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lundi 29 septembre 2014

L'Avenue du Cinéma - #7 Maléfique de Robert Stromberg

Amen les amis ! J'ai enfin trouvé le temps de regarder le film Maléfique de Robert Stromberg. Je voulais absolument le voir depuis sa sortie au cinéma en mai dernier. Je n'ai pas eu le temps de le voir au cinéma, du coup un peu dégouté, j'ai attendu un peu avant de le regarder. J'aurais vraiment aimé le voir en 3D, les effets spéciaux doivent être monstrueux, surtout quand on sait que le réalisateur s'est chargé des effets spéciaux pour Avatar et Alice au pays des merveilles. 

Je n'ai pas arrêté d'embêter Alex pour le voir, il n'avait jamais le courage de le regarder, et puis le week-end dernier, en désespoir de cause sans doute, on l'a vu. Déjà, je ne m'attendais pas à ça. Quand j'ai appris que ce serait Angelina Jolie dans le rôle de Maléfique, j'ai été un peu déçue, elle n'est pas une actrice exceptionnelle je trouve. Pourtant, avec ce film, je me suis prise une grosse claque, désolée de le dire de cette façon mais je ne vois pas comment l'expliquer autrement. Elle incarne ce rôle à la perfection. 

Après les premières minutes du film, je me suis demandé où le réalisateur voulait en venir, tout était bien, bien loin du mythe de La Belle au bois dormant. J'avoue que je ne lis pas toujours les synopsis, parfois, on en a apprend déjà trop sur le film, c'est le cas pour celui de Maléfique. J'ai l'impression qu'il suffit de lire le synopsis pour connaître toute l'histoire, eh hop, même pas besoin de voir le film. Enfin bref. C'est donc sans aucune attente que j'ai continué de le regarder. Au début, j'ai eu du mal à entrer dedans, c'est à partir d'un moment très précis que j'ai enfin réussi à suivre ce personnage qu'est Maléfique. 

À ne pas lire si vous ne souhaitez pas connaître certains passages du film : 

Pour moi, le film a vraiment commencé quand Maléfique perd ses ailes, c'est le début de tout. On voit ce personnage crier à la mort, sa vie semble détruite. C'est véritablement le cas, du moins c'est ce qu'on peut en déduire quand elle dit que toutes les personnes "justes" ont des ailes, elle n'en a plus et c'est pour cela qu'elle devient maléfique. 

C'est vrai que je peux tout à fait comprendre pourquoi certains ont été déçus de voir que Maléfique est son vrai nom, depuis le début était-elle destinée à quelque chose de maléfique ? Sans doute pas vu la fin du film. J'ai particulièrement aimé le fait que le mythe soit complètement revisité, pour ceux qui ne le savent pas encore, Maléfique est une réécriture de La Belle au bois dormant, les faits sont complètement différents ! La fin du film est pour moi absolument géniale, le fait qu'il n'y ait vraiment qu'un moyen de réveiller Aurore et que pour une fois ce ne soit pas à l'aide d'un beau jeune homme est vraiment une bonne idée. Non parce que franchement, je commençais à en avoir marre des contes qui ne tournent qu'autour de l'amour entre deux personnes qui se marient, ont des enfants et vivent heureux jusqu'à la fin des temps - bla bla bla.
Je l'ai regardé en VO, je préfère largement les voix "originales", je dois dire que la voix d'Angelina Jolie colle carrément au rôle, son cri déchirant quand elle souffre à cause de ses ailes est dure, on a vraiment mal pour elle. Qu'a-t-elle fait pour mériter ça ? Elle a seulement protégé son pays, son univers et elle en paie le prix. Cette réécriture nous permet de voir les personnages de La Belle au bois dormant d'une façon totalement différente. Prenons par exemple le roi Stephane, dans le film il apparaît vraiment comme une ordure, un opportuniste, Maléfique lui faisait confiance, il n'a pas hésité à trahir cette confiance pour devenir roi. On peut néanmoins se dire qu'il a été forcé de le faire, pourtant, il ne semble jamais regretter ses actes, jusqu'à la fin il tente de la tuer. Ce que j'ai trouvé vraiment dommage, c'est de voir le roi tomber dans une sorte de folie à la suite de la malédiction jetée sur sa fille, il semble perdre tout enthousiasme. J'ai juste une question, pourquoi nous le montrer comme un personnage avide de vengeance après ce que Maléfique a fait à sa fille bien qu'on remarque qu'il n'en a rien à faire de sa fille ? Quand il la voit enfin à 16 ans, il ne semble même pas heureux de la voir, jamais. 
Avec ce film, les motivations de Maléfique paraissent plus crédibles, moins machiavéliques, tandis que dans le dessin animé, il n'y a pas de doute, elle en veut à la belle Aurore, elle est l'incarnation du mal. 

Dans ce film j'ai eu peur pour Maléfique, peur pour le mal. Enfin "mal" est un grand mot quand on voit qu'elle n'est pas méchante, elle souffre seulement. Elle est un personnage attachant, pour qui on a pitié, pour qui on ne souhaite qu'une chose : qu'elle cesse d'être rongée par cette haine qu'elle ressent envers le roi Stephane, à juste titre ! 




Pour ce qui est d'Elle Fanning, je n'ai toujours pas réussi à me faire un vrai avis sur son interprétation. Après en avoir largement discuté avec Alex, on était tous les deux d'accord pour dire qu'elle joue toujours le personnage de la naïve, un peu insipide quand même. Son interprétation n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est "potable" je dirais. 


Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est toute cette histoire féerique qui tourne autour de Maléfique, cette jeune fée qui ne demandait qu'à protéger ses terres. Tout comme le fait de retrouver quelques scènes clés du film de 1959 comme celle du baptême ou du fusain. J'ai pris plaisir à voir une histoire de mon enfance complètement revisité, surtout pour les gens comme moi qui adorent la méchante qu'incarne Maléfique dans La Belle au bois dormant. Le fait que le prince n'apparaisse que très peu ne m'a pas du tout gêné, bien au contraire, comme je le disais précédemment, ça change des histoires d'amours basiques. Par contre, un truc qui m'a vraiment laissé bête, j'aimerais vraiment comprendre parce que même maintenant j'ai cette impression qu'on nous prend vraiment pour des débiles. Comment est-il possible que Maléfique ne se soit pas réveillée quand Stephane lui a coupé ses ailes ? Non parce que vu la douleur qu'elle semble ressentir à son réveil, ce n'est pas possible. Cette question restera à jamais sans réponse j'imagine. 

En conclusion, je donne la note de 3,5/5 à Maléfique qui est un très bon film, une bonne histoire revisitée, cela nous permet d'avoir un point de vue différent sur cette fabuleuse histoire de La Belle au bois dormant qui a vu le jour en 1959 dans ces mêmes studios Disney. 


Et vous, qu'avez-vous pensé du film Maléfique ? 


Merci pour toutes vos visites 






dimanche 21 septembre 2014

Le Coin des Libraires - #6 Kaleb tome 3 Tout est bien qui finit mal de Myra Eljundir

Que dire de ce dernier tome tant attendu ? J'y ai trouvé des points positifs et d'autres qui l'étaient beaucoup moins. Je peux néanmoins déjà vous dire que j'ai été transporté par cette lecture. 


Le gros point fort de cette saga est définitivement l'intrigue, toujours aussi bien construite, on ne voit pas les évènements venir (sauf quelques uns mais bon). Je dois dire que je suis souvent déçue par le dernier tome d'une trilogie, c'est celui qui doit être le meilleur, il clôt l'histoire en nous arrachant ses personnages. Après avoir terminé le tome 2 j'ai directement voulu savoir la suite - et la fin - de cette trilogie. En commençant ce livre j'avais vraiment cette appréhension d'être déçue, j'avais déjà une idée très précise de la fin que Myra Eljundir pouvait nous proposer et j'espérais vraiment que ce ne serait pas ce à a quoi j'avais pensé. En réalité, je ne me suis pas trompée bien que j'aurais préféré. J'avoue que je ne vois pas trop quelle autre fin l'auteure aurait pu nous donner sachant que dès le tome 1 on peut imaginer le rôle qu'aura Kaleb dans la prophétie. 

Quatrième de couverture : 

Saison 3. La prophétie du volcan prédit l'avènement d'une nouvelle ère, initiée par l'Elu... Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clé, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu'il a réveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout...


Ce dernier tome de la trilogie de Kaleb lève le voile sur une mythologie qui prend racine bien au-delà de ce que vous pouviez imaginer. Plus que jamais, il est question de pouvoir, de sombre passion, de manipulation machiavélique et du parfum sulfureux d'une saga millénaire dont le dénouement pourrait bien vous faire penser que tout est bien qui finit mal.



Avec ce résumé, on s'attend à quelque chose de génial, d'énorme et c'est véritablement le cas ! J'ai adoré l'histoire des Enfants du Volcan, elle m'a littéralement passionnée. J'ai lu pas mal d'avis suite à mes lectures, beaucoup ont été gênés par le fait que Kaleb ne soit pas très présent et qu'on nous raconte une tout autre histoire en parallèle. Je ne suis absolument pas d'accord avec eux, pour moi, Myra Eljundir a su oser comme peu osent le faire. Elle a pris le risque avec cette histoire de livre du Volcan qui se déroule durant quasiment tout le livre. Je n'aurais jamais cru que le tome 3 serait comme ça, qu'il y aurait cette énorme histoire qui est essentielle pour Kaleb et pour le lecteur. Comme je le disais pour le tome précédent j'ai vraiment apprécié le fait que l'histoire se déroule principalement en Islande mais aussi le rapport mythologique avec ce pays. La façon dont Myra Eljundir exploite le volcan Eyjafjöll est absolument géniale ! 
Le fait que Kaleb ne soit pas au centre du roman comme pour les deux tomes précédents ne m'a pas dérangé, au contraire, le fait qu'on en apprenne sur ses ancêtres nous permet par la même occasion d'en apprendre plus sur Kaleb et ses origines. Le seul truc qu'il faut savoir, c'est que ce récit demande énormément de concentration, notamment avec les noms complexes des personnages. 


"Le vent est semblable à des cris d’enfants. D’après les légendes, les âmes des malheureux mort-nés que les femmes, honteuses, vont enterrer loin des côtes, se mettent à hurler leur peur d’être dévorés par les dieux des Ténèbres."

Le fait de rencontrer autant de nouveaux personnages aurait pu perturber les lecteurs, la lecture aurait pu devenir compliquée, pourtant les personnages ont chacun leur personnalité, les ancêtres de Kaleb sont des personnages intéressants que Myra a très bien utilisés. Ils ont chacun des facettes attachantes ou du moins on ressent toujours une émotion forte vis-à-vis de tel ou tel personnage. J'ai beaucoup aimé l'apparition de l'auteure dans le roman, le fait qu'elle soit une scribe qui détient le livre du Volcan est une très bonne idée. On peut dire qu'elle a pensé à tout, elle arrive à nous entraîner dans son univers, à ressentir ce fameux sentiment d'empathie pour ses personnages. C'est au fil des pages qu'on se rend vraiment compte à quel point Myra Eljundir a été loin, à quel point tout est lié. Avec l'apparition du livre du Volcan, beaucoup de questions se soulèvent - oui encore des questions -, on n'a qu'une hâte : savoir de quoi il s'agit, savoir comment tout ça va se terminer. Cette histoire m'a tellement passionnée que quand elle se terminait je ne voulais qu'une chose : que Kaleb continue d'entendre cette histoire pour que je puisse la connaître en entière, jusqu'à la fin. 

Pour le personnage d'Abigail, le fait qu'elle ne soit pas très présente dans le dernier tome ne m'a pas trop gêné, ça n'est pas un personnage qui me plaît plus que ça. Enfin, je la trouvais très bien dans le premier tome, elle m'intriguait vraiment et son histoire était très intéressante mais la façon dont elle tourne me déplaît. 

