jeu est bon, rafraichissant. Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est le thème de l'oubli qui revient tout au long du film. Pour le coup, j'ai trouvé ça très bien d'explorer ce sujet, que se passera-t-il quand ils mourront ? 
Ils savent que c'est inévitable et ils ne se soucient que d'une chose : le souvenir. 
Gus veut marquer le monde de son emprunte, il veut vivre. Hazel aussi, mais pas de la même façon, elle voit plus le monde de façon réservée, presque cachée. Au début on la voit vraiment comme une personne solitaire, résignée qui a accepté son destin. L'optimisme de Gus permet de ne pas sombrer dans le mélo, ce qui est un bon point pour ce genre d'histoire. 


L'histoire de John Green est d'après moi une bonne histoire, cependant, le problème est que comme d'habitude l'adaptation au cinéma existe pour se faire encore plus d'argent - quoi de mieux que le profit ? - du coup on finit le film avec ce petit goût amer dans la bouche. Tout est fait pour faire pleurer dans les chaumières, et c'est bien dommage. Néanmoins certaines scènes restent très bonnes, comme celle où Hazel doit écrire son discours pour l'enterrement de Gus, non mais par contre quel genre de personne demande à celle qu'il aime de faire ça ? C'est juste trop horrible. 
La scène dans l'église est pour moi une des plus touchantes, elle est riche en émotion, et je dois bien avouer que le petit discours d'Isaac, le meilleur ami de Gus m'a vraiment touché, ça nous permet de ne pas être seulement enfermé dans l'histoire d'amour entre Gus et Hazel. Tout comme la scène à Amsterdam quand ils vont visiter la cachette d’Anne Frank, en soi, je la trouve un peu trop surfaite mais j’y ai compris un message tout autre, celui qu’ils seront toujours là l’un pour l’autre, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que la mort les sépare. J’y ai vu de l’espoir, une belle image de la vie pour deux personnes au bord de la mort. 

"Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellation."

Il y a une autre raison pour laquelle je n’ai pas pleinement été dans ce film, malheureusement je n’ai pas pu me décrocher du film Ma vie pour la tienne.
Il y a des similitudes entre les deux films, du point de vue de la maladie mais surtout pour l’histoire d’amour entre Kate et Taylor et le fait que ce soit Taylor qui décède tout comme c’est Gus qui décède le premier. Je sais que c’est un peu réducteur pourtant durant tout le film j’avais une pensée pour ce film que ma copine Andréa m’a fait découvrir.

Je m’attendais à être déçue mais je ne pensais pas que ce serait à ce point là, je lui mets vraiment tout juste la moyenne pour la qualité de l’histoire et le jeu de certains acteurs qui redressent le tout, cependant j’ai été loin d’être transporté. 

Et vous, vous pensez quoi de Nos étoiles contraires ? 

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Commentaires

  1. J'ai eu exactement le même sentiment que toi en regardant ce film. J'ai préféré le livre, qui m'a littéralement transporté :).

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    1. Ah oui ? Il faudrait que je lise le livre alors, mais j'ai un peu peur que ce soit trop "adolescent".

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  2. Personellement, j'ai bien aimé ce film, ce n'est un film extraordinaire mais il a une certaine sensibilité qui m'a touchée (même si ils ont trop appuyé la tristesse et la souffrance à mon goût). Très bon article tout de même :)

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    1. Oui je suis assez d'accord avec toi pour le coup. J'avoue que je m'attendais à mieux vu toutes les publicités auxquelles on a eu droit pour sa sortie.
      Merci beaucoup ! :)

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