mercredi 17 mars 2021

Les Chroniques de l'érable et du cerisier, t. 1 : Le masque de Nô de Camille Monceaux

« Les mots que l’on n’a pas dits sont les fleurs du silence. »


Camille Monceaux nous entraîne dans le Japon du 17è siècle avec ses Chroniques dont on peut découvrir le premier tome depuis fin août 2020 ! 

Avant même d’aborder l’histoire, il faut revenir sur cette beauté, sur ce travail éditorial au top - bon c’est vrai que Gallimard jeunesse est particulièrement doué en la matière et cette fois ne fait pas exception !


Le soin apporté à l’objet livre dans les matières ainsi que le choix de la couverture servent le propos qui va nous occuper. En d’autres mots le graphisme est à la hauteur du texte. 


Lorsque je suis tombée sur ce livre en librairie j’ai tout de suite eu envie de l’acheter, mais j’ai attendu et j’ai eu la grande chance de le recevoir par une amie. 


Les Chroniques de l’érable et du cerisier nous raconte l’histoire d’Ichirô, abandonné bébé devant un temple, il a été élevé par un samouraï vivant reclus avec sa domestique, Oba. La vie du jeune garçon est paisible et son apprentissage est exigeant, il apprend la voie du sabre et acquiert des connaissances culturelles notamment. Ichirô ne le sait pas mais il est un privilégié, un lettré. 


Il ne le sait pas parce qu’il a interdiction de se rendre au village, interdiction de rencontrer des inconnus. Interdiction de vivre autrement qu’entouré d’Oba et du samouraï. 

Mais il n’y aurait pas d’histoire sans catastrophe. Elle survient sans crier gare et va bousculer toute la vie d’Ichirô désormais livré à lui-même.


Direction Edo (ancien nom de Tokyo) pour découvrir le monde. La solitude, le froid, la nécessité de se cacher, Ichirô rencontre les difficultés du monde. 

Et fait des rencontres hautes en couleurs. 


Ce tome ne ressemble pas du tout à ce à quoi je m’attendais. La première centaine de pages est fidèle à l’idée que je m’en faisais mais alors après… 

Où est passée la voie du sabre ? Ichirô a donc oublié tout ce qu’il a appris plus jeune ? 

J’ai été un peu déçue de voir que ça tournait beaucoup plus autour des amitiés du garçon et du théâtre japonais. 


Néanmoins j’ai aimé la présence du théâtre, la querelle entre les adeptes du théâtre traditionnel japonais, le nô, et le nouveau théâtre qui émerge à cette époque, le kabuki — ça fait évidemment penser à la querelle des Anciens et des Modernes en France. 

Bref l’apprentissage d’Ichirô n’est pas comme je pensais qu’il serait.


Malgré tout j’ai adoré ma lecture. L’écriture de Camille Monceaux est superbe ! J’étais étonnée de voir qu’il s’agit d’un premier roman car on retrouve une poésie formidable, d’autant plus en jeunesse. 

C’est à mon sens le gros point fort du roman car l’histoire est dingue sur le papier mais il est vrai que le premier tome fait plus office d’amuse-bouche que de véritable point de départ. 

En plus on sent à quel point Camille Monceaux aime le Japon, à quel point elle connait la culture et c’est un bonheur de découvrir ici et là des expressions ou des termes japonais par exemple. 


Bravo à elle car c’est une histoire très prometteuse, une histoire poétique comme le laisse penser le titre. Maintenant je n’attends que la suite, je culpabilise même un peu d’avoir lu le premier tome aussi rapidement. Il faut attendre maintenant…



À lire si vous aimez le Japon, son histoire et les aventures de samouraï ! 

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