Je dirais le principal problème de ce tome - si on met de côté la fin, c'est qu'il est beaucoup trop court, l'auteure aurait dû écrire 200 pages de plus, le livre du Volcan a une place énorme dans ce dernier tome, Myra le développe autant qu'elle le peut ce qui rend cette histoire si passionnante. À l'inverse, pour Kaleb et ses amis, leurs péripéties se passent beaucoup trop vite, tout s'enchaine trop rapidement, même les dernières scènes qui sont pourtant décisives. C'est pour moi ici un gros point négatif, j'en aurais voulu encore, encore plus que ce que l'auteure nous a donné. Je dis cela car après l'avoir terminé je me suis rendu compte que j'étais resté sur ma faim. Voilà, tout était fini, je connaissais la fin de cette saga. Comment expliquer ce sentiment que l'on ressent quand on arrive au bout, quand on sait qu'il en ait fini de ces personnages, qu'ils ont vécus ce qu'ils devaient vivre et qu'on les y a accompagnés ?
Maintenant la fin. Tant attendu depuis le premier tome avec cette histoire de prophétie. Je campe sur mes positions, je déteste cette fin, je savais très bien le rôle que Kaleb aurait dans cette prophétie, c'était certain. Par contre, j'avoue avoir assisté à un vrai coup de théâtre avec les tous derniers évènements, je ne m'attendais pas du tout à ce genre de fin. L'effet de surprise est évidemment un bon point, un lecteur aime être surpris, cependant, cette idée de fin est pour moi beaucoup trop absurde, elle semble trop bâclée ce qui est vraiment dommage étant donnée la qualité de la saga. 


"Mais je préfère mourir debout que vivre à genoux."


À la fin de ma lecture de cette saga, j'ai lu l'interview qu'a donnée Myra Eljundir pour la Collection R à l'occasion de la sortie du tome 1, j'ai été passionnée par cette auteure. Je rêverais de la rencontrer, son rapport à l'humain semble très intéressant et surtout, le fait qu'elle soit une auteure moderne avec un pseudo entame vraiment ma curiosité. Si vous voulez lire son interview c'est ICI .

Voilà, cet article clôs la fin de cette saga que j'ai tant aimée, que je relirai un jour pour redécouvrir ces personnages et cette fabuleuse histoire. 

J'espère que cet article vous a plu, n'hésitez pas à me donner vos impressions. 
Encore merci à celles et ceux qui ne cessent de me suivre, j'espère être à la hauteur de vos espérances haha.

Si vous souhaitez l'acheter, c'est ici








vendredi 19 septembre 2014

L'Avenue du Cinéma - #6 Nos étoiles contraires de Josh Boone

La semaine dernière, j'ai vu le film Nos étoiles contraires de Josh Boone. Ça faisait un petit moment que je voulais lire le livre - que je n'ai d'ailleurs toujours pas lu. J'en ai rapidement entendu parler il y a deux ans, ma prof d'anglais de l'époque m'a conseillé de le lire en VO car il n'existait pas encore en français. Vu mon niveau d'anglais à ce moment là je pense que j'ai bien fait de ne pas le lire. Quand j'ai appris qu'il allait être adapté au cinéma, je voulais vraiment le voir. Bien évidemment j'étais certaine que ce serait cul-cul au possible mais bon pourquoi pas ? 

"Augustus Waters était un salopard d’autoglorificateur, mais on lui pardonne. On lui pardonne non pas parce qu’il avait le cœur aussi bon au sens figuré qu’il était naze au sens propre, ou parce qu’il savait mieux tenir une cigarette que tous les non-fumeurs du monde"


Dès le début on sait quel sera le destin de nos deux protagonistes, Hazel & Gus, destin forcément tragique. Hazel Grace est atteinte d'un cancer de la thyroïde au stade 4, autant dire qu'elle n'a aucune chance de s'en sortir bien qu'un médicament ait réussi à stopper l'évolution de la maladie. Pour l'aider à supporter la maladie, ses parents décident de l'inscrire dans un groupe de soutien pour jeunes personnes atteintes du cancer où elle fait la connaissance d'Augustus qui est atteint d'ostéosarcome, une tumeur qui apparaît généralement au niveau du genou. Il a d'ailleurs perdu la moitié de sa jambe il y a un an. 

La rencontre est pour moi un des pires moments du film, c'est vraiment décrit comme une amourette d'adolescents absolument pas crédible. Je vais sûrement en décevoir beaucoup mais pour moi, ce film n'est pas extraordinaire, il se regarde je dirais. 


Tout d'abord, j'ai vraiment du mal avec Shailene Woodley, j'ai été déçue par son jeu dans Divergent et ça a également été le cas pour Nos étoiles contraires. À certains moments je la trouvais plutôt convaincante et à d'autres elle me sortait par les yeux. Par contre, j'ai été assez surprise par Ansel Elgort, je l'ai vu dans plusieurs films récemment (La Vengeance de Carrie et Divergent) où il ne m'a pas du tout éblouie, pour dire la vérité, il ne m'a absolument pas marqué. Dans Nos étoiles contraires, c'est différent, son jeu est bon, rafraichissant. Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est le thème de l'oubli qui revient tout au long du film. Pour le coup, j'ai trouvé ça très bien d'explorer ce sujet, que se passera-t-il quand ils mourront ? 
Ils savent que c'est inévitable et ils ne se soucient que d'une chose : le souvenir. 
Gus veut marquer le monde de son emprunte, il veut vivre. Hazel aussi, mais pas de la même façon, elle voit plus le monde de façon réservée, presque cachée. Au début on la voit vraiment comme une personne solitaire, résignée qui a accepté son destin. L'optimisme de Gus permet de ne pas sombrer dans le mélo, ce qui est un bon point pour ce genre d'histoire. 


