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Le Coin des Libraires - #5 Kaleb tome 2 Abigail de Myra Eljundir

Chose promise, chose dû. Dans mon article précédent je vous parlais du premier tome de la trilogie Kaleb de Myra Eljundir, pour ceux qui n'ont pas lu cet article je vous conseille d'y jeter un coup d'oeil ( Kaleb tome 1 ). Aujourd'hui je vais donc vous parler du second tome de cette saga que j'ai lu il y a déjà quelques mois. 

"Que sais-tu de l’horreur d’être un animal écorché vif pour sa fourrure ? Rien. Moi, je l’ai ressentie à chaque fois que je croisais une connasse en vison."

Tout d'abord pour que les choses soient plus simples, je vais vous mettre la quatrième de couverture de ce tome 2 : 

Magnétique et sensuelle, Abigail est l'arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l'extase.
Inutile de lutter : l'attraction qu'elle suscite est irrésistible.
Même si faire l'amour avec elle, c'est s'unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l'empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l'empathe l'attire comme un aimant.
Au terme d'un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

Après un premier tome éponyme, l'auteure a décidé d'en écrire un second sur le deuxième personnage principal de sa saga. Comme on peut le deviner rien qu'avec ces deux titres, Kaleb & Abigail sont liés, mais comment ? Il faudra le lire pour le savoir. 

À la fin du premier tome, on quitte Kaleb bien décidé à se tourner vers le Mal, son choix est pris, il ne semble pas vouloir revenir en arrière. Pourtant on découvre une nouvelle facette de Kaleb, facette qu'on a pu entrevoir rapidement dans le tome 1 vis-à-vis de son père. Ici, les choses sont différentes, il veut se faire aimer, mais comment faire ? Le fait qu'il soit un antihéros ne fait pas de mal, ça change un peu. Je veux dire les histoires du gentil amoureux d'une gentille, le méchant qui arrive, kidnappe la femme du gentil, ce dernier se bat et remporte la bataille contre les forces du mal, résultat : le bien triomphe toujours du mal et bla bla bla. 
Comme je l'ai dit dans mon article précédent, j'ai aimé le premier tome, mais j'avais besoin de plus pour accrocher à cette saga. C'est avec le tome 2 que je n'ai plus réussi à me détacher de l'histoire. Dans le premier tome on entend parler d'Abigail, le "bras droit" du Colonel qui possède également des dons, celui de succube.
Qu'est-ce qu'une succube ? Incube pour les hommes, une succube serait un démon féminin au service de Lilith, elle possèderait le "don" de séduire tous les hommes qu'elle désire dans le but de les tuer. 
 À la fin du tome 1, beaucoup de questions se posent, qui est gentil : les Sentinelles ou Kaleb ? À qui peut-on faire confiance? Eh bien pour dire la vérité, à la fin de ce tome on ne sait toujours pas réellement de quel côté se positionner. 

"Il n'y a pas de meilleure prison que celle qu'on est persuadé d'habiter..."

Dans ce second tome je n'ai plus du tout été gêné par le style de l'auteure, je pense que c'était seulement le temps d'adaptation. Ce que j'ai surtout apprécié dans ce roman, c'est le rythme des choses. On finit par se dire qu'on commence à savoir beaucoup de choses, qu'il ne reste plus énormément d'informations à savoir, pourtant si. Ce qui est génial avec ce livre, c'est que quand on pense avoir tout compris, on se rend rapidement compte que ça n'est absolument pas le cas ! La prophétie est dix fois plus au coeur de l'histoire, on a dépassé le positionnement de l'intrigue, on entre dans ce qui est intéressant, dans ce qui va nous permettre d'en apprendre plus. Ce qu'il y a de génial avec cette prophétie, c'est que les protagonistes pensent qu'il s'agit d'eux, que c'est "leur" prophétie, ce qui permet de nous faire nos propres avis sur certains personnages qu'on découvre avide de pouvoir.
Personnellement les moments où le Colonel Bergsson pense être l'élu m'ont bien fait rire. 

"Tout ce qu'elle vit, c'est son visage sans masque, pour la première fois depuis leur rencontre. Un visage déjà marqué pour son âge, aux yeux tristes et au charme fou. Un visage qu'elle eut soudain envie de prendre dans ses mains et de couvrir de baisers."

J'ai particulièrement adoré les lieux, la description de l'Islande et de l'Irlande m'ont faite découvrir de la nouveauté, des lieux que je n'avais encore jamais côtoyés dans la littérature, c'est pour moi un bon point positif.

Tous les personnages sont bien construits, ils ont chacun une suite logique au premier tome, et ne cessent de nous mener en bateau durant tout le roman. Ce que j'ai surtout affectionné, c'est le fait que Myra Eljundir n'est pas une simple vision manichéenne des choses, dans son roman tous les personnages ne sont ni bons ni mauvais. Ils possèdent chacun plusieurs facettes qui les définissent et qui peuvent expliquer leurs actes/choix, je pense à ceux du Colonel qui après certaines révélations peuvent être vu d'une façon différente, peut-être un peu plus excusable dirait-on. Tout comme dans Kaleb, nous ne sommes pas seulement lecteurs, mais également personnage intégrant de l'histoire. Les émotions des personnages nous sont jetés à la figure pour qu'on les ressente de la même façon, pour que chaque lecteur réveille son sentiment d'empathie. Je pense que c'est également grâce à l'écriture de Myra Eljundir qu'on a ce sentiment d'être avec eux, sur place en Islande. 

Pourquoi ce tome est-il meilleur que le premier ? La raison principale est la rencontre entre Abigail et Kaleb - ENFIN ! - Leur relation n'est pas du tout ce à quoi je m'étais attendu, on nous décrit Kaleb comme un personnage dur, méchant, égoïste. Pourtant, au côté d'Abigail, on se rend rapidement compte qu'il n'est rien à côté d'elle. J'aime beaucoup leur relation compliquée - l'est-elle trop ?-. Ils s'aiment, du moins semblent s'aimer, pourtant ils se déchirent, se détruisent mutuellement.

Ce second tome permet évidemment d'en apprendre plus sur nos personnages et leurs origines, quel serait l'intérêt sinon ? On sent d'ailleurs durant la lecture qu'on est encore loin de la fin, que ce tome n'est là que pour nous confier le minimum à savoir et que la vérité nous explosera au visage dans le dernier tome. On apprend des choses qui sont dans la continuité de Kaleb, ce qui d'après moi est une bonne chose vu la quantité de questions qu'on se pose pendant notre lecture. La fin de ce roman ne nous donne qu'une envie, lire la suite et enfin apprendre ce qui attend Kaleb, Abigail, le Colonel Bergsson et les Enfants du Volcan. 

"(…) on pouvait voir passer toutes les saisons de ses émotions, les orages, les raz-de-marée, les doutes, les accalmies, l’envie de soleil et la capacité à réchauffer l’autre de son amour."

C'est avec plaisir que j'ai achevé cette lecture et que j'ai rapidement commencé le tome 3 dont je vous parlerai dans un prochain article. En attendant, j'espère que cet article vous a plu, du moins que j'ai pu vous faire découvrir quelque chose de nouveau et peut-être vous permettre de le lire par vous-mêmes, qui sait ? 

Merci à tout ceux qui me suive article après article, c'est génial !
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