vendredi 1 novembre 2019

Le Coin des libraires - #142 L'aube sera grandiose d'Anne-Laure Bondoux

Mon deuxième Anne-Laure Bondoux après Tant que nous sommes vivants. Paru en 2017 chez Gallimard jeunesse, L’aube sera grandiose est un excellent roman sur la famille et ses secrets. 
D’abord il y a cette couverture, puis il y a le nom de cette auteure, rencontrée rapidement en 2017, et enfin ce titre. Tout s’alignait pour que le plaisir de lecture soit là. 


Titania est écrivain de roman policier, elle a une fille Nine, âgée de 16 ans. Sa mère vient la chercher en trombe à la sortie de son entraînement de natation, Nine n’ira pas au bal de son lycée parisien. Au lieu de ça, elles prennent la route pour une direction inconnue. 
Une fois à l’abri des regards, enfoncée dans une forêt où nulle lumière ne perce, Titania décrète qu’elles sont arrivées, mais arrivées où ? 
Dans sa cabane d’enfance, face au lac. 

Nine a toujours vécu qu’avec sa mère (ses parents étaient déjà séparés avant sa naissance, son père n’est pas très présent) et pour cause, cette dernière lui a toujours dit que sa famille était morte. Quelle n’est donc pas la surprise de Nine quand elle apprend, en une nuit, la vérité sur sa famille. 

Une nuit pour raconter de multiples vies, une nuit pour expliquer, justifier et se faire pardonner. Une nuit pour tout changer




Grâce à un récit alternant passé et présent, le passé vient petit à petit éclairer le présent et inversement. Au rythme des flash-backs on découvre comme Nine l’existence de personnages tous plus attachants les uns des autres. 

Il y a Jean-Ba et aussi Vadim. À leur façon ils sont géniaux, et on se prend d’affection pour ces deux hommes au coeur brisé. 
Et il y a Octo et Orion, mes favoris. C’est leur histoire qui m’a touchée plus que n’importe quelle autre. Orion avec sa manie de reproduire les catalogues et Octo avec son asthme. 

300 pages pour dire des vies, pour raconter un destin, pour tenter de percer le mystère d’une famille, de son absence, de ses disputes, de son amour, de ses mensonges, de ses secrets. 
300 pages où le huis-clos rencontre l’ouverture au monde, où la petitesse de la cabane se frotte contre la fureur du monde. 

300 pages pour rencontrer des êtres, et ne plus jamais les oublier. 






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