L'histoire de John Green est d'après moi une bonne histoire, cependant, le problème est que comme d'habitude l'adaptation au cinéma existe pour se faire encore plus d'argent - quoi de mieux que le profit ? - du coup on finit le film avec ce petit goût amer dans la bouche. Tout est fait pour faire pleurer dans les chaumières, et c'est bien dommage. Néanmoins certaines scènes restent très bonnes, comme celle où Hazel doit écrire son discours pour l'enterrement de Gus, non mais par contre quel genre de personne demande à celle qu'il aime de faire ça ? C'est juste trop horrible. 
La scène dans l'église est pour moi une des plus touchantes, elle est riche en émotion, et je dois bien avouer que le petit discours d'Isaac, le meilleur ami de Gus m'a vraiment touché, ça nous permet de ne pas être seulement enfermé dans l'histoire d'amour entre Gus et Hazel. Tout comme la scène à Amsterdam quand ils vont visiter la cachette d’Anne Frank, en soi, je la trouve un peu trop surfaite mais j’y ai compris un message tout autre, celui qu’ils seront toujours là l’un pour l’autre, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que la mort les sépare. J’y ai vu de l’espoir, une belle image de la vie pour deux personnes au bord de la mort. 

"Mes pensées sont des étoiles qui ne veulent plus former de constellation."

Il y a une autre raison pour laquelle je n’ai pas pleinement été dans ce film, malheureusement je n’ai pas pu me décrocher du film Ma vie pour la tienne.
Il y a des similitudes entre les deux films, du point de vue de la maladie mais surtout pour l’histoire d’amour entre Kate et Taylor et le fait que ce soit Taylor qui décède tout comme c’est Gus qui décède le premier. Je sais que c’est un peu réducteur pourtant durant tout le film j’avais une pensée pour ce film que ma copine Andréa m’a fait découvrir.

Je m’attendais à être déçue mais je ne pensais pas que ce serait à ce point là, je lui mets vraiment tout juste la moyenne pour la qualité de l’histoire et le jeu de certains acteurs qui redressent le tout, cependant j’ai été loin d’être transporté. 

Et vous, vous pensez quoi de Nos étoiles contraires ? 

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lundi 15 septembre 2014

Le Coin des Libraires - #5 Kaleb tome 2 Abigail de Myra Eljundir

Chose promise, chose dû. Dans mon article précédent je vous parlais du premier tome de la trilogie Kaleb de Myra Eljundir, pour ceux qui n'ont pas lu cet article je vous conseille d'y jeter un coup d'oeil ( Kaleb tome 1 ). Aujourd'hui je vais donc vous parler du second tome de cette saga que j'ai lu il y a déjà quelques mois. 

"Que sais-tu de l’horreur d’être un animal écorché vif pour sa fourrure ? Rien. Moi, je l’ai ressentie à chaque fois que je croisais une connasse en vison."

Tout d'abord pour que les choses soient plus simples, je vais vous mettre la quatrième de couverture de ce tome 2 : 

Magnétique et sensuelle, Abigail est l'arme la plus redoutable du réseau SENTINEL.
La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l'extase.
Inutile de lutter : l'attraction qu'elle suscite est irrésistible.
Même si faire l'amour avec elle, c'est s'unir à la mort.

Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l'empreinte du Mal.
Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l'empathe l'attire comme un aimant.
Au terme d'un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir.
Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?

Après un premier tome éponyme, l'auteure a décidé d'en écrire un second sur le deuxième personnage principal de sa saga. Comme on peut le deviner rien qu'avec ces deux titres, Kaleb & Abigail sont liés, mais comment ? Il faudra le lire pour le savoir. 

À la fin du premier tome, on quitte Kaleb bien décidé à se tourner vers le Mal, son choix est pris, il ne semble pas vouloir revenir en arrière. Pourtant on découvre une nouvelle facette de Kaleb, facette qu'on a pu entrevoir rapidement dans le tome 1 vis-à-vis de son père. Ici, les choses sont différentes, il veut se faire aimer, mais comment faire ? Le fait qu'il soit un antihéros ne fait pas de mal, ça change un peu. Je veux dire les histoires du gentil amoureux d'une gentille, le méchant qui arrive, kidnappe la femme du gentil, ce dernier se bat et remporte la bataille contre les forces du mal, résultat : le bien triomphe toujours du mal et bla bla bla. 
Comme je l'ai dit dans mon article précédent, j'ai aimé le premier tome, mais j'avais besoin de plus pour accrocher à cette saga. C'est avec le tome 2 que je n'ai plus réussi à me détacher de l'histoire. Dans le premier tome on entend parler d'Abigail, le "bras droit" du Colonel qui possède également des dons, celui de succube.
Qu'est-ce qu'une succube ? Incube pour les hommes, une succube serait un démon féminin au service de Lilith, elle possèderait le "don" de séduire tous les hommes qu'elle désire dans le but de les tuer. 
 À la fin du tome 1, beaucoup de questions se posent, qui est gentil : les Sentinelles ou Kaleb ? À qui peut-on faire confiance? Eh bien pour dire la vérité, à la fin de ce tome on ne sait toujours pas réellement de quel côté se positionner. 

"Il n'y a pas de meilleure prison que celle qu'on est persuadé d'habiter..."

Dans ce second tome je n'ai plus du tout été gêné par le style de l'auteure, je pense que c'était seulement le temps d'adaptation. Ce que j'ai surtout apprécié dans ce roman, c'est le rythme des choses. On finit par se dire qu'on commence à savoir beaucoup de choses, qu'il ne reste plus énormément d'informations à savoir, pourtant si. Ce qui est génial avec ce livre, c'est que quand on pense avoir tout compris, on se rend rapidement compte que ça n'est absolument pas le cas ! La prophétie est dix fois plus au coeur de l'histoire, on a dépassé le positionnement de l'intrigue, on entre dans ce qui est intéressant, dans ce qui va nous permettre d'en apprendre plus. Ce qu'il y a de génial avec cette prophétie, c'est que les protagonistes pensent qu'il s'agit d'eux, que c'est "leur" prophétie, ce qui permet de nous faire nos propres avis sur certains personnages qu'on découvre avide de pouvoir.
Personnellement les moments où le Colonel Bergsson pense être l'élu m'ont bien fait rire. 

"Tout ce qu'elle vit, c'est son visage sans masque, pour la première fois depuis leur rencontre. Un visage déjà marqué pour son âge, aux yeux tristes et au charme fou. Un visage qu'elle eut soudain envie de prendre dans ses mains et de couvrir de baisers."

J'ai particulièrement adoré les lieux, la description de l'Islande et de l'Irlande m'ont faite découvrir de la nouveauté, des lieux que je n'avais encore jamais côtoyés dans la littérature, c'est pour moi un bon point positif.

Tous les personnages sont bien construits, ils ont chacun une suite logique au premier tome, et ne cessent de nous mener en bateau durant tout le roman. Ce que j'ai surtout affectionné, c'est le fait que Myra Eljundir n'est pas une simple vision manichéenne des choses, dans son roman tous les personnages ne sont ni bons ni mauvais. Ils possèdent chacun plusieurs facettes qui les définissent et qui peuvent expliquer leurs actes/choix, je pense à ceux du Colonel qui après certaines révélations peuvent être vu d'une façon différente, peut-être un peu plus excusable dirait-on. Tout comme dans Kaleb, nous ne sommes pas seulement lecteurs, mais également personnage intégrant de l'histoire. Les émotions des personnages nous sont jetés à la figure pour qu'on les ressente de la même façon, pour que chaque lecteur réveille son sentiment d'empathie. Je pense que c'est également grâce à l'écriture de Myra Eljundir qu'on a ce sentiment d'être avec eux, sur place en Islande. 

Pourquoi ce tome est-il meilleur que le premier ? La raison principale est la rencontre entre Abigail et Kaleb - ENFIN ! - Leur relation n'est pas du tout ce à quoi je m'étais attendu, on nous décrit Kaleb comme un personnage dur, méchant, égoïste. Pourtant, au côté d'Abigail, on se rend rapidement compte qu'il n'est rien à côté d'elle. J'aime beaucoup leur relation compliquée - l'est-elle trop ?-. Ils s'aiment, du moins semblent s'aimer, pourtant ils se déchirent, se détruisent mutuellement.

Ce second tome permet évidemment d'en apprendre plus sur nos personnages et leurs origines, quel serait l'intérêt sinon ? On sent d'ailleurs durant la lecture qu'on est encore loin de la fin, que ce tome n'est là que pour nous confier le minimum à savoir et que la vérité nous explosera au visage dans le dernier tome. On apprend des choses qui sont dans la continuité de Kaleb, ce qui d'après moi est une bonne chose vu la quantité de questions qu'on se pose pendant notre lecture. La fin de ce roman ne nous donne qu'une envie, lire la suite et enfin apprendre ce qui attend Kaleb, Abigail, le Colonel Bergsson et les Enfants du Volcan. 

"(…) on pouvait voir passer toutes les saisons de ses émotions, les orages, les raz-de-marée, les doutes, les accalmies, l’envie de soleil et la capacité à réchauffer l’autre de son amour."

C'est avec plaisir que j'ai achevé cette lecture et que j'ai rapidement commencé le tome 3 dont je vous parlerai dans un prochain article. En attendant, j'espère que cet article vous a plu, du moins que j'ai pu vous faire découvrir quelque chose de nouveau et peut-être vous permettre de le lire par vous-mêmes, qui sait ? 

Merci à tout ceux qui me suive article après article, c'est génial !
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mercredi 10 septembre 2014

Le Coin des Libraires - #4 Kaleb tome 1 de Myra Eljundir


Il y a quelques mois j'ai lu la trilogie Kaleb de Myra Eljundir, comme beaucoup de livres, je l'ai lu sur mon téléphone (merci les ebooks !). Il y a quelque temps, je lisais énormément sur mon téléphone, c'est quand même beaucoup plus simple, par contre, je dois avouer que je préfère nettement le support papier. Je trouve que la façon de lire est totalement différente, personnellement je rentre beaucoup plus rapidement dans un livre que j'ai entre les mains qu'un livre numérique. J'ai donc lu Kaleb sur mon téléphone. 

"Le Bien et le Mal ne sont pas si différents. Ce sont des frères jumeaux qui s'épanouissent différemment. Le Bien peut aussi devenir le Mal."

J'étais assez pressée de le lire, j'en ai entendu parler un peu avant que le tome 3 ne sorte, du coup j'ai décidé d'attendre que les trois soient sortis pour les commencer. Cet article ne parlera que du premier tome de la trilogie (mon prochain article sera sur le second tome). Dès que le dernier tome est sortie, ni une ni deux j'ai commencé ma lecture. 

Kaleb ça raconte quoi ? Kaleb est le protagoniste, il a 19 ans et vit chez son père en France, leur relation n'est pas génial, ils se parlent très peu, ils ne s'entendent vraiment pas très bien. Pourtant on sent bien dès le début qu'il y a un fort sentiment entre les deux, surtout que la mère de Kaleb est décédée en couche, il ne l'a donc jamais connue. Au début l'histoire est plutôt banale, un jeune homme qui vit avec son père, ils ont beaucoup déménagé sans raison. Et puis en cours, Kaleb s'énerve, il ne se contrôle plus, il frappe presque à mort l'homme contre qui il se battait. Que s'est-il passé ? Pourquoi a-t-il réagit de cette façon ? A partir de là, on se plonge dans l'histoire de cet homme en quête d'identité, commence un chemin qui sera long et douloureux. 

"Les sentiments les plus purs sont ceux qui viennent sans qu'on les force."

On suit une histoire parallèle à celle de Kaleb, des scènes dans une base secrète entre un colonel et son assistante. J'ai particulièrement aimé ces passages. Pourquoi ? Parce qu'on ne sait rien, on se demande durant tout le roman qui ils sont, pourquoi ils font ça et surtout qui sont-il pour notre héros ? Peu à peu, on nous donne quelques indices sur eux, La Sentinelle, c'est-à-dire un Enfant du volcan. 

J'ai lu pas mal d'avis dessus, soit on aime, soit on n'aime pas. J'étais quasiment certaine que j'allais aimer, le synopsis paraissait trop génial. Pourtant, contre toute attente j'ai été hyper déçue du début, j'ai eu trop de mal à rentrer dedans, principalement à cause du style de l'auteure qui me gênait vraiment à certains moments. Finalement, ma curiosité l'a emporté, je me suis laissé transporter par cette histoire mythique de ce jeune homme, cet Enfant du volcan qui possède le don d'empathie. Pour moi, il n'est pas à prendre à la légère, certaines scènes peuvent vraiment choquer d'un point de vue psychologique, je pense aux scènes de torture. Je crois d'ailleurs qu'il est déconseillé pour les moins de 15 ans, chose étrange pour un roman. L'auteure reste très bonne, dès qu'on entre dans l'histoire, on en sort plus, on ne souhaite qu'une chose : connaître le dénouement de cette fabuleuse histoire. 

Ce que j'ai le plus aimé c'est que le mythe soit relié à l'Islande, j'ai trouvé ça très ingénieux, étant une culture qui est très rarement abordée. J'ai vraiment apprécié les liens qu'elle a pu faire avec les phénomènes naturels (comme le volcan de Eyjafjöll). L'histoire a une place très importante dans ce roman, place qui ne cesse de grandir au fil des pages, j'ai trouvé très astucieux d'expliquer la peste comme elle l'a fait (je ne veux pas raconter l'histoire...), en tout cas pour moi ça fonctionne parfaitement grâce aux personnages que sont les jumeaux Armstrong. Ce qui est particulièrement génial dans ce roman, c'est la façon dont on ressent les choses, les émotions qui nous traversent durant les péripéties de notre héros, ces émotions confèrent aux lecteurs un réel pouvoir d'empathie, on se place directement en personnage extérieur qui voit tout, entend tout, et qui surtout partage les peines des personnages comme la fin déchirante entre Kaleb et son père qui personnellement m'a coupé le souffle notamment à cause de la dureté de certaines paroles. 

"Il le sent qui le pénètre et lui berce le cœur, c’est un sentiment sublime qui panse sa douleur, fait couler un sang vigoureux dans ses veines et le réchauffe doucement. Il se sent beau, dans les yeux de son père. Kaleb ne bouge pas. Pourtant, tout bouillonne à l’intérieur de lui. Il se nourrit, se gave de l’amour paternel et se régénère, reprend confiance."

Evidemment il y a un mais, tout est beaucoup trop facile sinon, ce qui m'a dérangé dans ce premier tome, c'est le personnage de Kaleb, cet homme un peu bad boy qui sait qui plaît et qui en use. Bon, ça à la rigueur je peux supporter, par contre ce que je n'arrive pas à comprendre c'est pourquoi Myra Eljundir essaie de nous faire détester Kaleb ? Il passe son temps à brise les gens, à profiter d'eux jusqu'à ce qu'il ne puisse plus rien en tirer. Après ça, on a le droit à un discours qui revient durant tout le roman : Kaleb et sa culpabilité. Il regrette de faire le mal et décide de faire le bien. Le seul problème c'est que dès le chapitre suivant il recommence à faire le mal et alors on se dit : Quel est l'intérêt d'écrire quelques pages sur le fait qu'il veuille se racheter si ce n'est absolument pas le cas ? 

Ce sont les seuls défauts que j'ai trouvé à ce premier tome, ils ne m'ont d'ailleurs pas empêché de lire la suite dont je vous parlerai la prochaine fois. Je conseillerai vraiment ce livre, l'histoire est très riche, très intéressante, cette façon d'aborder un sujet aussi peu utiliser permet d'en apprendre énormément sur un pays qu'on ne connaît pas forcément.

J'espère que cet article vous a plus, donnez moi vos avis surtout. Merci à tous pour vos visites. 

Vous souhaitez l'acheter : Libraire Chapitre






samedi 6 septembre 2014

L'Avenue du Cinéma - #5 August Rush de Kristen Sheridan

Récemment j'ai vu le film August Rush de Kristen Sheridan. Alex m'en a parlé plusieurs fois avant que je me décide enfin à le voir. Je n'en avais jamais entendu parler avant, c'est un film qui est sortie en 2007.

Tout d'abord pour voir la bande annonce c'est ici.

On commence à suivre un enfant de 11 ans, Evan Taylor, interprété par Freddie Highmore. Il vit dans un orphelinat depuis sa plus tendre enfance. En parallèle de ce garçon, on suit une histoire dans le passé, la rencontre de ses parents. Tout au long du film on suit un jeune garçon qui est un génie de la musique, il apprend la guitare après une nuit et entre à la Juilliard School (oui un enfant de 11 ans qui entre dans la meilleure école de musique au monde, normal). Cet enfant qui a fugué de son orphelinat en suivant la musique s'est finalement retrouvé à New-York, lieu où tout a commencé même si lui ne le sait pas. 

Il recherche ses parents en étant persuadé qu'il les retrouvera grâce à la musique. Depuis toujours il ressent comme une fascination pour la musique, fascination que le spectateur comprend rapidement puisqu'on voit que sa mère, Lyla Novacek (Keri Russell) est une ancienne élève de la Juilliard, prodige du violoncelle. Son père, Louis Connelly (Jonathan Rhys-Meyers) a un groupe, il est le guitariste et le chanteur. Evan qui ne cesse de croire au retour de ses parents est très attachant. On suit des adultes qui ne savent pas eux-mêmes qu'ils ont eu un enfant (euh, c'est possible ça ?). Oui c'est possible et je ne vous dirais pas comment.



Je ne veux pas non plus vous raconter toute l'histoire, je vais donc commencer à donner mon avis en essayant de ne pas donner trop de détails pour celles et ceux qui souhaiteraient le voir. J'avais pas mal d'exigences vis-à-vis de ce film. C'est un des films préférés d'Alex du coup je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Pour dire la vérité j'ai trouvé que c'est un bon film. Les acteurs, notamment Freddie Highmore, Jonathan Rhys Meyers et évidemment Robin Williams sont très bons dans leur rôle.

J'ai d'ailleurs vu August Rush quelques jours avant la mort de Robin Williams, - autant dire que ça m'a fait bizarre ! J'ai quand même trouvé que le fil reste trop dans la simplicité. C'est une comédie, on sait dès le début que la fin sera toute mignonne, pour le coup j'ai trouvé ça un peu facile mais bon. C'est vrai que c'est le seul vrai reproche que je peux lui faire. August Rush est un film de grande qualité, je pense surtout à la bande originale qui est juste géniale C'est aussi une belle histoire de famille, une belle histoire musicale également puisque tout tourne autour d'elle. 


Je donnerai donc la note de 3.5/. Je le considère comme un bon film bien qu'il ne fasse pas partie de mes préférés. C'est un film qui aurait gagné à être un peu plus connu, et même un peu mieux noté par certaines critiques qui au moment de sa sortie n'ont pas été très justes. 



Et vous, vous avez déjà vu August Rush ? N'hésitez pas à me donner vos avis ! 

Merci pour toutes ces visites et vos avis !! 







lundi 1 septembre 2014

L'allée des Artistes - #3 La Communauté du Sud & la série True Blood

J'ai décidé aujourd'hui de parler d'un sujet qui me tient particulièrement à  cœur, les romans de La Communauté du Sud de Charlaine Harris. Je vous en parle maintenant car je vais faire un parallèle avec la série True Blood qui vient tout juste de se terminer (oui c'est bel et bien fini...) . La Communauté du Sud est une saga assez connue, surtout parce qu'elle est à l'origine de la série diffusée sur HBO depuis l'été 2008. 

"Parmi les humains plus ou moins déguisés, fascinants et pathétiques se trouvaient d'authentiques vampires. Ceux-ci, contrairement aux faux n'avaient rien à faire pour paraître inquiétants : leur teint spectral et leur regard fiévreux en disaient assez."


J'ai commencé la série True Blood bien avant de lire les livres, en fait j'aime tellement la série que du coup je me suis dit que les livres devaient aussi être bien mais c'est vrai que j'ai eu du mal à m'y mettre. Il faut déjà savoir qu'il y a 13 tomes, oui rien que ça. Ma lecture de cette saga était un peu décousue, j'ai d'abord lu les 8 premiers il y a un an. Quand j'ai appris qu'il y avait 13 tomes et qu'il n'était pas encore sortis j'ai préféré stopper ma lecture et ne la reprendre que quand tous les tomes seront sortis (je déteste commencer une histoire et devoir attendre la suite). Du coup j'ai mis toute cette histoire en stand-by en attendant la fin.



Le tome 13 est sortie en janvier 2014. J'ai donc repris ma lecture du tome 8. Pour dire la vérité, je suis un peu mitigée par rapport à cette saga. J'ai d'abord eu du mal à rentrer dedans, l'ambiance reste quand même très différente de la série même s'il n'y a aucun doute que la série est une adaptation des romans de Charlaine Harris. Avec 13 tomes à son compteur, je considère que c'est une lecture très légère, vous pouvez très bien les lires à la plage par exemple ! (Bon c'est vrai on arrive à la fin de l'été mais quand même !) Ce que j'entends par là, c'est qu'on nous balance pas non plus trop d'informations du coup il n'y a pas besoin d'être hyper concentré pour les lire. 



La Communauté du Sud tome 1 à 13 : 1- Quand le danger rôde. 
                                                      2- Disparition à Dallas.
                                                      3- Mortel Corps à Corps
                                                      4- Les Sorcières de Shreveport.
                                                      5- La Morsure de la Panthère.
                                                      6- La Reine des Vampires.
                                                     7 - La Conspiration.
                                                     8- Pire que la Mort.
                                                     9- Bel et Bien Mort.
                                                    10- Une Mort Certaine.
                                                    11- Mort de Peur. 
                                                    12- Mort Sans Retour.
                                                    13- La Dernière Mort. 

J'ai commencé dès le premier tome même si j'avais déjà vu les trois (ou quatre) premières saisons de la série diffusé sur HBO. Les premières saisons sont vraiment reprises des livres, les histoires sont les mêmes, il n'y a que quelques détails qui diffèrent. Au début j'ai été déçue de savoir que le personnage de Jessica (Deborah Ann Woll dans la série) n'existe pas dans la saga, c'est une pure création d'Alan Ball, le créateur de la série True Blood (& Six Feet Under). A part ça et le fait que je connaissais déjà les intrigues des trois premiers livres, j'ai eu un peu de mal au début avec le style de l'auteure, son écriture n'est pas lourde mais parfois certaines tournures de phrases me gênaient un peu. 



"Je voudrais pouvoir lire dans tes pensées comme tu lis dans celles des autres humains,
 a-t-il fini par dire. J'aimerais vraiment savoir ce qui se passe dans cette jolie tête blonde. Et j'aimerais savoir pourquoi j'aimerais tellement savoir ce qui se passa dans cette jolie tête blonde."

Quelles différences entre La Communauté du Sud & True Blood ?

Tout d'abord Sookie, bien que décrite physiquement et psychologiquement de la même façon elles sont quand même différentes, Anna Paquin interprète ce personnage vraiment comme si elle était naïve, ce qui est en contradiction totale avec la femme "fatale" qu'on voit quand elle est avec Bill ou Eric. 
Ensuite Eric, ce personnage est de très loin mon préféré. Quand j'ai commencé à regarder la série je le détestais, il m'ennuyait pire que tout et puis j'ai débuté ma lecture des livres. Et depuis, mon opinion a totalement changé. J'ai revu l'intégralité des True Blood tout en lisant les livres et j'ai découvert que j'avais vraiment mal jugé ce personnages. Dans les livres on nous décrit un personnage beaucoup plus humain que dans la série, où c'est justement tout le contraire, il est très cruel mais d'un côté on sent qu'il est quand même bon. Pour dire la vérité j'aime autant les deux, ce sont des personnages bien différents. 
Les personnages secondaires : beaucoup sont différents d'un support à l'autre. Je pense à Hoyt, je ne sais pas pourquoi mais c'est vraiment un personnage qui me tient à coeur tout comme Lafayette qui bien que présent dans les livres n'a pas un rôle très important. Franchement, je dirais que ce qui fait son fort à la série, ce sont ces personnages secondaires qui sont tellement attachants (comme Lafayette avec Jesus...) ou encore Pam qui est un de mes coup de cœurs, sa personnalité sarcastique est tellement  attachante. 
Au fil des saisons puis des épisodes, on se rend compte qu'Alan Ball puis Michael Lehman changent totalement d'orientation, les intrigues sont originales, elles n'ont rien à voir avec celles des romans. C'est vraiment dès la saison 5 qu'on voit que la série est désormais indépendante. 


"Je ne parviens pas à croire que...
_ Oui, oui, je sais, que tu aies pu tomber amoureux d'une humaine, que tu m'aies fait toutes ces promesses, que tu aies été doux comme un agneau et que tu aies voulu vivre avec moi "jusqu'à ce que la mort nous sépare", chabadabada, chabadabada..."

Je trouve ça vraiment bien que la série parte de la même base que la saga mais qu'elle prenne ensuite des chemins différents, ça permet d'explorer d'autres choses. Même si c'est vrai que suivre les mêmes personnages avec des problèmes et des connaissances différents c'est assez étrange. 

Ce que j'adore particulièrement c'est l'ambiance dans laquelle les personnages évoluent, par exemple certains lieux comme le Merlotte's Grill qui est pour moi typique de la Louisiane. Je pense également (pour la série) à la musique, rien que le générique est juste génial (si vous ne le connaissez pas c'est ici). Et puis les chansons dans les épisodes sont souvent très bonnes, il y a beaucoup de jazz (en même temps la Louisiane quoi) ou du blues-rock. 

Si vous souhaitez écouter les musiques des épisodes c'est par 


Et la fin alors ? Contre toute attente j'ai été...déçue. Eh oui, que ce soit pour le tome 13 ou la saison 7, j'ai été très déçue. Je m'explique, la façon dont le tome 13 finit est totalement absurde, non mais Sam, sérieusement ? (que les personnages ayant lu ces livres m'explique). J'ai vu le dernier épisode de la saison 7 il y a un peu de qu'une semaine, et c'est le même cas que pour les livres. J'ai fais des recherches sur ce que disait que le showrunner de la série Brian Buckner et, bien, je ne suis toujours pas d'accord. Déjà cette histoire de fin alternative, désolée mais le pire de tout aurait été d'enlever ses pouvoirs à Sookie, au départ on s'intéresse à elle parce qu'elle est différente, pas le contraire. Heureusement d'ailleurs que dans l'épisode "officiel" Sookie décide de les garder.
Parlons d'abord du cas de Bill, bien que je voulais qu'elle finisse avec Eric c'était sûr que ça ne se passerait pas. Du coup je me suis dit à la rigueur avec Bill quoi, mais non, non plus. Je dois d'abord avouer que j'ai trouvé bonne l'idée de le faire tomber malade à cause de Sookie mais ensuite ça va beaucoup trop loin. Il va quand même lui demander de perdre sa magie quoi. J'ai quand même était surprise dans ce final, ça m'étonnait quand  même qu'ils fassent mourir Bill mais finalement si. (WTF?)
Sookie et Eric dans tout ça ? Pourquoi, non mais vraiment pourquoi ils n'ont pas fini ensemble ? Globalement j'ai été déçue par cette saison à cause du fait qu'Eric (Alexander Skarsgård) ne soit pas plus présent. J'ai appris en faisant des recherches qu'il avait un emploi du temps très chargé et qu'il ne devait même pas tourner le final est partir dan l'épisode 8. Heureusement qu'il est resté pour les deux derniers épisodes, beaucoup de fans sont déjà trop déçue. 


Les dernières scènes de l'épisode 10 de la saison 7, à ne pas lire si vos ne voulez pas connaître la fin. 

Les dernières secondes sont pour moi les pires de toutes, comment c'est possible de passer 7 ans à suivre un personnage, attendre impatiemment de savoir qui ce sera et voir qu'au final, on ne le voit même pas ! Brian Buckler a déclaré dans une interview que la personne qu'on voit de dos et qui est avec Sookie n'est qu'un fait qu'un cascadeur qu'ils ont choisi sur le plateau. Bien, je suis contente de le savoir, ça n'empêche que j'aurais aimé au moins voir sa tête, fin bon. 

Pour résumer le tout, je suis une fan inconditionnelle de cette série, moins de la saga même si certains tomes valent vraiment la peine d'être lus. Malheureusement les fins ne sont pas à la hauteur de mes espérances, néanmoins je regarderai sûrement plusieurs fois encore True Blood. 

"- Je sais. Et je suis désolée de t'empoisonner la vie avec mes problèmes. Mais tu es mon petit ami et être un bon petit ami, ça sous-entend aussi prêter une oreille attentive.
- Ton... petit ami... Étrange expression, en l'occurrence. Je suis si peu "petit"."

Et vous, vous en pensez quoi ? N'hésitez pas à me donner vos avis. 
Merci à tous ceux qui me suivent ou même passent juste sur le blog, merci beaucoup. 







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L e château , publié en 2013 en Angleterre et en 2015 en France, n'est autre que le premier volet de la trilogie des Ferrailleurs , écr...